Chapelle St-Jean à Belvédère

CHAPELLES ANCIENNES


Ce dossier est consacré à des chapelles anciennes, souvent en ruines voire disparues et le classement est fait par commune

Belvédère 06450- Chapelle saint Jean

Cabris 06820- Chapelle du Mounestier

Peille 06440 - Chapelle de saint Jean d'Ongrand

Pierrefeu 06910 - chapelle de la sainte Baume

Turbie (la) 06320- Chapelle sainte Catherine

Turbie (la) 06320- Chapelles et oratoires

Valderoure (06750) - Chapelle saint Leonce

BELVEDERE (06450)  - CHAPELLE SAINT JEAN

Ce dossier ne prétend pas apporter de novation sur cette chapelle mais comme elle est en ruines, les plans ont été levés et des photos faites pour en conserver un témoignage.

 

Cette chapelle située au plateau Saint Jean au dessus du village, déjà déclarée ancienne chapelle en 1865 par le colonel Wagner, a peut-être été construite sur un sanctuaire antérieur. Les lieux ont été bouleversés par des fortifications militaires mais des gros murs côté sud de la chapelle pourraient faire penser aux restes d'une enceinte

On peut encore observer des naissances d'arcs sur la façade Ouest encadrant les fenêtres. La chapelle est pratiquement orientée au Nord. Un bâtiment militaire a été construit à l'intérieur de la chapelle



CABRIS (06820)  - CHAPELLE DU MOUNESTIER

Cette chapelle a fait l'objet d'une publication à l'intérieur d'un article de G. Brétaudeau (1), page 63, sur le site du Mounestier.

Ella fait également l'objet d'une étude ainsi que le site de la part de Pierre Jacques de Castel (2), pages 60 à 66.

Il situe la construction vers la fin du XIème siècle ou le début du XIIème siècle. En 1665 sa reconstruction était envisagée, et il y avait encore 30 maisons dans ce village qui a pris divers noms : Mostayret, Moustayret, etc. Il qualifie la petite porte de la chapelle de « pélasgique ».

Daniel Thiéry décrit le site comme castrum de Sancti Panducci.

PCAM (3) page 876, indique "cette église était attachée au castrum de Sancto Pnadocio, cité au Moyen Age et associé au castrum de Cabris"

Cette chapelle est en ruines et risque de disparaître rapidement. La description et les plans correspondent à son état en février 1999 ; coordonnées Lambert III (x= 966.75 ; y=3160.95 ; z=500).

Elle est notamment intéressante par la particularité des deux encadrements de portes encore visibles au moment des relevés, et qui sont décrits ci-dessous en détail.

Le qualificatif de chapelle est employé, bien que la surface soit de 48m2 environ, et elle a pu comporter un étage partiel.

Elle est orientée à l'Est. Le mur Sud et la demi abside côté Sud subsistent encore sur 5 à 6 m de haut, ainsi que la base du mur Ouest et on peut observer l'assise du mur Nord. Les dimensions approximatives de la partie rectangulaire sont de 6.20m de large et 7.35 m de long ; le rayon de l'abside et de 2.80m environ. Le sol intérieur a été bouleversé.

La partie subsistante du mur Sud mesure 6.40m de long, 5m de hauteur moyenne et 90 à 95cm d'épaisseur. Côté intérieur, et à 3.5m de haut se trouve un encorbellement en saillie de 10cm et au dessus le mur est en retrait de 5 à 10 cm par rapport à la partie basse. Le mur est percé de deux portes, une en plein cintre côté intérieur et en ogive côté extérieur, et une plus petite avec un linteau plat. On observe entre les deux portes un contrefort de 45 cm de large et de 20 cm de saillie sur l'intérieur, dont les pierres ont été arrachées en partie basse. L'encorbellement tourne autour du contrefort. Au dessus de la grande porte se trouve une fenêtre de 80 cm de haut et 50 cm de large avec linteau plat côté intérieur. Au sommet du mur, mais légèrement décalés vers l'Est par rapport à la grande porte, deux piédroits de 1m de haut et 60 cm de large environ sont visibles, et menacent de tomber. Les pierres sont montées avec soin par lits horizontaux qui ont entre 15 et 23 cm de haut. Contre l'abside, côté intérieur, le mur présente un joint sec du haut en bas. A l'extérieur quelques pierres en saillie au dessus et à gauche de la petite porte pourraient être les restes d'un écusson de 0.80cm de large et 1m de haut environ.

Les deux ouvertures côté Sud sont très originales car les portes tournaient pour s'ouvrir autour d'un axe horizontal en partie haute comme des sabords de bateau.

L'encadrement de la grande porte comporte trois parties : côté intérieur et sur 45 cm d'épaisseur, les pierres des piédroits sont en continuité avec les lits de pierre de la partie courante. La hauteur à la clé est de 2.15m environ et la largeur de passage de 1.15 m. Les piédroits sont percés de deux trous en partie haute, un à droite et un à gauche, et de deux trous plus petits à mi hauteur servant à enfoncer une pièce de bois permettant de bloquer le panneau de façon classique. Le trou de droite (vu de l'intérieur) a une profondeur de 9 cm et celui de gauche de 1.25 m de longueur. La pièce de bois se mettait donc en place par la gauche. L'épaisseur autorisée pour le panneau était de 7 à 8 cm.

La partie extérieure est légèrement ogivale. La hauteur à la clé est de 1.95m et la largeur de passage de 1.03m. L'encadrement extérieur servait de battue au panneau qui s'ouvrait vers l'intérieur. Les trous pour le passage de l'axe ont 40 cm à gauche et 27 cm à droite (vu de l'intérieur).

L'encadrement de la petite porte comporte également trois parties; le linteau intérieur est 5 cm plus bas que le linteau extérieur. La largeur de passage est de 60 cm. La partie centrale de l'encadrement est plus haute et comporte également deux trous en partie haute et deux en partie basse. Il n'y a pas trace de gond. La finition de la partie supérieure des trous montre nettement un arrondi en enduit de 8 à 10 cm de diamètre. A l'inverse de l'autre ce panneau s'ouvrait vers l'extérieur. Ce panneau du fait de la position de l'axe par rapport au linteau extérieur ne pouvait s'ouvrir complètement.

L'abside est décalée de 40 cm à l'intérieur par rapport au mur Sud. Son épaisseur est la même que celle du mur Sud. La qualité de la maçonnerie est moins bonne que celle du mur Sud. Sur le mur on peut remarquer 7 trous de section carrée de 10 à 12 cm de côté, la plupart traversant (boulins ?). On peut s'interroger sur la présence partielle d'un premier étage (tribune), avec la poutraison portant sur l'encorbellement. Mais l'appui de la fenêtre côté Sud est plus bas que l'encorbellement. Cette fenêtre à double ébrasement est en plein cintre côté extérieur et à linteau droit côté intérieur. Deux restes de muret ont peut-être servi à supporter une cloche.

Côté Sud de la chapelle existent encore les fondations d'un local de 4.10 m de long et 2.70 m de large. La grande porte débouche à l'intérieur du local et le mur tombe au milieu de la petite, ce qui fait dire que ce local est probablement postérieur à la chapelle. Le fait qu'une porte s'ouvre vers l'intérieur et l'autre vers l'extérieur contredit l'hypothèse d'un caractère défensif éventuel de ces portes.

Ce bâtiment est original dans certains de ses détails et il serait intéressant d'essayer de conserver ce qu'il en reste.

Bibliographie

  1. Brétaudeau Georges, Mémoires de l'Institut de Préhistoire et d'Archéologie Alpes Méditerranée, Tome XLII, année 2000, éditions IPAAM
  2. Castel (de) Pierre Jacques, le marquisat de Cabris, bibliothèque Nucera, Nice
  3. PCAM Patrimoine des communes des Alpes Maritimes, éditions Flohic, 2000

 


PEILLE (06440) CHAPELLE DE SAINT JEAN D'ONGRAND

Ruines de la chapelle

Cette chapelle est située en partie haute de l’arête du site à l'endroit où elle s'élargit en plateau mais légèrement en contre bas, à 3m en dessous des dalles sommitales. Elle est orientée pratiquement à l'est. Les dimensions extérieures de la partie rectangulaire sont 9,80 m x 5,30 m environ. L'abside a un diamètre intérieur de 3,40 m environ.

Coordonnées GPS Lambert III : x=1008.487 ; y=3182.709 ; z=870

Les murs de la partie sud de l'édifice ont encore entre 1,50 m  et 2,00 m de haut. Le côté nord qui est pourtant le plus à l'abri de la petite falaise est le plus dégradé. Les murs ont environ 55 cm d'épaisseur.

Les lits de pierre ont une épaisseur moyenne de 14 cm. Ils sont réguliers et les pierres taillées en rectangle.

A  l’intérieur et à 2 m de l'abside on trouve un muret en pierres sèches qui pourrait avoir été monté avec des pierres éboulées qui parsèment le sol par ailleurs.

La partie rectangulaire ne présente pas de particularités côté intérieur sauf deux trous de 20 x 20 cm, un côté sud près de l'abside traversant et un côté ouest.

Dans l'abside on peut voir côté sud une niche de 40 x 40 cm environ et de 40 cm de profondeur, à 65 cm de la partie droite. A peu près symétriquement côté nord la même niche est en partie détruite. Côté sud subsiste une fenêtre avec embrasure de 75 cm de haut, 50 cm de large côté intérieur et 10 cm de large côté extérieur. L'appui de la fenêtre se trouve à environ 85 cm du sol actuel.

A l’intérieur de la chapelle se trouve une stèle seulement posée qui n'est sans doute pas à son emplacement d'origine (voir plus loin). Lors de la visite du 5 janvier 2005 elle a été trouvée renversée. Sur une plate-forme située à 50 m environ au sud est de la chapelle on voit un socle en pierres très dégradé qui pourrait être l'emplacement d'origine de la stèle.

Les dimensions ont été relevées par G. Brétaudeau () page 506 hauteur 63 cm largeur de la base 60 cm profondeur de la base 36 cm, dimensions de la partie sumérieur 42x68cm

L’extérieur de la chapelle présente les particularités suivantes :

Côté sud le mur de la partie droite repose sur un socle débordant de 8 cm

A l'angle nord ouest la base de la partie ouest du mur déborde de 12 cm  sur une largeur de 1 m et une hauteur de 40 cm. Il en est de même à l'angle sud est de la partie sud sur 1 m de large 60 cm de haut et 5 cm de débord. Est-ce le signe de la reconstruction d'un monument plus ancien. C'est curieux d'avoir laissé subsister une si petite surface de maçonnerie s'il y a eu réfection.

A la base de l'abside on distingue 4 contreforts dont un engagé dans l'angle sud est au raccordement entre la partie droite et l'abside.

 Les contreforts ont 37 cm de large et 70 cm de haut environ avec un débord de 8 cm par rapport au mur de l'abside et sont espacés régulièrement de 1,30 m; les dimensions de la chapelle ne justifiaient pas la nécessité de tels petits contreforts d'autant plus que l'un d'eux se trouve sous la fenêtre.

Ont ils été prévus dans un but décoratif ?mais ils sont situés dans un endroit peu visible.

Au sud de la chapelle la plate-forme de circulation a 4 m de large environ; la chapelle parait ne pas avoir subi de dégradations depuis les années 1950 où le photographe Detaille a effectué des clichés figurant dans le livre de Gauberti.

Firmin Aymard () estimait curieusement que la chapelle était un monument gallo romain.

On peut imaginer qu'un site protohistorique a été romanisé (stèle, et un ou deux  morceaux de tegulae seulement découverts dans les alentours du sommet du site), puis christianisé. Par contre il y a un grand nombre de tegulae près de la maison la plus haute du hameau près de la route de Peille à l'Escarène. Des rapprochements seraient à faire avec la chapelle Saint Siméon d'Ongrand.  Vers l'an mille y avait-il une voie de circulation entre le Paillon et le col de Castillon ou le Col des Banquettes évitant la côte.

Stèle

Les dimensions ont été données par G. Brétaudeau (). A la partie supérieure,on peut observer  un évidement en ellipse centré dans le rectangle supérieur  qui a les dimensions suivantes :

Grand axe parallèle au grand côté du rectangle 16 cm, petit axe 11 cm, profondeur 3cm

Cet évidement fait penser à un minuscule bénitier taillé dans la stèle. Ses symétries  montrent que cet évidement a été fait de main d'homme

La stèle a été déplacée de  son emplacement d'origine.

G. Brétaudeau a repéré un socle en pierres assez dégradé sur une plate-forme près de la zone des habitats qui pourrait avoir été le socle de la stèle en question.

Bibliographie

Brétaudeau Georges - Les enceintes des Alpes Maritimes, éditions IPAAM


                                                                           

PIERREFEU (06910) - LA CHAPELLE DE LA SAINTE BAUME

Prospection Roger et Paule Joelle Picco, Henri Guigues, Raoul Barbès,

 novembre 2007

Photos Henri Guigues

              

                  

        

Cette chapelle de (l’Annonciation) se situe à l’est du hameau des Crottes à la base d’un rocher près de la borne 304 de la carte au 1/25000 ème 3642 ET, sur la commune de Pierrefeu en limite de la commune d’Ascros Depuis cette borne on y accède par un petit chemin de quelques dizaines de mètres.

Elle est visible depuis la route de Toudon à Ascros. Elle a été restaurée en 1987 et est en bon état.

Cette chapelle est à demi troglodyte d’où son nom.

Dans le deuxième moitié du XVIIIème siècle elle figure sur la carte de Cassini (), sous le nom de « chapelle de la sainte Beaume Hermitage » et sur la carte de Bourcet sous le nom de « Notre Dame de la Sainte Baume ». Elle a été mentionnée en 1795 par Aréna adjudant général chef de brigade et Florence Le Fort officier du Génie ()  « A 3/4 d’heure de Scros (Ascros) on traverse une petite crête, sur la droite un rocher au pied duquel est la chapelle de ND de Sainte Baume ».

Sur la carte d’Etat Major de 1878 elle ne figure pas mais près de cet endroit un  figure un lieudit « Vé Gautier »

Claude Raybaud () la note sans précisions.

Le dictionnaire de Casalis () n’a pu encore être consulté

Sur le cadastre actuel aimablement communiqué par Monsieur le Maire de Pierrefeu elle est nommée chapelle Saint Jean, et à l’ouest en limite des deux communes le chemin est indiqué comme chemin de Saint Jean.

Le rocher au dessus de la chapelle serait l’habitat fortifié de Saint Jean d‘Aurelle dont il ne reste qu’une porte ou tour en 2007 qui menace de s’écrouler et un grand mur limitant une plateforme au sud

 

Description

La chapelle proprement dite a été aménagée dans la grotte au pied de la falaise. La roche forme une voûte assez régulière et le rocher a peut-être été retaillé pour aboutir à cette forme.  C’est vraisemblablement la configuration de la grotte qui a commandé l’orientation de la chapelle.

On peut circuler derrière l’autel. Un clocheton a été construit dans un creux de la falaise  avec une petite voûte  et des faces verticales ajourées. Le dessous de la voûte du clocheton est en pierres appareillées.

Au dessus de l’autel on peut voir une statue de la Vierge. Au dessus de la statue dans un écu on peut lire

« ANGELUS DOMINI NUCIAVIT MARIA (sic) 1700. »

La chapelle est séparée du  « narthex » par une clôture en bois ajourée.

La partie basse sur un mur bahut en maçonnerie est formée de colonnettes

Au dessus de la porte les bois sont rayonnants et limités par un arc en plein cintre. Autour du centre les bois partent d’un petit arc en bois sur lequel sont gravées des lettres.

Les lettres sont des initiales sur la partie gauche séparées par des points.

M.H.R.A.R.D . et une date 1697. A droite une lettre M et ORA PRO NOBIS

On peut imaginer l’interprétation suivante à savoir l’équivalent latin de :

« Mère des hommes, reine annonciatrice du règne de Dieu 1697 Marie prie pour nous ». Luc Thévenon (), juge cette hypothèse plausible

Au centre de l’arc une statue en bois d’un animal peint (loup ?) présente un aspect très menaçant.

Sur le muret qui constitue la base de la clôture à droite de la porte est scellée une borne en pierre cassée en réemploi sans inscription.

Dans la chapelle on peut voir quelques ex-voto et une ancienne béquille en bois.

La chapelle pourrait contenir une trentaine de personnes.

Une deuxième partie est fermée par une grille métallique avec un « M » au sommet et une porte au centre. Sur la façade à gauche se trouve un petit clocheton.

Cette partie se trouve en avant de la falaise  et comporte une toiture classique

Devant se trouve une plateforme limitée côté vallée par un mur de soutènement

Un peu à l’est se trouve une source captée et qui débite toujours.

Le chemin qui passe un peu au nord de la chapelle est probablement celui qui figure sur la carte de Bourcet mais il a presque disparu.

 

Histoire

Après 1697

Cette date est celle qui figure dans le blason au dessus de la Vierge de l’autel.          Pierre Bodard () pages 23 à 30, a fait une étude détaillée de l’histoire de cette chapelle au XIXème siècle. Il a visité les lieux en 1987 pendant la restauration de la façade et en 1989 après les travaux. Il rapporte notamment des anecdotes sur des disputes entre paroissiens d’Ascros et de Pierrefeu dont les pèlerinages se déroulaient à la même date aboutissant à un décret de Monseigneur Dominique Galvano évêque de Nice le 3 juillet 1835, suite à une supplique des curés d’Ascros et de Pierrefeu. Ces disputes étaient probablement  en partie liées au fait que la chapelle se trouve presque en limite des deux communes. Il pense que la partie avant a été créée postérieurement à la partie troglodyte. Il a eu accès au livre de comptes indiquant que la statue de la Vierge a été acquise en 1873, et donne le détail des dépenses pour 1862, 1863, 1864. Il a mentionné dans son texte les inscriptions mais ne prend pas position sur le sens des initiales MHARD dont il a été question ci-dessus.

Avant 1697

Deux questions se posent. Existait-il un sanctuaire avant cette date et était-il au même endroit ?

Jean Claude Poteur (), indique qu’une chapelle Sainte Marie de Toudon est mentionnée deux fois au  XII ème siècle, et dans un article sur Jean d’Aurelle, on peut lire dans un acte de 1032 «  …ad ecclesias sancte Dei Genitrix Marie…. ». On peut donc se demander si ces noms correspondaient à la même chapelle.

Par ailleurs, du fait de la restauration de1987 au cours de laquelle les murs ont été revêtus d’un enduit au mortier, il n’est plus possible d’analyser  les maçonneries pour y reconnaître éventuellement des murs du Moyen Age.

Bibliographie

 

Aréna et Florence Le Fort, Mémoire sur la reconnaissance des communications de l’Armée d’Italie avec celle des Alpes, faite en vertu des ordres du général en chef Kellermann en date du 26 floréal  troisième année de la République.

Collection du Ministère de la Défense, SHD, département de l’armée de Terre, 1 VD 34, art 4 sect 1, parag 5, C1, N° 37

 

Bodard Pierre, Le Mesclun 1991, Numéro XV

 

Casalis G, Dizionario geografico, storico,,,degli stati di SM il re di Sardegna , Turin 1833-1856

 

Cassini, cartes de France N° 168 Vence, après 1778

 

Poteur Jean Claude, Poteur Catherine, Thévenon Luc, Les possessions de l’abbaye Saint Eusèbe de Saignon dans la Haute Vallée du Var XII, XIV ème siècles dans « l’abbaye Saint Eusèbe  de Saignon et ses dépendances », les cahiers de Haute Provence 5 pages 233, 259

 

Raybaud Claude et Richard Wacogne, Chapelles et hameaux oubliés des Alpes Maritimes, Editions Giletta , 2007

 

Thévenon Luc,  conservateur en chef du patrimoine honoraire


TURBIE (LA)06320 CHAPELLE SAINTE CATHERINE

 

 Elle était située sur la Via Julia à la sortie ouest de La Turbie au carrefour de la route de Laghet et de la grande corniche. Ce carrefour a été remanié plusieurs fois aussi l'emplacement exact n'est pas déterminé très précisément. Cette chapelle est mentionnée sur de nombreuses cartes anciennes.

Des vestiges étaient encore visibles vers 1960.

Etait-elle dédiée à Sainte Catherine de Sienne qui l'a empruntée lors de ses tractations fructueuses pour ramener la papauté d'Avignon à Rome dans les années 1380 ou plus vraisemblablement à Sainte Catherine d'Alexandrie

Un tableau de cette dernière dû au peintre Jaunès Macep de Valence, élève de Raphaël, se trouve au fond à droite de l'église de La Turbie ?

 Philippe Casimir (3), ancien maire de La Turbie, indique page 297 à propos de la colonne commémorative de Charles Félix : « De l'autre côté sont les ruines d'une petite chapelle éventrée pour le passage de la route nationale.

On voit encore, bordant la route, le mur Est de cette chapelle consacrée à Sainte Catherine, et ce vestige révèle, bien que dégradées, des images de saints de style gothique sur fond rouge ».

La colonne dédicatoire du Roi Charles Félix, située aussi au carrefour a été légèrement déplacée dans la deuxième moitié du XXème siècle.

On peut situer la chapelle, d’après deux photos anciennes sur le côté gauche de la Grande Corniche en allant vers Nice, entre le chemin des Vignasses et le chemin du Serrier (distance 70 mètres environ). Sur la photo prise du chemin de Ghessa on voit une petite construction au départ du chemin du Serrier, mais on voit aussi un arbre avec une voiture garée dessous.

C’est plutôt près de cet endroit que se serait trouvée la chapelle, donc un peu à l’ouest du départ du chemin des Vignasses

Selon l'abbé Bonifassi (2) la chapelle daterait du XVIème siècle. Dans l'article 203 il dit (le texte est en italien) qu'au moment de la construction de la route militaire de Nice à Menton (grande corniche) le génie militaire aurait pu sauver la chapelle s'il n'avait été alors ennemi de ce qui concerne la religion.

On peut lire dans le manuscrit 364 de la Bibliothèque nationale NAF, page 276 et 277 qu'une inscription aurait été relevée vers 1748 par un officier, recopiée en 1759 dont le texte approximatif serait le suivant : « Kedex exitent loemelina bama crispus ibrala cosconima gallue milea ».

L'abbé Bonifassi (2) qui l'a relevée lui-même donne le texte suivant : « L.Aemilius banno crispus ibzala cosconus gallus miles ».

Joseph Levrot (5), page 296, mentionne en 1910 les observations suivantes : « Chapelle sainte Catherine, sur la route de la Corniche, à l'embranchement de celle de Laghet, (en ruine).Sur un pan de mur latéral, cinq compartiments en hauteur, très dégradés, où l'on reconnaît encore cependant :1°(vers la route) un jeune homme qui semble briser une épée ou un sceptre ?2°un personnage debout, de profil 3°une femme, de face, portant dans ses bras deux enfants dont on voit la tête et une main (la figure de la femme est entièrement détruite, il ne reste que le voile) 4°une main tenant un livre ouvert ; 5°une jeune femme blonde, vêtue d'une robe unie blanche, assise de trois quarts sur une banquette, et penchant en avant, les bras tendus en un geste qu'on ne peut plus distinguer. Les fonds sont rouges ; sur la bordure inférieure, des traces de caractère gothique illisibles (noms de personnages ?). Au dessus et au dessous des compartiments, fragments de frises.

A ce qu'on peut juger par la manière, les ornements et l'écriture, ces fresques devaient être du type de celles de Venanson ».

Dans son étude de la chapelle Saint Sébastien à Venanson, dont les fresques sont attribuées à Baleison en 1481, Philippe de Beauchamp (1) page 65, décrit les scènes de façon détaillée, et nomme parmi les personnages Sainte Catherine d'Alexandrie et sa roue dentée et Saint Bernard de Menthon, mais aucun des autres noms mentionnés ne ressemble aux mots du texte de la chapelle Sainte Catherine de la Turbie. Dans sa description, Levrot ne parle pas de roue mais elle a pu exister et être effacée.

Essai d'interprétation du texte :

Relevé du XVIIIème siècle Relevé de l'abbé Bonifassi Essai de traduction
Kedex   de cedere : aller ?
Existent   existent, naissent, sont
Loemelina L.Aemilius nom propre
Bama Banno ?
Crispus Crispus crépu, frisé, ridé, veiné
Ibrala Ibzala ?
Cosconima Cosconus ?
Gallue Gallus gaulois ou coq
Milea Miles soldat

Parmi les documents sur le Turbie, citons les études de A. Franco (4) et de P. L .Malausséna (6).

Bibliographie

  1. Beauchamp Philippe de, L'art religieux dans les Alpes Maritimes, Edisud 1990
  2. Bonifassi abbé, mémoires, archives municipales de Nice
  3. Casimir Philippe, Monte Carlo et ses environs, 1903
  4. Franco André, la Turbie, sources et traces du terroir éditions Serre, 1987
  5. Levrot Joseph, Nice Historique 1910
  6. Malausséna Paul Louis, Nice Historique 1986, La Turbie au début du XIXème siècle d'après les chroniques de l'abbé Bonifassi


TURBIE (LA) 06320 CHAPELLES ET ORATOIRES

Cette étude a été faite grâce aux travaux de P.L. Malausséna (10), à ceux de A Franco (9), et suivant l'étude des cartes et documents anciens cités dans le texte.

P.L. Malausséna (10), note page 109 et note 63, les quatre chapelles visitées en 1729 par le curé du lieu.

La chapelle Saint Roch

Le texte qui figure sur la pancarte située à l'intérieur de la chapelle à gauche en entrant est le suivant :

"Située sur l'ancienne voie romaine reliant Rome à La Turbie, elle servit de lieu de recueillement aux condamnés à la pendaison au Moyen Age, la nuit qui précédait leur exécution sur le Mont Justicier tout proche.

Le Christ appendu au mur date de cette époque. Le retable provient de la chapelle Saint Antoine située actuellement sur le territoire de Cap d'Ail mais autrefois relevant de la Turbie. Sur le cadre Saint Roch, Saint Pancrace et Sainte Rosalie.

Cette chapelle fut dédiée puis consacrée à ce saint Protecteur lors de la terrible peste qui ravagea la contrée en 1631.

Laissée à l'état de ruine, elle fut restaurée et réconciliée en 1940."

Sur la carte des environs de Nice éditée par Giraud vers 1820 on voit à l'Est de la Turbie une chapelle Saint Brancail. Il s'agit probablement d'une déformation de Saint Pancrace. Or l'abbé Bonifassi (6) dans son article N° 30 parle de la chapelle Saint Roch et Saint Pancrace à un quart d'heure sur la route de Menton. On peut dès lors supposer que Saint Pancrace était l'ancien nom de la chapelle Saint Roch.

Sur la carte d'état major de 1878, une chapelle dénommée Sainte Croix pourrait également correspondre à la chapelle Saint Roch.

Un dossier sur cette chapelle existe aux Archives Départementales sous le numéro E 084/09M006 en date du 1er janvier 1905.

P.L. Malausséna (10), page 110, montre des photos avant et après la restauration faite grâce à l'abbé Matt avant 1940.

Chapelle Sainte-Catherine

Cette chapelle fait l'objet d'un dossier particulier. voir ci-dessus

Chapelle Saint-Bernard

En ce qui concerne cette chapelle s'agit-il de Saint Bernard de Menthon protecteur de la Savoie, ce qui est le plus vraisemblable, ou de Saint Bernard de Clairvaux ?

Elle aurait été détruite en 1822 pour la création du cours Saint Bernard. Saint Bernard de Menthon serait le protecteur des voyageurs au passage des cols, exemple Grand et Petit Saint Bernard dans les Alpes du Nord, ce qui pourrait valoir également pour la chapelle de la Turbie et pour la chapelle Saint Bernard de Peille. Elle devait se trouver en bordure de la Via Julia.

L'abbé Bonifassi (6) parle du cours Saint Bernard déjà créé en mai 1823, note 176 voir aussi PL Malausséna (10).

Eglise Saint-Michel

Ce monument a fait l'objet d'un article dans le livre de A. Franco (9).

A l'entrée se trouve une description des tableaux.

La table de communion provient du monastère de saint Pons à Nice.

Bien que cet avis soit controversé, il se pourrait que les indemnités versées par Monaco en 1760 à la conclusion du traité qui mit fin à la querelle des limites, aient permis de dégager des crédits pour aider au financement de l'église.

PL Malausséna (10) parle de l'église en page 108, et mentionne les notes de l'abbé Bonifassi au sujet de cet édifice.

Chapelle Saint-Esprit

Au quartier Saint Esprit. Elle a été transformée au début du XXème siècle en école. A son emplacement se trouve maintenant le parking de la place Jean Jaurès. C'était un bâtiment long parallèle à la rue avec un petit campanile. La rue le long de la chapelle s'appelait dans le temps « rue de l'hôpital ».

Elle a été détruite à la fin des années 1940. Certaines pierres ont été remises dans l'enceinte du trophée, leur possible provenance d'origine.

Cette chapelle a fait notamment l'objet d'un dossier aux Archives Départementales : E 084/09M 007 1933/1937.

Selon P.L. Malausséna, (10) page 109, elle aurait servi pendant la révolution de grenier à foins.

On peut la distinguer sur des photos anciennes présentées par Michèle Bertola Vanco (5).

Chapelle de l'Assomption

Selon PL Malausséna, (10) page 109, citant l'abbé Bonifassi, elle se trouvait près de l'Hôpital au quartier Saint Esprit, mais en 1825 était détruite depuis fort longtemps.

Chapelle Sainte Vierge de Piété

Elle a été mentionnée par André Franco (9) page 182 : « Deux chapelles au centre du village, place Saint Jean: la chapelle Saint Jean Baptiste, oratoire de la confrérie du gonfalon ou des Pénitents Blancs de la communauté qui cessera ses activités à la fin du XIXème siècle et la chapelle « Sainte Vierge de Piété ». Cette chapelle serait connue par le cadastre de 1702.

Selon PL Malausséna (10) page 109, elle aurait servi de local de la boucherie.

Quartier Saint-Michel

Dans ce quartier il y eu peut-être une chapelle ou un oratoire car sur les anciennes cartes, le quartier au début de la route du mont Agel est dénommé Saint Michel. L'existence d'une chapelle à cet endroit (ou d'un oratoire) serait logique car il y avait une chapelle sur chaque route partant du village. Même le quartier perd progressivement sa dénomination ancienne car il est dénommé actuellement la Puada - Saint Michel.

Chapelle ND de Trey ou de la Trêve

Elle se serait trouvée au quartier de Laghet ?
Cette chapelle a fait l'objet d'une étude par le chanoine Baudoin (3) Tome II chapitre III.
Il n'a pas pu la situer exactement mais la rattache aux environs de Laghet. Elle a fait l'objet d'un incident au XVème siècle qu'il a décrit réf (4).

Au point de vue étymologie il avance notamment deux hypothèses, l'une reliée au terme trêve ; l'autre basée sur le fait qu'à Saint Jean la Rivière le terme " Trei " équivaut à chemin. Le sens serait alors ND du chemin.

Trei peut-il être rapproché du terme draille ?

A propos de chemin on trouve en plusieurs endroits des chapelles ND de Vie (Mougins 06, Gréolières 06, Valloire 73 sur la route du col du Galibier). Vie serait une déformation du terme latin "via". On retrouverait ainsi l'appellation ND du chemin.

Chapelle Saint-Joseph

Figure sur la carte de Bourcet (7) à peu près contemporaine de la carte du chevalier Millet.

Sur la carte de Millet de 1747 est mentionnée au Nord Est de Laghet une chapelle sans nom. Il pourrait s'agir de cette chapelle éventuellement située sur le chemin de la Turbie à Peille par l'Ouest du mont Bataille (chemin du Braousch) Cette chapelle était-elle la même que celle connue sous le nom de ND de Tre ? Voir ci-dessus.

Chapelle Saint-Pierre

L'emplacement de la chapelle Saint Pierre est exactement connu par les cartes anciennes. Elle a été démolie lors des travaux de construction de l'autoroute. Les ruines étaient encore visibles en 1975. Elle se trouvait immédiatement à l'Est du ruisseau de Saint Pierre et à peu près à sa source. La présence de cette source est peut-être à l'origine de l'implantation de cette chapelle. Sur le cadastre de 1872 (A. D. microfiche 149/18 La Trinité D2) la ruine est encore mentionnée. Elle a été photographiée par le Docteur A. Baréty (1) et il indique page 31 "le mur qui regarde la voie présente tous les caractères d'un mur romain à petit appareil". L'axe de la chapelle était parallèle à la voie. Le ruisseau de Saint Pierre en général à sec se jette dans le Laghet un peu en aval du ruisseau de l'Esperaye.

Chapelle des Capucins

Figure sur la carte de la Bibliothèque de Cessole Nb 11 de juin 1745 à l'ouest du vallon supposé de Fontdivine. Comme cette carte n'est pas précise, il pourrait éventuellement s'agir de la chapelle Saint Roch.

Oratoire (de saint Barthélemy ?)

Il se trouve sur le chemin des Moulins à 70 mètres en aval du débouché sur la route des Révoires, du côté droit en descendant. La niche a été récemment restauré et fermée par un panneau vitré. On peut voir au fond une peinture représentant un homme nu debout, drapé, regardant à gauche de 35 cm de haut environ. Il tient dans sa main gauche un livre appuyé aussi sur sa jambe gauche. Sur la face de l'oratoire en bs on peut voir une statue de Madone et au dessus de la niche une petite statue d'angelot ; Divers objets de culte sont à l'intérieur de la niche sur des étagères en maçonnerie.

Sainte-Marie

Le plateau Sainte Marie est constitué par l'extrémité Ouest des terrains du golf du Mont Agel. Ce toponyme vient-il d'une ancienne chapelle ou d'un ancien oratoire ?

Saint-Pons

Il existe dans le village un « carrugio San Puons », près du four dont le toit est surmonté d'une croix. On peut imaginer l'existence ancienne d'une chapelle ou d'un oratoire à cet endroit.

Chapelle Saint-Tibery appelée aussi Chapelle de la Turbie

Cette chapelle est mentionnée à cause de son nom bien qu'elle soit sur le territoire de Peille.

Elle figure sur la carte de 1602 (8), sous le nom de s Iberio.

Le chanoine Baudoin (2) écrit page VI 19 : « Au XVIIIème siècle le mont Agel se dénommait aussi monte de santo Tiberio. Or ni un saint ni les ibères ne sont à l'origine de ce vocable mais bien plutôt l'empereur Tibère lui-même à qui l'on avait élevé probablement un oratoire en ce lieu; plus tard cet oratoire fut canonisé en saint Tiberi ou Tibère et l'on bâtit une chapelle à ce dernier sans doute au Moyen Age. Cette chapelle était située (jusqu'au siècle dernier) sur le flanc nord du mont Agel et à l'ouest du pas des Cabanelles, certaines la dénommaient « chapelle de la Turbie ».

Elle figurait effectivement sur la carte d'état major de 1878 au 1/80000ème sous ce nom et à côté d'elle était mentionnée une tour. Une recherche effectuée sur la croupe qui sépare le vallon du Gayan du vallon du Faissé a permis de retrouver, près du chemin de Saint Martin de Peille au col des Cabanelles, une construction rectangulaire qui pourrait correspondre à cette ancienne chapelle. Voir plan.

GPS Lambert III (X= 1007.627, Y=3175.995, Z=673).

Le grand axe de la construction est orienté vers l'azimut 50°. Les dimensions extérieures estimées, étant donné l'importante végétation broussailleuse, sont de 10m X 6m. Les murs atteignent encore plus de 3m de haut. Leur épaisseur est de 40 cm environ. Dans les parois sont inclus de nombreux morceaux de tuiles mais il faudrait faire un nettoyage pour voir s'il y a des traces de tegulae. On voit à 20m environ au nord de cette construction des traces de ce qui aurait pu être une tour de 2m de diamètre intérieur environ, sous forme de monticule. Du site on voit la tête de Chien au sud, le radom ouest du Mont Agel à l'est et l'observatoire de Saint Martin de Peille à 200m environ dans l'azimut 220°.

Louis Pierrugues (11), dit avoir assisté en présence d'un officier au démontage soigné d'un petit bâtiment au moment de la construction du fort du mont Agel, et il dit à ce sujet « quelques mètres plus bas du sommet du mont Agel.une masure délabrée de 3m x 4m ancien temple d'Hercule devenue saint Tibéry » ; Il indique par ailleurs ne pas avoir trouvé de mobilier. Ce texte est un peu surprenant, et l'emplacement ne correspond pas à celui décrit ci-dessus.

Bibliographie

Baréty André - Les voies romaines depuis Vintimille ou soit la Roya jusqu'au Var et leurs bornes milliaires - Nice 1910 - bibl. BB - La Turbie.
Baudoin Louis (chanoine)- Mélange d'histoires - ADAM 21 J 22 - Tome II chapitre III
Baudoin Louis (chanoine)- Monaco et l'Agel avant le 5ème siècle - ADAM 21 J1
Baudoin Louis (chanoine)- Les rives d'Azur No 484 Un fait divers au 15ème siècle ND du Tre
Bertola Vanco Michèle, La Turbie, images et écrits
Bonifassi, mémoires, Archives Municipales de Nice
Bourcet et d'Arçon, carte de Provence dite des frontières de l'est, 1778
Carte de 1602, Gustave Saige, documents historiques relatifs à la Principauté de Monaco depuis le XVème siècle Tome I Monaco Imprimerie du Gouvernement, 1888, pp LXXI-LXXIV ; et Tome III Monaco 1881. Voir aussi archives du Palais de Monaco A 178. Voir aussi C. Passet, référence ci dessous et les limites territoriales de Monaco d'après la carte de 1602, Annales Monégasques N°20 avec transcription des toponymes par C. Passet (non signé)
Franco André, la Turbie, sources et traces du terroir éditions Serre, 1987


 

VALDEROURE ( 06750) CHAPELLE SAINT-LEONCE

Cette chapelle restaurée il y a quelques années, présente des caractéristiques intéressantes. Ses coordonnées, (Lambert III), sont les suivantes : X=0950.109, Y=3175.373, Z=1100.

Selon Aubenas (1), le prieuré et la chapelle relevaient des religieux lériniens.

Girardin (2), Tome II, page 60 et 131, raconte l'histoire de deux évêques de Fréjus au Vème siècle, Saint Leonce premier, et Saint Leonce martyr.

Fenêtre dite des lépreux

Il s'agit d'une embrasure située sur la façade ouest à 3 mètres de hauteur environ actuellement, mais qui devait être accessible de plain pied au Moyen Age. Selon le voisin de la chapelle, cette fenêtre permettait aux lépreux de suivre la messe et d'accéder au bénitier haut scellé dans le mur à l'intérieur de la chapelle en passant la main par l'embrasure. Il y a un autre bénitier à droite de l'entrée à hauteur normale.

Façade Sud

A la base de l'angle Sud Ouest on voit de grosses pierres en réemploi dont une avec des restes de colonnettes.

Corbeaux

Les deux corbeaux qui se trouvent à la naissance de l'arc en plein cintre qui sépare la nef du chour sont simples mais différents l'un de l'autre, utilisés en réemploi.

Statue en noyer

Cette statue en buste, moderne, est en noyer. Elle est destinée à être portée en procession sur un brancard.

Sarcophage

Il se trouve devant la chapelle. Il est cloisonné et l'on distingue bien les deux cloisons d'extrémité. Il y avait probablement 5 cloisons à l'origine pour recevoir peut-être des urnes funéraires d'incinération.

Sur la face avant une inscription a été gravée.

Ce sarcophage a fait l'objet de la note 224 de l'inventaire archéologique Forma 1931. Il a été décrit en détail par Sénéquier (5), page 399 et 400, et dans P. Goby (3), page 160. Voir aussi Laurence Lautier (4).

 

Bibliographie

  1. Aubenas, Séranon et Valderoure, un territoire féodal, castrum 1999
  2. Girardin, Histoire de la ville et de l'église de Fréjus, 1729, à Paris, chez la veuve Delaulme rue saint jacques à Paris
  3. Goby. P, Congrès Soc. Sav. Prov. 1906
  4. Lautier Laurence Relations habitats nécropoles : premières approches pour une meilleurs connaissance de l'implantation humaine dans l'Antiquité, Habitat rural antique dans les Alpes maritimes, Editions APDCA actes de la tables ronde 22 mars 1999
  5. Sénéquier, Ann. Soc. A.M., 1885