De Mise à jour février 2008

 

SITES


Le terme de site est utilisé pour qualifier un secteur où se trouvent des vestiges de nature diverse qui peuvent faire l'objet d'une étude particulière dans d'autres dossiers. Les positions notées (P) ont été relevées par GPS et sont données en coordonnées Lambert III. Certaines positions font l'objet d'une publication restreinte

Liste des sites prospectés par ordre alphabétique de commune

 

Ascros 06260 - site Mont Pella Mont Brune

Bezaudun 06510 - site de Barranchier

Chateauneuf Villevieille 06390 - site des Fournas

Coursegoules 06140 - site et tombe de la Roubine

Coursegoules 06140 - site de Sigariès

Guillaumes 06470 - site des hameaux de Barels

Peille 06440 - site du castel d'Ongrand

Tourrettes sur Loup 06490 - Courmes 06620 - site du clos de l'Eglise

Tourrettes sur Loup 06490- Site des Graus

Vence 06140 - Site et monument de Pierra

 

                                                                  


ASCROS 06260 - SITE DU MONT PELLA AU MONT BRUNE


Mise à jour Février 2008

Prospection Roger et Paule Joelle Picco Henri Guigues Raoul Barbès

Photos Henri Guigues

Dans les communes d’Ascros et de Pierrefeu ont été signalés des vestiges antiques, notamment dans plusieurs tomes des mémoires de l’Institut de Préhistoire et d’Archéologie Alpes Méditerranée : pour Ascros dans les tomes II, VI, XVIII, XXI, pour Pierrefeu dans les tomes XXI, XXVIII, XXXII

 

Le quadrilatère formé par le hameau des Crottes, le Mont Pella, le Mont Brune et la chapelle de la Sainte Baume présente plusieurs éléments remarquables.

 

Stèle romaine

Elle a déjà été décrite par FCE Octobon et Nino Lamboglia () Coordonnées (P)

 

            

 

Restes de mobilier

 

Dans les pentes on trouve des restes de tegulae, imbrix laissés sur place au point (P) ainsi que plus bas au droit de ce point

 

Chemin ancien

 

Ce chemin a été suivi en octobre 2007 depuis le ravin des Crottes  jusqu’au nord de la chapelle de la Sainte Baume à l’est. Il est très dégradé, voire presque inexistant, mais comporte encore par endroits de petits murs de soutènement.

Il figure sur la carte au 1/25000 ème 3642 ET en pointillés noirs au nord des Crottes  à partir de la cote 1161, et passe en amont du lieudit Espouvarel.

Du fait de la présence de la stèle et de mobilier trouvé dans ce secteur ce pourrait être un chemin antique.

Il figure sur la carte de Bourcet et sur la carte de Cassini (). Notons qu’en 1780 la frontière entre la France et le Royaume de Piémont Sardaigne passait par la ligne de crête Mont Pella Mont Brune

En 1795 un rapport a été commandé à deux officiers Aréna et Florence le Fort () pour étudier les jonctions de l’Armée d’Italie (Nice) avec l’Armée des Alpes (Barcelonnette).

La description ci-dessous en italique concerne le secteur étudié.

« A ½ heure de là (Rourebel) on passe le col de Scros (Ascros) et l’on arrive après une descente d’ 1/4 d’heure au village du même nom. Sur le col on laisse à droite une petite chapelle (chapelle Sainte Anne ?). Il y a dans le village un ancien petit fort construit sur le rocher. On prend la gauche de ce village situé sur une crête qui se prolonge dans le fond de la vallée et de l’autre côté d’un grand vallon bien cultivé on côtoie à mi côte les montagnes de Picogura ? (Pincogul) qui  joignent  sur le Var. »

La prospection faite au nord d’Ascros vers l’est en passant par la Baisse d’Ascros le long d’une piste qui contourne le mont Pella par le nord, a permis de voir  que celle-ci est recoupée  en plusieurs endroits par un ancien chemin, passant par Pecogiu et le nord du Mont Brune. Cependant c’est plus vraisemblablement le chemin figurant sur la carte de Bourcet qui a été emprunté par les officiers.

« A 1/4 d’heure de là on voit plusieurs ravins qui se réunissent dans le même vallon sous le village et se prolongent vers la plaine. Le chemin a besoin d’être réparé dans toute cette partie attendu qu’à certains endroits il est éboulé, à d’autres trop étroit et obstrué par des pierres. A 3/4 d’heure de Scros (Ascros) on traverse une petite crête, sur la droite un rocher au pied duquel est la chapelle de ND de Sainte Baume (chapelle de la Sainte Baume)

Sur le plan d’assemblage d’Ascros du 01/01/1867 il est nommé chemin d’Ascros à Pierrefeu et sur le plan d’assemblage de Pierrefeu du 01/01/1870 il est nommé chemin d’Ascros à Toudon

 

Ruines médiévales

En amont de la chapelle de la Sainte Baume se trouve un rocher auquel on accède par un isthme étroit. Il s’agit de l’habitat fortifié de Saint Jean d’Aurelle. Sur le côté nord on observe une tour (ou porte) en ruines qui menace de s’écrouler complètement et sur le sud un mur de soutènement de plusieurs mètres de long délimitant une plateforme.

Jean Claude Poteur (), a cité des mentions de Saint Jean d’Aurelle dans des actes entre 1032 et 1785, notamment en 1252 sancto Johanne de Aurella, et en 1266 castrum saint Jean de Oarella.

Mais le lieudit ne figure pas sur les cartes de Cassini et Bourcet et sur aucune des cartes ultérieures et cadastres

 

Chapelle de la  Sainte Baume

          

Celle ci fait l’objet d’un dossier particulier: chapelles anciennes

Elle se trouve sur la commune de Pierrefeu en limite de celle d'Ascros

Construction rectangulaire

Cette structure ne semble pas être la fondation d’un bâtiment.

Elle se trouve un peu au nord du rocher mentionné ci-dessus.

 

Borne de concession

Dans le secteur se trouvaient des carrières de gypse. Cette borne (P) provient probablement d’une de ces carrières mais elle n’est pas à son emplacement originel. Elle représente un pic et une masse entrecroisés.

 

Evolution de la toponymie

 

On constate dans ce secteur une importante évolution des toponymes après la deuxième partie du XVIII ème siècle, époque des premières cartes exploitables.

Le Mont Brune a été nommé par Bourcet : « Mont de ND de Beaume », par Cassini « Pointe de ND de la Beaume », sur la carte d’Etat Major de 1878 et après « Mont Brune ».

Le toponyme « Brune » serait il une déformation extrême de « Baume »

Le Mont Pella a été nommé par Bourcet « Varlari ?» (difficilement lisible), et sur la carte d’EM de 1878 « Montagne de Pincogul »

Picogura  est devenu Pincogul puis Pecogiu qui concerne d’après la carte au 1/25000ème le collet entre le Mont Pella et le Mont Brune

 

Bibliographie

 

Aréna et Florence Le Fort, Mémoire sur la reconnaissance des communications de l’Armée d’Italie avec celle des Alpes, faite en vertu des ordres du général en chef Kellermann en date du 26 floréal  troisième année de la République.

Collection du Ministère de la Défense, SHD, département de l’armée de Terre, 1 VD 34, art 4 sect 1, parag 5, C1, N° 37

 

Cassini, cartes de France, Vence N° 168, après 1778, référence : cassini.seies.net/

 

Octobon FCE et Nino Lamboglia, La pierre écrite d’Ascros, Revue d’Etudes Ligures Bordighera Tome XXV N° 3-4 Pages 221-231

 

Poteur Jean Claude, Extrait de la documentation du Conseil général des Alpes Maritimes, service du patrimoine culturel

 


BEZAUDUN 06510 -SITE DE BARRANCHIER


Cet ensemble se compose de deux parties situées à quelques centaines de mètres l’une de l’autre mais qui n’ont pas forcément de lien entre elles. Ils ont été observés par R. et P.J ; Picco de Coursegoules

Enclos, bergerie et abri sous roche


Cet ensemble se trouve sur la rive gauche de la Cagne en amont du GR 51.(P) voir dossier coordonnées

Il est organisé autour d’un très gros rocher erratique en amont du chemin d’une dizaine de mètres. L’enclos se trouve au nord est du rocher. Il est limité à l’est par un mur de soutènement en gros bloc( voir plan et photos), au nord par des rochers et au nord ouest par un muet en mauvais état ; la surface utile est d’environ 30m2.

Au nord du rocher une zone de 3 m de haut située à 3m de haut a été complétée par un petit muret en petit appareil. Comme cet endroit est inaccessible aux animaux on n’en comprend pas bien la nécessité. Il s’est agi peut être de compléter la masse rocheuse pour pouvoir constituer une plateforme d’observation sur le chemin et la vallée. Il n’a pas été possible d’accéder au sommet du rocher pour le vérifier.

Au sud est du rocher, en surplomb à cet endroit, se trouve un petit abri sous roche. Il est fermé par deux murettes et est encore utilisé vu les traces de feu récentes. Voir aussi le dossier « abris sous roches »

 A l’ouest du rocher et s’appuyant contre celui-ci on peut voir les restes d’une ancienne bergerie de 15m x 6m environ avec piliers intermédiaires. Elle semble avoir été abandonnée il y a très longtemps. Un petit morceau de céramique a été recueilli.

Habitat


Il se trouve à une centaine de mètres à l’ouest du site précédent.(P).On peut distinguer au moins deux fonds de cabanes en amont d’un mur de soutènement de 1m de haut orienté vers le nord est et poursuivi par un autre mur à peu près parallèle et un peu décalé. Devant ce dernier mur, une plateforme a été aménagée.

Cet ensemble se trouve à une cinquantaine de mètres en amont du chemin et devant une falaise. Contre la falaise un mur de 5 m2 environ a été plaqué à 1m en avant . On ne comprend pas bien son utilité car aucun passage derrière le mur n’a été découvert pouvant laisser supposer la fermeture d’un abri sous roche. Voir photos et plans. Du fait des broussailles et de l’escalade nécessaire, l’accès à ce mur n’a pas été possible

 

 


CHATEAUNEUF VILLEVIEILLE 06390 -SITE DES FOURNAS


Prospection Henri Guigues Raoul Barbès

Photos Henri Guigues

Mise à jour 22 juillet 2008

Une prospection avait déjà eu lieu partiellement en 1999 dans la partie nord du site (G. Brétaudeau, Yvonne Boutry, Henri et Marie Maurel, Raoul Barbès), qui avait fait l’objet d’une publication de G. Brétaudeau () page 208

Le site se trouve entre la ferme de Terre Forte au Nord, le pied de la crête du Férion à l’Est, le pied de la croupe  qui depuis le sommet de la Grau se dirige vers le Sud.

Deux petits ruisseaux qui prennent naissance un peu au Sud de la ferme de Terre Forte coulent de part et d’autre d’une croupe rocheuse où l’on peut observer diverses constructions très rustiques, et de ce fait peut-être très anciennes pour certaines, dans un environnement rocheux très difficile.

Au sud de la ruine qui se trouve en contrebas de la route de Tourrettes Levens à Chateauneuf, la prospection n’a pas pu être faite à cause de la végétation.

Malgré le nom de Fournas aucune trace de four à chaux n’a été trouvée dans toute la zone

De gauche à droite:mur ouest, puits derrière rucher, puits couvert, rucher vu de l'arrière

De gauche à droite: rucher vu de l'avant, ruine et banc, inscription, pierre saillante

Enclos

                  Il se trouve au point 1 du plan (P) x= 999.764, y=3179.281, z=689

 Il a une surface de 60 m2 environ un peu à l’est du chemin. En amont se trouve peut- être un fond de cabane

 

Restanques

          

           La première zone se trouve entre deux légers plissements de rochers au point 2 du plan. Les murs sont très rustiques et très petits (deux à trois mètres de long) de façon à constituer de toutes petites plateformes peut-être pour des jardinets rudimentaires.

(P) x= 997.749, y=3179.339, y=707. L’orientation est vers le Sud Est et la longueur équipée est de l’ordre de 60 mètres de long

           La deuxième zone du même type se trouve plus haut au point :

(P) x=997.674, y=3179.669, z=760

 

Fonds de cabanes

 

Cette liste n’est pas exhaustive. Au moins trois ont été repérés aux points 3, 6 et 7  :

(P) x= 997.722, y=3179.388, z=769

(P) x= 999.717, y=3179.601, z=726

(P) x= 997.722, y=3179.527, z=736

 

Mur

 

Il est très rustique avec des redans, d’une trentaine de mètres de long et d’une quarantaine de centimètres de haut, orienté vers le Sud Est à partir du point haut, point 10 du plan  :

(P) x= 997.661, y=3179.702, z=777.

On peut se demander à quoi pouvait servir ce mur, car bien qu’il ait des redans il n’est pas dans le style des murs des guerres du XVIIIème siècle et la ligne de défense organisée en 1747 par le chevalier Millet se trouvait à l’Est depuis Eze jusqu’au Férion.

Ce mur pouvait servir à contrôler le chemin de Châteauneuf à Terre Forte. On a parlé de barbets dans la zone. Par ailleurs dans l’abri sous roche des Fournas on a noté une meurtrière, et un mur de même type au sud de cet abri. On peut imaginer que des bandits auraient pu  se replier dans ce secteur après des attaques de diligences du côté de la Fontaine de Jarrier au carrefour de la route du col de Nice  avec la route de Blausasc. On sait que ces bandits se repliaient vers Tourrettes Levens.

 

Barrage Est

 

Il se trouve sur le ruisseau côté Est du site, point 8 du plan. Il est d’une construction très rudimentaire et dans les broussailles. (P) x= 997.760, y=3179.544, z= 745

 

Barrage dit de Chateauneuf

 

Il se trouve sur le ruisseau côté Ouest du site et fait l’objet d’un dossier particulier.

Voir: barrage_de_chateauneuf

 

Abri sous roche des Fournas

 

Il se trouve sur la rive droite du ruisseau côté Ouest du site et fait l’objet d’un dossier particulier, point 5 du plan. Voir aussi: abris-sous-roches

 

Pierre saillante

 

Elle se trouve dans l’angle Sud Est de la ferme de Terre Forte. Voir dossier particulier. On peut voir aussi sur la maison une pierre anneau. Voir aussi: bossages_erratiques

 

Ruine de maison

 

Elle se trouve en contrebas de la route (P) x= 997.930, y=3178.800, z=607 , point 17 du plan.

Sur la façade nord à côté de l’entrée on peut lire une inscription probablement assez récente gravée dans le mortier au dessus d’une table en pierre < SALVI-T >

 

Puits couvert

 

Il se trouve en amont de la route (P) x=997.978, y=3178.874, z=620 en contrebas d’une ruine avec des restanques et un enclos, point 16 du plan

 

Rucher hypothétique

 

Sur le bord d’un plateau au sud de l’abri sous roche mentionné ci-dessus on peut observer une construction avec trois murs périphériques et le côté Est ouvert, point 13 du plan

(P) x=997.810, y=3178.993, z=655

L’intérieur est constitué par une plateforme surélevée de 30 cm par rapport au sol côté ouvert.

Les murs sont en bon état sauf le mur arrière éboulé et la hauteur des murs environ 1.30m. Ils sont en pierre sèche sauf les extrémités de chaque côté de la partie libre dont les joints ont été remplis de mortier.

L’espace intérieur de 16m2 aurait pu contenir quelques ruches.

L’espace est très fréquenté par les sangliers.

 

Un peu en amont sur le plateau se trouve un puits, point 14 du plan

 

Mur ouest

 

Il s’agit d’un empilement rustique posé sur un sol rocheux orienté vers le sud est, d’une quarantaine de mètres de long et de 40 cm de haut environ dont il n’a pas été trouvé de justification, point 15 du plan

 

Site du Touroucan

 

Il se trouve plus au Sud Ouest et fait l’objet d’un dossier particulier, point 18 du plan

 

Bibliographie

 

 Brétaudeau Georges, Mémoires de l’Institut de Préhistoire et d’Archéologie Alpes Méditerranée Tome XLIV, année 2002, éditions IPAAM

 


COURSEGOULES 06140 - SITE ET TOMBE DE LA ROUBINE


Ce site a été signalé par Roger et Paule Joelle Picco et photographié par Christian Lautier.

Il comprend plusieurs éléments :

Tombe

Elle n’est pas tout à fait orientée est ouest, l’entrée étant vers le sud est. Une dalle de couverture est encore en place. Deux autres morceaux sont par terre dans le couloir.

(P)Voir dossier coordonnées

 

Enclos

Un peu au sud de cette tombe se trouve un grand pré horizontal qui pourrait être un enclos. Au sud est de cet espace un tas de pierre pourrait être un tumulus mais la végétation (buis) ne permet pas de le confirmer.

An nord ouest sur un tas d’épierrement a été trouvée une meule (en rhyolite?). Au nord de « l’enclos » se trouve un renfoncement de 4m x 6m bordé par de  gros murs.


COURSEGOULES 06140 - SITE DE SIGARIES


Fonds de cabane


Au moins trois ont été repérés. Le premier a des murs très épais voir plan.

(P) voir dossier coordonnées( repère 2)

Deux autres sont accolés (repère 3) ; l’un est presque carré avec des murs de 80 cm d’épaisseur ; l’autre entre deux murs a une largeur de 1.20m. (P) voir dossier coordonnées

 

Amas de pierre pouvant être un tumulus


Il est elliptique avec au sud un recreusement de 1 m de diamètre, un petit muret et  limité au nord par un mur circulaire en soutènement de 7m de long environ (repère 1). Voir aussi dossier "tumulus"

Mamelon avec mur


Un petit mamelon (P) voir dossier coordonnées, est bordé à l’ouest côté vallon par un mur arrondi de 20m de long environ s’appuyant partiellement sur le rocher en place et comportant des gros et des petits blocs ; cette structure peut suggérer une enceinte très dégradée; au sud du mamelon et suivant la ligne du grande pente on observe un mur nord sud. Ces deux structures n’ont peut-être pas de rapport entre elles (repère 4)

Abri sous roche


Il fait 2m de profondeur et 60 cm de large à l’entrée Voir dossier "abris sous roches".. Près de cet abri a été trouvé une meule en grès avec inclusion de petits morceaux de quartz. A l’est de cet abri et en contrebas se trouve un enclos(repère 5).

 

Canal supérieur


En contre bas de l’enclos et à quelques mètres au nord, se trouve un canal qui peut recueillir au sud les eaux en cas de pluie le long du pendage rocheux ; le départ de ce canal se trouve au point (P) x= 978.275, y=3176.037, z= 986. Il est orienté vers l’ouest et on peut le suivre sur plus de 100 mètres (repère 9). l'utilité de ce canal n'a pas été déterminée, pas de repérage de moulin ou de bassin à ce jour

 

Voie ancienne


On peut suivre partiellement un chemin ancien à partir d’un point bas (P) x= 978.119, y= 3176.164, z= 966 (repère 6) Ce chemin mont vers le site. Il est en partie bordé par des pierres dressées côté aval et en partie en pas d’ânes dont un certain nombre de pierres de bordure sont bien en place. Un autre point dans un virage a été relevé (P) x=978.169, y=3176.121, z=972 (repère 8)

Il serait intéressant de poursuivre l’étude de ce chemin qui pourrait aller de la voie romaine vers l’emplacement du pont de Coursegoules sur la Cagne, pour mieux localiser l’emprise de la voie romaine qui dans cette zone est incertaine.

 

Murs à double parement et canaux


Un  mur a été observé qui ne ressemble pas aux murs de restanques habituels, car son parement amont dépasse du sol et il ne suit pas une courbe de niveau. Il traverse un pré en aval du canal cité plus haut; les deux parements sont inclinés et les pierres supérieures également inclinées vers l’intérieur, ce qui donne une coupe en forme de « w ». Il semble qu’il  pourrait être lié au prolongement du canal cité plus haut (voir coupe), (repère 7).

Côté amont de ce mur, au point aval se trouve une petite amorce de canal qui se perd ensuite.

Plus haut que ce mur dans le même pré, un autre mur de même type en arrondi se termine côté aval par une sorte d’entonnoir et un canal bien marqué de 25 mètres de long environ qui rejoint le petit canal décrit ci-dessus  au point (P) x= 978.146, y=3176.167, z=960. Ce système se  rencontre sous une forme analogue à la combe de Suy à Courmes. Il pouvait recueillir l'eau de pluie ou de fonte de la neige

 

Bergerie


           e

 

Cette bergerie sur deux niveaux présente la particularité d’avoir 5 portes soit 3 au niveau supérieur et 2 au niveau inférieur. Sur chaque linteau de porte il y a une croix en relief sauf sur une porte du bas ou les bords sont gravés en creux (porte N°5). Il y a des légères différences entre les autres croix notamment au niveau du socle

Sur la porte principale la croix est en relief et les gravures en creux. Celles-ci mentionnent la date au dessus de la croix « 1768 », puis de part et d’autre du pied « JESUS MARIA » et en dessous « OJSEPH » le O et le J étant inversés, par erreur du graveur.

Cette bergerie se trouve près du canal

(P) x=978.209, y=3176.110, z=954

  


                                                               

 GUILLAUMES 06470  - SITE DES HAMEAUX DE BARELS


           

Ils se trouvent sur la commune de Guillaumes 06470 et sont étudiés dans plusieurs sites Internet. Il existe aussi une association des Amis de Barels.

L’Ecomusée du Pays de la Roudoule a fait paraître un document de synthèse sur les études menées au sujet de ces trois hameaux.

Le site se compose donc de trois hameaux qui se trouvent à l’intérieur du Parc National du Mercantour. La mission de celui-ci est de protéger le patrimoine naturel et culturel.

Ce dossier a pour but de présenter le résultat de quelques observations archéologiques, et dans le cas où certaines données auraient été mentionnées antérieurement le dossier sera modifié en conséquence.

Prospection Roger et Paule Joelle Picco Henri Guigues Raoul Barbès juillet 2007

Photos Henri Guigues

Mise à jour mars 2008

 

Les Laves (ou Loves)

On peut lire une date gravée sur une pierre en haut de l’escalier extérieur de la première maison à l’entrée du village « 1780 15 M ». On peut voir deux cadrans solaires dont un avec décor floral. Ce cadran a déjà été mentionné par Bertrand Littré, Maurice Marin et Georges Véran notamment (), page 203 avant 2003. Depuis cette date il s’est dégradé particulièrement dans la partie inférieure droite.

Un autre cadran est surmonté de la date «1816 »

Voir aussi le DVD sur les cadrans solaires édité par le CAUE

Un grand panneau sur une maison en bas du hameau est peut être un cadran solaire, mais il n’y a pas d’inscription visible

Une croix gammée peinte sur  une façade en torchis a été peinte vraisemblablement au moment de la période troublée de la Libération

 

La Palud

 

Mur à parement courbe (rustique), en contrefort d’un autre mur. Voir le dossier: murs à parement courbe

Sur la maison voisine on peut observer deux cadrans solaires d’angle. Le cadran solaire « de l’après midi » a été décrit par Bertrand Littré et ses collègues, page 203.

Mais sous le cadran solaire « du matin » on peut noter la date 1815. Il se peut, sans que cela soit une datation certaine, que le mur à parement courbe soit de même époque. Il y aurait une quinzaine de cadrans solaires d’angle dans les Alpes Maritimes imposés par l’orientation des bâtiments qui les portent. En effet certains n’avaient pas de façade éclairée toute la journée

La Serre

 

     

      

Sur une pierre au sol entre les maisons en haut du village la date « 1798 » est gravée avec en dessous VI ?

La gravure est large de 1cm et profonde de 0.50mm

On peut voir aussi deux cadrans solaires d’angle illisibles.

Sur le linteau d’un puits couvert on observe un début d’inscription

Sur un linteau de porte, dans un cartouche est gravée en saillie la date 1773

Sur le piédroit gauche de la même porte on peut noter une tête gravée en creux dont le diamètre est d’environ 15 cm surmontée d’un chapeau. Voir le dossier :

Dans le cimetière côté amont se trouve une stèle : dans la partie haute on peut lire la date 1866 mal gravée en creux, et en bas dans un cartouche 1802 : trois lettres sont traitées en relief et la dernière lettre en creux

La date la plus récente observée est celle qui est notée sur la tombe de Xavier Lance : 1926

Sur les façades de la maison sous la chapelle se trouvent deux cadrans solaires d’angle ; sur l’un on peut lire« …opero Luce ». Il a été noté par Michel Gourdon () page 203 dans le livre de Littré ()

 

Bibliographie

 

Ecomusée du pays de la Roudoule, Placette de l’Europe 06260 Puget Rostang

 

Littré Bertrand, Maurice Marin, Georges Véran, cadrans solaires des Alpes Maritimes, éditions du Cabri 2ème trimestre 2003

 

Hamat Jean Marie, Franck Rozet, cadrans solaires du Haut Pays niçois Edisud 2001


           

PEILLE 06440 - SITE D'ONGRAND


Historique et résumé


Ce site est connu depuis longtemps et a été décrit de façon partielle dans divers ouvrages.

Mais des prospections  nouvelles ont permis de découvrir des éléments intéressants et de préciser certains points

Liste des éléments distincts reconnus à ce jour:

- Des murs protohistoriques dont certains déjà décrits par Gauberti (), relevés paru ne prospection IPAAM le  9 mars 1999 sur le côté Sud

- Des habitats situés près des murs

- Un bassin taillé dans le rocher sur les dalles sommitales

- Une allée « sacrée » entre la plate-forme de la chapelle et le bassin

- Les fondations d'une tour au sommet du site.

- Les ruines d'une chapelle sur une plate-forme en contrebas des dalles sommitales

- Une stèle de type romain actuellement dans la chapelle

- Un « castrum » près du collet côté est du site.

- Une inscription romaine

- Des inscriptions gravées sur des dalles plates au dessus de la chapelle et une à 60 mètres à l’ouest environ de la chapelle

- Du mobilier

Toponymie du mot Ongrand


Voir dossier Toponymie

Description des divers éléments


Murs protohistoriques et habitats


Cf doc G. Brétaudeau () page 502

Bassin taillé dans le rocher


Voir dossier bassins rituels

Allée sacrée?


Entre la plate-forme de la chapelle et le bassin se trouve une allée de quelques mètres qui est marquée par quatre pierres levées de part et d'autre.

Fondations d'une tour


Cette tour se trouve au sommet du site. Il semblerait qu'elle soit moyenâgeuse plutôt qu'un fanum. Ses dimensions sont les suivantes  L'épaisseur du reste de mur ouest  arasé presque au niveau du sol est de 1.20 m et on le distingue sur une longueur de 4 m environ. L’intérieur de ce que l’on devine du mur est (retouché) se trouve à 5.5 m environ du mur ouest. Les deux sont orientés nord-sud

Les pierres éboulées tout autour font penser à une tour sur motte, mais en fait, ici, le socle est rocheux.  Cette tour était-elle en liaison visuelle avec le « castrum » situé au col un peu plus bas à l’est? Il n'est pas possible de le dire faute de connaître sa hauteur et à cause de la végétation.

 

Ruines de la chapelle


Voir dossier - Chapelles anciennes

Stèle


A la partie supérieure, un évidement en ellipse centré dans le rectangle supérieur  a les dimensions suivantes :

Grand axe parallèle au grand côté du rectangle 16 cm, petit axe 11 cm,  profondeur 3cm

Cet évidement fait penser à un minuscule bénitier taillé dans la stèle. Ses symétries  montrent que cet évidement a été fait de main d'homme

La stèle a été déplacée de  son emplacement d'origine.

G. Brétaudeau () a repéré un socle en pierres assez dégradé sur une plate-forme près de la zone des habitats qui pourrait avoir été le socle de la stèle en question.

Inscription romaine


Elle a été découverte par Firmin Aymard () qui donne une description savoureuse de ses reconnaissances, sur un fragment de pierre incrusté dans la ferme de Pascal Grinda, la plus haute des trois fermes qui sont sur le chemin d’accès au site d'Ongrand. On pourrait exactement localiser ce bâtiment en consultant le cadastre de 1872.

Cette pierre a été  transportée au musée Masséna

J. M. Ricolfi () citant Aymard () page 17, indique page 1160:

"...L'inscription complète est:

...ONCRA.../ ..R. P. MAR... O. LIGURI....IT.../

C'est sans doute une inscription votive comme sa jumelle de l'Escarène, à interpréter :

A  X. d'ONGRAn (dieu local) / ... R. P. MARcus  de la cohorte ligure (corps stationné dans les Alpes Maritimes en même temps que la cohorte gétule)  a posé"

Castrum


 

Historique

Dans la revue citée en référence () Jean Claude Poteur page 27 donne la description suivante :

« Bâtiment de la basse époque romaine Vème siècle ? Il est assemblé à mortier hydraulique à lits assez réguliers. Les pierres sont mal calibrées et généralement pas équarries. Le bâtiment est réutilisé comme "salle" d'un centre domanial durant le Haut Moyen Age.  Il est transformé en château préféodal dont le propriétaire réussit à entrer dans la classe chevaleresque aux XIème,  XIIème siècles »

Description

Coordonnées GPS Lambert III : x=1008.695 ; y=3182.744 ; z=836

Le castrum se présente sous la forme d'un bâtiment rectangulaire de 5,40m de large et 10,50m de long. Le grand côté est orienté pratiquement au sud. L'édifice est adossé côté nord à l’arête à l'endroit où elle forme un petit col et où elle se présente en pente douce côté nord. Ainsi le niveau du sol du castrum dans sa partie basse se trouve à environ 3m en dessous du terrain côté nord.

Il est divisé en deux par un mur de refend est ouest à 4,60m du mur nord.

L'angle sud ouest repose sur un socle visible sur plus de 2 mètres côté sud et plus d'1 mètre côté ouest. Ce socle n'est pas tout à fait parallèle aux  murs du castrum, comme si le bâtiment avait été réorienté voir plan

La partie basse comprend une pièce voûtée dont l’accès se fait par l'ouest. Cet accès qui faisait antérieurement 1,30m de large a été réduit à 70 cm. L'ancien piédroit sud est bien visible, et le dessus du passage était peut-être cintré en arc brisé d’après ce qu'on peut deviner. Quand le passage a été réduit on a construit un linteau en bois de 12 cm d'épaisseur. Côté gauche en entrant on voit encore les gonds mais il n'y a pas de battue pour la porte qui s'ouvrait vers l’intérieur. Côté droit il y a une battue dans la maçonnerie. On voit des traces de peinture bleue sur le piédroit gauche. Le local intérieur fait 3,40m x 4,10m. Le mur ouest a 65cm d'épaisseur et le mur sud 52 cm. Ce local comporte une ouverture au sud qui n'est pas dans l'axe, sans ébrasement, de 70cm de haut par 22cm de large à 1,40 m du sol. La  voûte en plein cintre fait 2,60m de haut à la clé. Elle est en bon état. Le mur intérieur côté est montre un joint de reprise de maçonnerie à  50  cm du mur nord, qui ne se voit pas à l’extérieur.

Au dessus de ce local voûté se trouve une pièce dont l’accès se fait par l'ouest par un escalier en gros blocs. Il faudrait effectuer un débroussaillage pour entrer dans cette pièce. L'ancienne porte fait 80 cm de large et comporte aussi un linteau en bois. Cette pièce a une fenêtre dans l'axe sur le mur sud de 80cm de large avec un appui en pierre. Le linteau a disparu.

Au dessus de cette partie avant, les murs ouest et est ont été surélevés pour supporter un toit à une pente vers le sud. Une panne en bois est encore visible. La qualité de la maçonnerie des deux pignons supports du toit est inférieure à celle des murs.

La partie au nord du mur de refend est très dégradée ; cependant on distingue contre le mur de refend  les traces d'une ancienne voûte effondrée avec une clé à 1,20m du sol actuel qui est constitué par des pierres éboulées. On ne voit pas d’accès à ce local voûté. Etait-ce une citerne avec accès par le dessus ?

Côté nord du bâtiment, le mur nord a, en grande partie, disparu. On distingue sur les deux côtés ouest et est le départ d'une voûte de 1,30m de large contre la partie enterrée du mur nord. En l'état actuel du bâtiment il n'est pas possible de dire comment se faisait l’accès dans la partie amont supérieure car on ne voit pas d’accès par les côtés est et ouest  et quel était l'usage de cette voûte de 1,30m qui n’intéressait qu'une partie de la pièce.

 Vu de l’extérieur le bâtiment parait simple et ne donne pas l’impression d’être un bâtiment militaire. Sa position dans un collet est dominée du côté est et ouest. Il n’y a pas de fenêtres sur ces deux côtés. La fenêtre du local sud, au rez de chaussée ne présentent pas d’embrasures et est trop haute pour constituer une meurtrière, d’ailleurs peu utile sur ce côté.

 Les murs démontrent une construction de qualité avec des lits réguliers de  20 à 25 cm d'épaisseur moyenne. On ne voit pas de trace de fenêtres ou meurtrières bouchées à part la porte ouest inférieure qui a été réduite.

Cette construction  a probablement fait l’objet de plusieurs remaniements dont on voit les traces dans la maçonnerie extérieure. Cependant, sur le mur sud à droite de la fenêtre supérieure en regardant la façade quelques pierres  sont  en saillie de  8cm. Il en est de même sur la façade est près de la base, qui présente une saillie de  15cm.                         

Sur la façade ouest on voit une série de trous côté amont mais pas de fondation correspondant à un local accolé.

Sur les faces sud et ouest du bâtiment on remarque une dizaine de pierres à bossage qui semblent réparties de façon aléatoire. Il s’agit bien de bossages exécutés volontairement car les pierres concernées présentent toutes une platebande de 2 cm environ en périphérie (voir photo)

La qualité de la taille des pierres  est supérieure à celle de la chapelle.

D'autres constructions sont visibles côté ouest dont une bergerie voûtée et des murs ayant servi d'enclos. Un mur contre le rocher côté amont mais détaché du rocher parait ancien.

En contrebas du castrum on rencontre un mur en gros blocs d'orientation générale  est ouest

Usage de ce bâtiment

Dans la période la plus récente on peut émettre l’hypothèse qu'il a servi de logement dans la partie sud au dessus d'une petite bergerie. La partie nord était-elle abandonnée  déjà depuis longtemps.

Dans les temps anciens il a subi des remaniements qui ont été faits avec soin.

A-t-il servi de relais ou d’hôtellerie à une certaine époque. La taille de la construction est bien modeste pour cet usage.

Les bossages près de l'angle sud ouest et dans la partie basse certainement la plus ancienne ont-ils un caractère rituel comme observé dans de nombreux bâtiments.

 

Inscriptions gravées


Voir dossier - Gravures d'Ongrand

La croix à l’ouest du site


Voir dossier - Gravures d'Ongrand

Cette croix gravée que une pierre plate à une soixantaine de mètres à l’ouest du site est très différente des autres signes. Elle est plus petite, d’un graphisme différent. Elle est  orientée vers l’est c’est à dire vers la chapelle.

Mobilier


Du mobilier (remis à l’IPAAM) a été recueilli sur place, un morceau de silex, une poterie à dégraissant, près de la chapelle et du bassin et de la poterie près de la maison supérieure du village, ainsi que des morceaux de tegulae

Conclusion


 Ce site d'Ongrand est extrêmement intéressant par la diversité des éléments retrouvés et qui concernent une très longue période. Ce site a intéressé déjà beaucoup de chercheurs qui ont heureusement laissé des documents sur leurs prospections.  Son isolement est un bon gage de conservation, quoique lors de la dernière visite des traces de fouilles probablement sauvages ont été observées.

Mais bien des choses gardent encore leur mystère et des études comparatives sont encore à mener pour aboutir à une meilleure connaissance de ce haut lieu.

Bibliographie


ALPHABETS N° 33 - 1998 Manoir Belgrano 5 Boulevard Edouard VII à Nice

AYMARD - L’antiquité dans les montagnes de Peille 1909

BARBERA Lucien - Peille des origines à la révolution française  -1933 - Bibliothèque Barbera Barral à La Turbie

BAUDOIN  Chanoine,  Monaco et l'Agel avant le Vème siècle A D 21 J1 note III page 12

BODARD Pierre MIPAAM – Tome XV 1971-1972 et Jean Marie RICOLFIS - Une pierre à gravures à Contes A.M.

BREKILIEN Yann - La mythologie celtique  - Brocéliande - Editions du Rocher

BRETAUDEAU Georges les enceintes des alpes maritimes, MIPAAM, 1996

CLEBERT Jan Paul - Guide de la Provence mystérieuse - Imp Tardy 3ème trimestre 1986

GAUBERTI - Peille, son histoire - Bibliothèque Barbéra - Barral - La Turbie

NIEL Fernand - Connaissance des mégalithes - Editions Robert Laffont – 1976

OCTOBON Cdt FCE - Castellaras et Camps IPAAM Tome VII 1961-1962

POTEUR Jean Claude -Châteaux  forts d'Europe - Castellas avant l'an mil  N° 11 – 1999 avec la collaboration de Charles Laurent Salch

RICOLFI Jean Marie - Essai de philologie  de  toponymie et d'anthroponymie françaises - Les noms de lieux du Pays niçois 1980 - Tomes I et II - Bibliothèque Barbéra à La Turbie.

 

 

 


TOURRETTES SUR LOUP 06490 - COURMES 06620 - SITE DU CLOS DE L'EGLISE


Prospection Jean Laffitte Raoul Barbès

Photos Jean Laffitte

Mise à jour mai 2008

De gauche à droite: plan du site-repérage, borie A: vue générale, vue du rucher présumé,détail porte, plan

De gauche à droite:

bergerie repère F : côté est, côté sud, côté nord, détail date

De gauche à droite:

borie repère E,

détail dalles en encorbellement

Borie repère G

 

Village des Idoles

Il s’agit d’une propriété privée près d’un chaos de rochers où se trouvent deux enclos avec une citerne. (P) x= 978.645, y=3172.163, z=963

 

Borie - cabane et rucher présumé (point A)

 

Dans cet ensemble on observe une borie et un espace ouvert accolé avec une banquette. Bien que sa taille soit très petite, on pense à un enclos pour deux ou trois ruches.

 Immédiatement en contrebas se trouve un tout petit espace fermé par despierre sèches, peut-être un cargadou

(P) x= 978.754, y=3171.819, z=1025

 

Fond de cabane présumé (point B)

 

(P) x= 978.875, y=3171.815, z=1024

 

Ruine et enclos ouest (point C)

 

(P) x= 978.936, y=3171.632, z=1059

Ruine avec enclos est et enclos ouest circulaire dans la pente avec une restanque au milieu de 60 cm de haut. Cet enclos fait penser à un enclos pour ruches. Le diamètre est de 20 m environ, le mur au point le plus élevé de l’enclos a une hauteur de 2.50 m, au point bas de l’enclos, il a une hauteur de 80 cm environ. L’épaisseur du mur est de 80 cm environ. Un débroussaillage serait nécessaire pour retrouver des restes éventuels de lauzes comme supports de ruches

Présence de petits morceaux d’avion,  de tuiles et de céramique vernissée

 

Cargadou (point D)

 

(P) x= 978.889, y=3171.624, z=1073

Structure circulaire de diamètre environ 2 mètres

 

Borie et aire (point E)

 

(P) x= 978.836, y=3171.659, z=1067

 Cette borie a une surface au sol carrée et à environ 1m de haut, des dalles d’angle  en porte à faux permettent d’aboutir à un dôme plus ou moins circulaire. L’entrée est très étroite 55cm au linteau et très basse 1.10m de haut. La borie est en partie dans le rocher. Derrière se trouve un petit enclos de 3mx3m pour le mulet ( ?) et devant un petit cargadou de 2mx2m.

 Un peu plus bas on observe une surface plane qui est vraisemblablement une ancienne aire de battage.

 

Maison avec cadran solaire (point F)

 

(P) x=979.340, y=3171.485, z=1031

 

Cette maison a été abandonnée seulement il y a une cinquantaine d’années probablement. Elle a une sous toiture en fibro-ciment.

Sur la façade sud on observe une dalle saillante et sous cette dalle on peut lire en majuscule « HEURE SOLAIRE VII » et en dessous du VII, un autre VII ou un VI, avec  la date 22-4-1943

On peut se demander s’il y avait un vrai cadran en enduit de mortier disparu ou si un style inscrivait directement son ombre sur le mur ou même si la dalle servait de style. Ce cadran a fait l’objet d’une étude de Daniel Thiéry ()

Sur cette façade se trouve l’ancienne entrée au premier étage.

Sur la façade est le linteau bois est protégé par des dallettes en pierre. Dans l’angle nord est se trouve une pierre anneau cassée et la date 1925 est gravée. Sur cette façade se trouve l’entrée basse et à l’intérieur se trouve une citerne en pierre enduite de mortier ;

Sur la façade nord une série de dallettes en encorbellement en pente douce devait supporter un chéneau conduisant les eaux de pluie à la citerne On voit sortir du mur le trop plein de la citerne

Contre la façade ouest se trouve un petit enclos pour le mulet (?)

 

Borie (point G)

(P) x= 979.477, y=3171.445, z=1