
Elle a été signalée sans autre détail dans PCAM (1), page 744, comme étant de 1733, (sous toutes réserves)
L'inscription est complète et comporte six lignes. L'ensemble s'inscrit dans un rectangle de 37 cm x 40 cm. A une trentaine de centimètres à droite, une autre inscription comporte des chiffres sur deux lignes. On lit avec vraisemblance les chiffres 793 ; Un chiffre 1 éventuel à gauche marquant la date 1793 aurait-il été effacé par la calcite ?
L'inscription est martelée peu profonde et de mauvaise qualité. Le dessin de chaque lettre est large et de ce fait souvent difficile à interpréter. Il y a un mélange de majuscules et de minuscules. L'écriture parait latine mais certaines lettres ressemblent à un « pi » grec et d'autres lettres ressemblent à des chiffres. Il n'y a pas de signes diacritiques et il semble y avoir un signe de ponctuation à la quatrième ligne. A la fin de la cinquième ligne et au début de la sixième on peut interpréter six lettres, comme formant le mot « PASARAU ».
Le site voisin du plateau saint Jean a été occupé depuis très longtemps. Autour de la chapelle saint Jean Baptiste .en ruines se trouvent des tranchées d'époque indéterminée et des blockhaus de la guerre de 39-45. On sait que le site a été occupé pendant la guerre de succession d'Autriche en 1744 par les troupes franco-espagnoles, puis en 1793 également pendant la guerre contre les austro-sardes.
On pourrait tenter une explication en disant que la gravure a été faite par des soldats mentionnant leur passage en espagnol ou en dialecte, en fonction du mot interprété plus haut, le début de la dédicace étant constitué par des noms propres et des initiales. Mais si les chiffres de droite en bas sont lus comme une référence à 1793, ceci exclut l'espagnol.