Photo Mise Mise à jour novembre 2010

Chapelle St-Jean à Belvédère

CHAPELLES ANCIENNES


Ce dossier est consacré à des chapelles ou églises anciennes, souvent en ruines voire disparues et le classement est fait par commune.

Le numéro 189 décembre 2009 du magazine Sourgentin a été consacré aux chapelles et oratoires du pays niçois où 400 chapelles ont été répertoriées et classées.

Certaines chapelles font l'objet d'un dossier particulier

Mise à jour mars 2017

Belvédère 06450- Chapelle Saint Jean

Bendejun 06390 Chapelle Saint Bénédé

Bezaudun les Alpes 06510 Notre Dame du Peuple

Cabris 06820- Chapelle du Mounestier

Carros 06510 - chapelle Saint Christophe

Coaraze 06390- Chapelle bleue

Contes 06390 chapelle Santa Anna

Entrevaux 04320 -chapelle de l'Hôpital de Glandèves

Eze 06360 -Chapelle Sainte Brigitte

Eze 06360 -Chapelle de Saint Laurent d'Eze

Lantosque 06450 - Chapelle de la Balma

Peille 06440 - Chapelle de Saint Jean d'Ongrand

Peille 06440- Chapelle de Panco

Pierrefeu 06910 - Chapelle de la Sainte Baume

Saint Etienne de Tinée 06660 - Chapelle du Riou blanc Roya

Saint Vallier 06460 - chapelle Sainte Luce

Tende 06430 - chapelle Saint Lazare

Thorenc 06 - chapelle du Castellaras

Touet de l'Escarène 06440- Chapelle des Barres de Saint Sauveur

Trinité (la) 06340 - Chapelle Sainte Anne

Turbie (la) 06320- Chapelle Sainte Catherine

Turbie (la) 06320- Chapelles et oratoires

Utelle 06450-chapelle de la Villette

Valdeblore (la Bolline) 06420 - Eglise Saint Jacques le Majeur

Valderoure (06750) - Chapelle Saint Leonce


BELVEDERE (06450)  - CHAPELLE SAINT JEAN


Ce dossier ne prétend pas apporter de novation sur cette chapelle mais comme elle est en ruines, les plans ont été levés et des photos faites pour en conserver un témoignage.

 

Cette chapelle située au plateau Saint Jean au dessus du village, déjà déclarée ancienne chapelle en 1865 par le colonel Wagner, a peut-être été construite sur un sanctuaire antérieur. Les lieux ont été bouleversés par des fortifications militaires mais des gros murs côté sud de la chapelle pourraient faire penser aux restes d'une enceinte

On peut encore observer des naissances d'arcs sur la façade Ouest encadrant les fenêtres. La chapelle est pratiquement orientée au Nord. Un bâtiment militaire a été construit à l'intérieur de la chapelle


BENDEJUN (06390) -CHAPELLE SAINT BENEDE


 

Prospection J Sarale, R barbès,

Photos J Sarale

Mise à jour novembre 2010

Elle se trouve sur un petit promontoire : x= 997.911, y=3182.110, z=578, qui domine la vallée du Paillon.

 

Historique

 

Th. Bermond a écrit un article sur l’historique de cette chapelle () pages 50 et 51. C'est cet article qui est repris dans  PCAM () page 283, où l'on peut lire « cette chapelle appartenait à l’ancienne famille Martini. Saint Benoit patron de la paroisse, faisait l’objet d’une dévotion particulière. Pour implorer sa protection pendant les années de sècheresse, les fidèles montaient pieds nus le chemin qui mène à la chapelle. La toiture s’est effondrée lors du tremblement de terre du 28 février 1887 »

 

Prospection

 

De gauche à droite:

Plan

Entrée vue de l'intérieur

Mur intérieur nord

Mur extérieur sud avec ancienne porte

Elle est en ruines et envahie par la végétation.

Cette chapelle est rectangulaire avec une porte cintrée au nord ouest surmontée d’une fenêtre rectangulaire, deux niches sur la côté gauche qui semblent être d’anciennes fenêtres bouchées, deux fenêtres sur le côté droit.

Dans le mur derrière l’ancien autel on remarque un encadrement rectangulaire qui a pu recevoir peut-être jadis un tableau.

Une corniche constituée de petites briques plates, court tout le long des parois.

Au sol on voit des tuiles provenant d’une toiture vraisemblablement sur charpente.

A l’extérieur côté sud est, entre les deux fenêtres on observe une ancienne porte voutée bouchée par la suite.

Autour de la chapelle on reconnaît une plateforme surélevée par rapport au sol de 3.5 m de large environ.

L’accès à la chapelle se fait par un chemin surélevé par rapport au sol de 1m environ bordé de deux murs de soutènement, d’une cinquantaine de mètres de long depuis une piste reliant le quartier la Part au quartier Roquebillière.

A cet endroit devait se trouver un ancien chemin disparu.

Si aucun entretien n’est fait, certaines parties de la chapelle vont s’écrouler

 

Bibliographie

 

Bermond Théophile – Mon village Bendejun – Editions Serre – Bibliothèque Nucéra Nice 944 94 BER

 

Patrimoine des communes des Alpes Maritimes, éditions Flohic, 2000

 


BEZAUDUN LES ALPES (06510) CHAPELLE NOTRE DAME DU PEUPLE


Prospection Henri et Olivier Guigues, Roger Picco, Jacky Sarale Raoul Barbès

Photos Olivier Guigues, Jacky Sarale

Mise à jour juin 2011

Cette chapelle daterait du Xème siècle puis a subi diverses modifications.

Sur la carte de Cassini du XVIIIème siècle, elle est notée simplement « ND »

Elle a été décrite de façon détaillée dans plusieurs documents  consultables sur Internet:

- Chapelle ND du Peuple, inventaire général, Ministère de la Culture,  M Heller, G Roucaute 1993

- Conseil Général 06, Inventaire départemental du patrimoine  culturel, JC Poteur

chapelle Notre Dame du Peuple Bezaudun

De gauche à droite:

vue générale de l'intérieur, vue du tableau avec la mention de la date d'exécution et de restauration

 

De gauche à droite: voute de l'entrée, motifs sculptés et svastikas

Détail de la gênoise de l'abside avec les tegulae en réemploi marquées d'une astérisque.

Dans les déblais en amont de la chapelle on observe également des restes de tegulae

- un article de PCAM () page 313 qui indique :

« Ancienne église paroissiale, la chapelle comporte une nef  à trois travées ouvrant sur une abside semi circulaire. Elle a été probablement remaniée vers la fin du XIIIème siècle  ou au début du XIVème ; la couverture en charpente de la nef  est alors remplacée par une voute en plein cintre, l’abside est déplacée et reconstruite, la tour clocher et un des bas côtés de la nef sont déplacés. La toiture de l’abside  conserve des tuiles plates  de type tegulae en réemploi  attestant l’existence, à proximité de la chapelle, d’un habitat antique important »

A propos du retable l’article indique :

«  La composition du retable notamment  dans le traitement de l’angle du visage et des plis des draperies  dans l’opposition chromatique  vert-rouge, permet d’attribuer cette oeuvre à Ludovic Bréa. La Vierge abrite tous les croyants sous son large manteau : elle est encadrée  de Saint Jean Baptiste avec son agneau et de saint Antoine le Grand accompagné de son cochon ; cet animal lui est associé  car ce saint était réputé  guérir le mal des ardents, se caractérisant par un manque de matières grasses, de lipides. Autour sont représentées  des scènes de vie de Marie : l’Annonciation, la Visitation, la Nativité »

En bas du tableau qui représente la Vierge de Miséricorde avec son manteau ouvert on peut lire FACTUM FUIT 1556  ET REFECTUM 1783.

Mais le tableau ne peut pas être de Ludovic Bréa décédé vers 1522-1525, ni d’Antoine décédé en 1526 ou 1527. C’est peut être la restauration de1783 d’un éventuel tableau de François Brea qu’il faudrait pouvoir analyser plus en détail,  qui lui a donné un caractère un peu naif. Paul Roque () note, page 13 « auteur inconnu ».

Le cercle Bréa selon J Sarale ne le mentionne pas.

En ce qui concerne François Bréa, il a notamment peint une immaculée à Sospel peut-être en 1540, et une Vierge du Rosaire à Saint Martin d’Entraunes en 1555 mais les visages sont beaucoup plus fins.

Sur le galon de la robe  de cette dernière est noté en particulier « ora pro populo dominum ».

« Populus » est latin, « poble ou pople » niçois et « popolo » italien

 

Sur la clé de voute de la porte est sculpté un cœur, et le nom de la chapelle est peint et au dessus peint sur mortier Notre Dame du Peuple. Cette dénomination est peu courante, cependant on la trouve à Draguignan et à plusieurs endroits Notre Dame des Peuples ;

Sur les deux battants de la porte en bois est sculpté en partie haute AVE MARIA entre deux rosaces  et en partie basse sont sculptés des motifs de svastika dextrogyres. On trouve ce même motif mais à six branches sur les voutes du Monastère de Cimiez à Nice.

 (article en préparation sur les svastikas)

La chapelle se trouve en contrebas d’un site préhistorique sur le petit sommet au nord décrit par G Brétaudeau ()

On remarque la présence dans la pente de fonds de cabanes et de tegulae

 

Bibliographie

 

Brétaudeau Georges - les enceintes des Alpes Maritimes -éditions IPAAM

PCAM Patrimoine des Communes des Alpes Maritimes, éditions Flohic 2000.

Roque Paul – les peintres primitifs niçois – Serre éditeur 2001


CABRIS (06820)  - CHAPELLE DU MOUNESTIER


Cette chapelle a fait l'objet d'une publication à l'intérieur d'un article de G. Brétaudeau (1), page 63, sur le site du Mounestier.

Ella fait également l'objet d'une étude ainsi que le site de la part de Pierre Jacques de Castel (2), pages 60 à 66.

Il situe la construction vers la fin du XIème siècle ou le début du XIIème siècle. En 1665 sa reconstruction était envisagée, et il y avait encore 30 maisons dans ce village qui a pris divers noms : Mostayret, Moustayret, etc. Il qualifie la petite porte de la chapelle de « pélasgique ».

Daniel Thiéry décrit le site comme castrum de Sancti Panducci.

PCAM (3) page 876, indique "cette église était attachée au castrum de Sancto Pnadocio, cité au Moyen Age et associé au castrum de Cabris"

Cette chapelle est en ruines et risque de disparaître rapidement.

Elle est notamment intéressante par la particularité des deux encadrements de portes encore visibles au moment des relevés, et qui sont décrits ci-dessous en détail.

Le qualificatif de chapelle est employé, bien que la surface soit de 48m2 environ, et elle a pu comporter un étage partiel.

Elle est orientée à l'Est. Le mur Sud et la demi abside côté Sud subsistent encore sur 5 à 6 m de haut, ainsi que la base du mur Ouest et on peut observer l'assise du mur Nord. Les dimensions approximatives de la partie rectangulaire sont de 6.20m de large et 7.35 m de long ; le rayon de l'abside et de 2.80m environ. Le sol intérieur a été bouleversé.

La partie subsistante du mur Sud mesure 6.40m de long, 5m de hauteur moyenne et 90 à 95cm d'épaisseur. Côté intérieur, et à 3.5m de haut se trouve un encorbellement en saillie de 10cm et au dessus le mur est en retrait de 5 à 10 cm par rapport à la partie basse. Le mur est percé de deux portes, une en plein cintre côté intérieur et en ogive côté extérieur, et une plus petite avec un linteau plat. On observe entre les deux portes un contrefort de 45 cm de large et de 20 cm de saillie sur l'intérieur, dont les pierres ont été arrachées en partie basse. L'encorbellement tourne autour du contrefort. Au dessus de la grande porte se trouve une fenêtre de 80 cm de haut et 50 cm de large avec linteau plat côté intérieur. Au sommet du mur, mais légèrement décalés vers l'Est par rapport à la grande porte, deux piédroits de 1m de haut et 60 cm de large environ sont visibles, et menacent de tomber. Les pierres sont montées avec soin par lits horizontaux qui ont entre 15 et 23 cm de haut. Contre l'abside, côté intérieur, le mur présente un joint sec du haut en bas. A l'extérieur quelques pierres en saillie au dessus et à gauche de la petite porte pourraient être les restes d'un écusson de 0.80cm de large et 1m de haut environ.

Les deux ouvertures côté Sud sont très originales car les portes tournaient pour s'ouvrir autour d'un axe horizontal en partie haute comme des sabords de bateau.

L'encadrement de la grande porte comporte trois parties : côté intérieur et sur 45 cm d'épaisseur, les pierres des piédroits sont en continuité avec les lits de pierre de la partie courante. La hauteur à la clé est de 2.15m environ et la largeur de passage de 1.15 m. Les piédroits sont percés de deux trous en partie haute, un à droite et un à gauche, et de deux trous plus petits à mi hauteur servant à enfoncer une pièce de bois permettant de bloquer le panneau de façon classique. Le trou de droite (vu de l'intérieur) a une profondeur de 9 cm et celui de gauche de 1.25 m de longueur. La pièce de bois se mettait donc en place par la gauche. L'épaisseur autorisée pour le panneau était de 7 à 8 cm.

La partie extérieure est légèrement ogivale. La hauteur à la clé est de 1.95m et la largeur de passage de 1.03m. L'encadrement extérieur servait de battue au panneau qui s'ouvrait vers l'intérieur. Les trous pour le passage de l'axe ont 40 cm à gauche et 27 cm à droite (vu de l'intérieur).

L'encadrement de la petite porte comporte également trois parties; le linteau intérieur est 5 cm plus bas que le linteau extérieur. La largeur de passage est de 60 cm. La partie centrale de l'encadrement est plus haute et comporte également deux trous en partie haute et deux en partie basse. Il n'y a pas trace de gond. La finition de la partie supérieure des trous montre nettement un arrondi en enduit de 8 à 10 cm de diamètre. A l'inverse de l'autre ce panneau s'ouvrait vers l'extérieur. Ce panneau du fait de la position de l'axe par rapport au linteau extérieur ne pouvait s'ouvrir complètement.

L'abside est décalée de 40 cm à l'intérieur par rapport au mur Sud. Son épaisseur est la même que celle du mur Sud. La qualité de la maçonnerie est moins bonne que celle du mur Sud. Sur le mur on peut remarquer 7 trous de section carrée de 10 à 12 cm de côté, la plupart traversant (boulins ?). On peut s'interroger sur la présence partielle d'un premier étage (tribune), avec la poutraison portant sur l'encorbellement. Mais l'appui de la fenêtre côté Sud est plus bas que l'encorbellement. Cette fenêtre à double ébrasement est en plein cintre côté extérieur et à linteau droit côté intérieur. Deux restes de muret ont peut-être servi à supporter une cloche.

Côté Sud de la chapelle existent encore les fondations d'un local de 4.10 m de long et 2.70 m de large. La grande porte débouche à l'intérieur du local et le mur tombe au milieu de la petite, ce qui fait dire que ce local est probablement postérieur à la chapelle. Le fait qu'une porte s'ouvre vers l'intérieur et l'autre vers l'extérieur contredit l'hypothèse d'un caractère défensif éventuel de ces portes.

Ce bâtiment est original dans certains de ses détails et il serait intéressant d'essayer de conserver ce qu'il en reste.

En 2004, cette chapelle a également fait l'objet d'une étude détaillée sous la direction de Marie Hélène Froschlé-Chopard (4) , pages 76 et 77.

Photos J Sarale

Une nouvelle visite du site en 2011 n'a pas fait apparaitre de dégradation notable de la chapelle. La végétation a beaucoup poussé. Le bloc de moulin antique signalé par G. Brétaudeau derrière l'abside n'a  pas été retrouvé, au mieux il est dans un musée, au pire il a été volé.

Bibliographie

  1. Brétaudeau Georges, Mémoires de l'Institut de Préhistoire et d'Archéologie Alpes Méditerranée, Tome XLII, année 2000, éditions IPAAM
  2. Castel (de) Pierre Jacques, le marquisat de Cabris, bibliothèque Nucera, Nice
  3. PCAM Patrimoine des communes des Alpes Maritimes, éditions Flohic, 2000
  4. Froeschlé -Chopard Marie Hélène - Dieu et les hommes en pays de Haute Siagne - éditions Serre 2004


CARROS (06510) - CHAPELLE SAINT CHRISTOPHE


Photos et recherches Henri Guigues

 

Cette ancienne chapelle des pénitents blancs est maintenant une maison d’habitation.

 

Elle possède un linteau de porte original et à la base d’un mur se trouve une pierre en réemploi avec une inscription latine

 

Bibliographie

PCAM Patrimoine des Communes des Alpes maritimes éditions Flohic 2000


COARAZE (06390)  - CHAPELLE BLEUE


Cette chapelle se trouve à quelques centaines de mètres à l’ouest  du village sur le chemin du col Saint Michel.

Selon G.Casalis () page 279, elle a été reconstruite vers 1835 sur l’emplacement d’une chapelle détruite à la Révolution par les républicains français. Elle a conservé le même vocable de Notre Dame de la Pitié.

Mais elle est aussi appelée Notre Dame des sept douleurs ou encore chapelle du Gressier car près de la chapelle les paysans disposaient des claies pour faire sécher les figues. Le lieudit s’appelait Gressier. Voir à ce sujet Bois Notre Dame Antibes

En 1962 elle a été décorée par l’artiste Ponce de Léon dans des tonalités bleues d’où l’appellation de chapelle bleue. Cette chapelle est mentionnée dans PCAM () page 301.

Elle a fait l'objet d'un poème de P. Isnard dans Nice Historique de 1927, page 453, dédié à Louis Cappatti. "A la Madonna dau Graissier"

 

Bibliographie

 

Casalis Gioffredo Dizionario geografico storico statistico commerciale compilato per cura del Professore e Dottore di Belle Lettere  - volume V

 

PCAM – patrimoine des communes des Alpes Maritimes - éditions Flohic


CONTES (06390) CHAPELLE SANTA ANNA

 


Prospection et photos : Jacky Sarale

Mise à jour mai 2011

 

Elle est en ruines. 

Cette chapelle figure sur la carte Top de 1763 ()

Coordonnées 43 48 46 7 N, 007 18 18 6 E

X= 999.478,  y= 3180.167, z=324

 De gauche à droite:

carte, mur extérieur nord, mur intérieur nord

On voit encore les deux murs Est et Nord

Le mur Nord présente des traces de peinture bleu et rose sur le côté intérieur.

Le mur Ouest a disparu

La chapelle est orientée au nord est  et ne comportait pas d’abside apparemment

Elle se trouvait sur le chemin de Contes à Bendejun

Bibliographie

Carte Top per A e B Nizza m1 n5. conservée aux archives Royales de Turin


ENTREVAUX (04320) CHAPELLE DE L'HOPITAL


Mise à jour octobre 2012

photos Henri Guigues

C ’est un reste de l’ancienne cathédrale dont elle constituait le choeur

Elle est orientée à l’est.

C’était au XVIIIème siècle le chœur de la chapelle du séminaire.

De gauche à droite:

Façade ouest, départ d'arc,

base 

De gauche à droite:

abside, fenêtre bouchée et différences d'appareillage

De gauche à droite:

aspects de la voute et fond du choeur

De gauche à droite: ébauche de peinture de Christ, colonne et chapiteau

Elle comporte des traces de peinture dans la coupole et une ébauche de peinture de Christ sur le côté droit.

On peut observer aussi des fausses nervures en faux marbre dans la coupole. Du XIIème siècle au début du XIVèmme on rencontre dans la région des coupoles avec nervures par exemple dans l'église de Saint Rafeu à Saint Raphael dans le Var

On peut encore voir deux colonnes avec des chapiteaux très simples

Elle a été restaurée dans les années 2000, car elle a servi de grange jusque vers 1990.

Elle est dédiée à Saint Louis qui est l’objet d’une dévotion particulière à Entrevaux, notamment dans l'église cathédrale, la chapelle de Glandèves sur la colline de Gourban, un oratoire dans le quartier de la Sedz

 


EZE (06360) CHAPELLE SAINTE BRIGITTE


Mise à jour novembre 2010

Son histoire a été décrite en détail par Charles Alexandre Fighiera  () pages 101 à 103, qui écrit notamment :

«  une chapelle placée sous le vocable de Sainte Brigitte avait été construite au pied de l’habitat, à la Colette, au bord du chemin ducal, qui de Nice conduisait à Menton en passant par Eze et la Turbie ».

Elle était active au XVIIème siècle, à la Révolution elle était en ruines.

 

Sur une carte de 1763 () conservée aux Archives Royales de Turin,  elle apparaît à la croisée du chemin qui venait du col d’Eze et de celui qui se dirigeait vers la Turbie, qui sont devenus depuis des routes départementales

La grande corniche ne sera construite qu’une quarantaine d’années après l’établissement de cette carte.

Sur la même carte on trouve la mention « Osteleria » sur le chemin de la Turbie après avoir traversé le vallon.

Fighiera () pages 178, 142, en utilisant le terme Hosteria, mentionne à plusieurs reprises des auberges sans mentionner leur position précise à partir du XVIIème siècle. Après la création de la Grande Corniche seront créées des auberges dans le quartier de Pical

Sainte Brigitte serait allée à Rome. On peut imaginer qu'elle ait pu passer par Eze


Bibliographie

Fighiera Charles Alexandre - Eze- Serre éditeur 2000

Carta Top per A e B, Nizza m1 – 1763

 


 

EZE (06360) CHAPELLE DE SAINT LAURENT D'EZE


Photos Françoise Prost

Mise à jour juillet 2012

Ce dossier est destiné à compléter une étude sur le Prieuré rural de Saint Laurent d'Eze.

Le Prieuré a fait l'objet d'une étude de la part de Charles Alexandre Fighiera () pages 81 à 83

Une visite détaillée de la chapelle a pu être effectuée en présence de Monsieur Dobril qui en est le sacristain et connait le quartier depuis cinquante ans.

Selon une plaque moderne la chapelle daterait de 1520. Au dessus de cette plaque on voit des traces de peinture sur une pierre difficilement déchiffrables.

          

De gauche à droite: Plaque avec date, façade avec arc, vue intérieure, niche extérieure, tableau des Prieurs

De gauche à droite : extension latérale, fresque de Saint Laurent, tableau de Saint laurent, statue de Saint Laurent, ancienne maçonnerie, blason de gauche du tableau (armes de l'abbaye de Saint Pons), blason des Blavet

L’examen de la façade montre que la chapelle était primitivement ouverte et l’on distingue bien l’arc en plein cintre en tuf.

En 1620 Antoine Fighiera né en 1577 mentionne dans « Nice son Comtat…. traduit par Hervé Barelli () page 303

Au mois de juillet 1620, alors que nous étions à Saint Laurent d’Eze, dont on a restauré la chapelle, souffla sur la mer un vent dont on put à peine à Cap d’Ail sauver un leude »

Des travaux de restauration et d’agrandissement ont été menés au cours du XXème siècle notamment l’extension latérale du côté droit. A gauche à l’intérieur une niche a été ainsi découverte vers 1985 et une autre sur la façade côté gauche.

A l’intérieur on peut voir une peinture ou fresque très ancienne peut être de l’origine de la chapelle derrière le Maître Autel qui  a été découverte quand le tableau accroché à cet endroit a été déplacé dans la chapelle latérale. Au sujet de la fresque de St Laurent, Gustav Adolph Mossa (1883-1971) la décrit ainsi, selon un texte de Charles Alexandre Fighiera () page 83: "En juillet 1953, au cours de travaux pour rapproprier l'intérieur de la chapelle du quartier de St Laurent d'Eze, les ouvriers en déplaçant le tableau décorant l'autel eurent la surprise de mettre à découvert une peinture murale encore assez bien conservée malgré quelques dégradations n'intéressant heureusement pas la figure principale. Celle-ci représente St Laurent, vêtu de sa dalmatique de diacre écarlate, brodée et ornée de houppes reliées par des cordons suspendus de chaque côté de sa poitrine et retombant de ses deux épaules. Il appuie son bras droit sur le gril instrument de son supplice. Son visage, plein et rond est couronné de touffes de cheveux bruns frisés. Ses lèvres sont du plus beau rouge écarlate. Un nimbe quelque peu effacé s'étend en rayons rougeâtres autour de sa tête. Le ciel sur lequel se détache la figure est d'un bleu gris pâle usé par le temps. Dans le bas s'étend un curieux paysage. A gauche il se compose d'une haute montagne rocheuse de teinte claire presque blanche, complètement dénudée et se terminant par des "serres" abrupts. au pied de celle-ci on voit sur le sommet d'une éminence un village que domine en son milieu une tour crénelée. Des ondulations couvertes d'arbres verdoyants dévalent tout au tour.

Cette peinture, assez lisse de matière et qui pourrait être datée du début du XVI ème siècle, peut-être même, d'après son style, de la fin du XVe, résiste au lavage à l'eau et semble bien être exécutée à la vraie fresque, sur laquelle a été passé une sorte de vernis à la détrempe, procédé dont il était parfois fait usage pour les peintures murales non exposées au plein air afin d'en raviver l'éclat. Usée par endroits et ternie, elle est fort harmonieuse de tons dans sa gamme de rouges, calme en ses lignes et d'un beau style général. Les mains du personnage sont d'un dessin très correct, chose rare, surtout celle de gauche, un trait noir cerne par place le dessin et on retrouve dans les colorisations des plis de terrain cette teinte pourpre violacé que l'on observe dans les fresques niçoises de XV  et XVI èmes siècles.

Un encadrement, qui n'a pas été complètement dégagé du crépi appliqué à une période plus récente sur les parois et la voûte en berceau entourant l'autel représente une moulure jaune d'or sur laquelle ont été imprimées au pochoir les palmettes de couleur brune: procédé simplificateur que l'on retrouve également dans les fresques de cette époque."

Fighiera  ajoute qu'il serait souhaitable que la fresque qui décore la petite chapelle de St Laurent d'Eze soit classée et restaurée.

 Le tableau de la chapelle latérale également ancien a été restauré. Il représente Saint Laurent avec en bas du tableau des blasons à droite et à gauche. Il est vraisemblable que c’est  Dom Jean Baptiste Blavet Prieur de 1673 à 1709 qui fit peindre ce tableau représentant Saint Laurent pour la chapelle. Au bas à droite de ce tableau sont représentées les armes de la famille Blavet : d’argent à trois losanges de gueule. A gauche un autre blason comporte deux palmes entourant une crosse et il est surmonté par une mitre. Ce blason représente les armes de l’abbaye de Saint Pons

Côté droit une statue de Saint Laurent proviendrait de ce qui est maintenant la propriété Azurial.

A droite de la chapelle se trouve une maison restaurée mais ancienne avec des parties de maçonnerie en petit appareil. Dans la maçonnerie sont inclus des morceaux de tegulae en réemploi indice de l'occupation ancienne du secteur.

Un chemin part de la chapelle et rejoint la propriété Azurial.

Un panneau composé par Charles Alexandre Fighiera en 1950 donne de nombreux renseignements sur la chapelle.

Des offices  y sont célébrés le Dimanche

 

En 1927 a été créée la Société Terrienne de la Cote d’Azur qui a édité un document intéressant à plusieurs titres intitulé Domaine de Saint Laurent.

Ce document nous est parvenu grâce à l’amabilité de Monsieur et Madame Emile Calvin. La fenêtre sur rue n'existait pas à l'époque. On voit entre les maisons un porche vouté

Bibliographie

Barelli Hervé, Antoine Fighiera, De Nice son Comtat et terres adjacentes, l’Histoire naturelle et morale depuis le commencement du monde jusqu’au présent : 1638, traduit de l’italien  - éditions mémoires millénaires 2012

Fighiera Charles Alexandre - Eze - éditions Serre 2000

 


LANTOSQUE (06450) CHAPELLE DE LA BALMA


 

Prospection Louis Carlot Jacky Sarale, Raoul Barbès,

 

  

Ce sanctuaire se trouve dans un très grand abri sous roche sur la route de Lantosque à Luceram. On y accède par un escalier. L’ancien chemin de Luceram à Lantosque passait à proximité. Il est grillagé. Il est mentionné dans PCAM () page 439 sous le nom de Notre Dame de la Balma qui indique qu’il recevait tous les ans une procession dirigée par les pénitents blancs

Un autel a été aménagé au centre avec des bancs. Au pied de la table d’autel revêtu de mortier de ciment on peut lire l’inscription « PAVETE AD SANCTUARIUM » « Craignez devant ce sanctuaire », avec un N à l’envers.

A l’entrée côté sud à droite du portail se trouve un bénitier

Côté nord a été aménagé un autre autel avec un bloc de maçonnerie revêtu d’un mortier de ciment. Dans la falaise près de cet autel, un certain nombre de noms sont inscrits avec la date 1926.

SIMON J. PH

SIMON BT N

THAON Ane

ROBINI Ane

AUDA J PH

ROCHAR Curé

21-8

 

Et aussi

 1926

BALLOT
EDICG ?

EDOUARD

 

Selon PCAM (), le 24 novembre 1926 se produisit la grande catastrophe de l’éboulement de Roquebillière qui a conduit à la reconstruction de ce village sur la rive droite de la Vésubie.

Cette catastrophe a fait l’objet d’un article de R. Latouche () pages 213 et 214.

Mais l’examen de la stèle qui se trouve sur la route côté amont en aval du vieux village de Roquebillière a permis de constater qu’aucun des noms de la stèle ne correspond à ceux de la Balma

On peut voir aussi un certain nombre de grafiti.

Au fond de la grotte se trouvait peut être un troisième autel.

Yves Bernard () page 23 mentionne au sujet de Lantosque la grotte de la Balma et la grotte des limaces dans les falaises de la Vésubie. On peut se demander s’il ne s’agit pas de la même grotte. Dans certains villages on faisait des processions aux limaces, en fait des coquilles d’escargot dans les quelles on mettait de l’huile avec une mèche.

 

Bibliographie

Bernard Yves - Annuaire touristique et culturel Alpes maritimes  - éditions Edisud

Latouche Robert Nice Historique 1927

PCAM, Patrimoine des Communes des Alpes Maritimes Editions Flohic  - 2000

 

PEILLE (06440) CHAPELLE DE SAINT JEAN D'ONGRAND


Ruines de la chapelle

Cette chapelle est située en partie haute de l’arête du site à l'endroit où elle s'élargit en plateau mais légèrement en contre bas, à 3m en dessous des dalles sommitales. Elle est orientée pratiquement à l'est. Les dimensions extérieures de la partie rectangulaire sont 9,80 m x 5,30 m environ. L'abside a un diamètre intérieur de 3,40 m environ.

Coordonnées GPS Lambert III : x=1008.487 ; y=3182.709 ; z=870

Les murs de la partie sud de l'édifice ont encore entre 1,50 m  et 2,00 m de haut. Le côté nord qui est pourtant le plus à l'abri de la petite falaise est le plus dégradé. Les murs ont environ 55 cm d'épaisseur.

Les lits de pierre ont une épaisseur moyenne de 14 cm. Ils sont réguliers et les pierres taillées en rectangle.

A  l’intérieur et à 2 m de l'abside on trouve un muret en pierres sèches qui pourrait avoir été monté avec des pierres éboulées qui parsèment le sol par ailleurs.

La partie rectangulaire ne présente pas de particularités côté intérieur sauf deux trous de 20 x 20 cm, un côté sud près de l'abside traversant et un côté ouest.

Dans l'abside on peut voir côté sud une niche de 40 x 40 cm environ et de 40 cm de profondeur, à 65 cm de la partie droite. A peu près symétriquement côté nord la même niche est en partie détruite. Côté sud subsiste une fenêtre avec embrasure de 75 cm de haut, 50 cm de large côté intérieur et 10 cm de large côté extérieur. L'appui de la fenêtre se trouve à environ 85 cm du sol actuel.

A l’intérieur de la chapelle se trouve une stèle seulement posée qui n'est sans doute pas à son emplacement d'origine (voir plus loin). Lors de la visite du 5 janvier 2005 elle a été trouvée renversée. Sur une plate-forme située à 50 m environ au sud est de la chapelle on voit un socle en pierres très dégradé qui pourrait être l'emplacement d'origine de la stèle.

Les dimensions ont été relevées par G. Brétaudeau () page 506 hauteur 63 cm largeur de la base 60 cm profondeur de la base 36 cm, dimensions de la partie supérieure 42x68cm

Le haut de la stèle (ou de l'autel) a été recreusé en forme d'ellipse pour l'utiliser en bénitier probablement

L’extérieur de la chapelle présente les particularités suivantes :

Côté sud le mur de la partie droite repose sur un socle débordant de 8 cm

A l'angle nord ouest la base de la partie ouest du mur déborde de 12 cm  sur une largeur de 1 m et une hauteur de 40 cm. Il en est de même à l'angle sud est de la partie sud sur 1 m de large 60 cm de haut et 5 cm de débord. Est-ce le signe de la reconstruction d'un monument plus ancien. C'est curieux d'avoir laissé subsister une si petite surface de maçonnerie s'il y a eu réfection.

A la base de l'abside on distingue 4 contreforts dont un engagé dans l'angle sud est au raccordement entre la partie droite et l'abside.

 Les contreforts ont 37 cm de large et 70 cm de haut environ avec un débord de 8 cm par rapport au mur de l'abside et sont espacés régulièrement de 1,30 m; les dimensions de la chapelle ne justifiaient pas la nécessité de tels petits contreforts d'autant plus que l'un d'eux se trouve sous la fenêtre.

Ont ils été prévus dans un but décoratif ?mais ils sont situés dans un endroit peu visible.

Au sud de la chapelle la plate-forme de circulation a 4 m de large environ; la chapelle parait ne pas avoir subi de dégradations depuis les années 1950 où le photographe Detaille a effectué des clichés figurant dans le livre de Gauberti.

Firmin Aymard () estimait curieusement que la chapelle était un monument gallo romain.

On peut imaginer qu'un site protohistorique a été romanisé (stèle, et un ou deux  morceaux de tegulae seulement découverts dans les alentours du sommet du site), puis christianisé. Par contre il y a un grand nombre de tegulae près de la maison la plus haute du hameau près de la route de Peille à l'Escarène. Des rapprochements seraient à faire avec la chapelle Saint Siméon d'Ongrand.  Vers l'an mille y avait-il une voie de circulation entre le Paillon et le col de Castillon ou le Col des Banquettes évitant la côte.

Stèle

Les dimensions ont été données par G. Brétaudeau (). A la partie supérieure,on peut observer  un évidement en ellipse centré dans le rectangle supérieur  qui a les dimensions suivantes :

Grand axe parallèle au grand côté du rectangle 16 cm, petit axe 11 cm, profondeur 3cm

Cet évidement fait penser à un minuscule bénitier taillé dans la stèle. Ses symétries  montrent que cet évidement a été fait de main d'homme

La stèle a été déplacée de  son emplacement d'origine.

G. Brétaudeau a repéré un socle en pierres assez dégradé sur une plate-forme près de la zone des habitats qui pourrait avoir été le socle de la stèle en question.

Bibliographie

Brétaudeau Georges - Les enceintes des Alpes Maritimes, éditions IPAAM


                                                                      

PEILLE 06440 - LA CHAPELLE DE PANCO


Prospection Jacky Sarale

Mise à jour avril 2011

Elle figure sous ce nom sur la carte d’Etat Major au 1/80000ème de 1878 sur le flanc sud ouest du Mont Ours.

On peut la repérer également sur d'autres plans anciens.

Les restes de cette chapelle ont été incorporés dans une maison privée.

Son orientation était Est Ouest .

Coordonnées (P)


PIERREFEU (06910) - LA CHAPELLE DE LA SAINTE BAUME


Prospection Paule Joelle et Roger Picco, Henri Guigues, Raoul Barbès

Photos Henri Guigues

Mise à jour novembre 2014

              

                  

        

Cette chapelle de (l’Annonciation) se situe à l’est du hameau des Crottes à la base d’un rocher près de la borne 304 de la carte au 1/25000 ème 3642 ET, sur la commune de Pierrefeu en limite de la commune d’Ascros Depuis cette borne on y accède par un petit chemin de quelques dizaines de mètres.

Elle est visible depuis la route de Toudon à Ascros. Elle a été restaurée en 1987 et est en bon état.

Cette chapelle est à demi troglodyte d’où son nom.

Dans le deuxième moitié du XVIIIème siècle elle figure sur la carte de Cassini (), sous le nom de « chapelle de la sainte Beaume Hermitage » et sur la carte de Bourcet sous le nom de « Notre Dame de la Sainte Baume ». Elle a été mentionnée en 1795 par Aréna adjudant général chef de brigade et Florence Le Fort officier du Génie ()  « A 3/4 d’heure de Scros (Ascros) on traverse une petite crête, sur la droite un rocher au pied duquel est la chapelle de ND de Sainte Baume ».

Sur la carte d’Etat Major de 1878 elle ne figure pas mais près de cet endroit un  figure un lieudit « Vé Gautier »

Claude Raybaud () la note sans précisions.

Le dictionnaire de Casalis () n’a pu encore être consulté

Sur le cadastre actuel aimablement communiqué par Monsieur le Maire de Pierrefeu elle est nommée chapelle Saint Jean, et à l’ouest en limite des deux communes le chemin est indiqué comme chemin de Saint Jean.

Le rocher au dessus de la chapelle serait l’habitat fortifié de Saint Jean d‘Aurelle dont il ne reste qu’une porte ou tour en 2007 qui menace de s’écrouler et un grand mur limitant une plateforme au sud

 

Description

La chapelle proprement dite a été aménagée dans la grotte au pied de la falaise. La roche forme une voûte assez régulière et le rocher a peut-être été retaillé pour aboutir à cette forme.  C’est vraisemblablement la configuration de la grotte qui a commandé l’orientation de la chapelle.

On peut circuler derrière l’autel. Un clocheton a été construit dans un creux de la falaise  avec une petite voûte  et des faces verticales ajourées. Le dessous de la voûte du clocheton est en pierres appareillées.

Au dessus de l’autel on peut voir une statue de la Vierge. Au dessus de la statue dans un écu on peut lire

« ANGELUS DOMINI NUCIAVIT MARIA (sic) 1700. »

La chapelle est séparée du  « narthex » par une clôture en bois ajourée.

La partie basse sur un mur bahut en maçonnerie est formée de colonnettes

Au dessus de la porte les bois sont rayonnants et limités par un arc en plein cintre. Autour du centre les bois partent d’un petit arc en bois sur lequel sont gravées des lettres.

Les lettres sont des initiales sur la partie gauche séparées par des points.

M.H.R.A.R.D . et une date 1697. A droite une lettre M et ORA PRO NOBIS

On peut imaginer l’interprétation suivante à savoir l’équivalent latin de :

« Mère des hommes, reine annonciatrice du règne de Dieu 1697 Marie prie pour nous ». Luc Thévenon (), juge cette hypothèse plausible

Au centre de l’arc une statue en bois d’un animal peint (loup ?) présente un aspect très menaçant.

Sur le muret qui constitue la base de la clôture à droite de la porte est scellée une borne en pierre cassée en réemploi sans inscription.

Dans la chapelle on peut voir quelques ex-voto et une ancienne béquille en bois.

La chapelle pourrait contenir une trentaine de personnes.

Une deuxième partie est fermée par une grille métallique avec un « M » au sommet et une porte au centre. Sur la façade à gauche se trouve un petit clocheton.

Cette partie se trouve en avant de la falaise  et comporte une toiture classique

Devant se trouve une plateforme limitée côté vallée par un mur de soutènement

Un peu à l’est se trouve une source captée et qui débite toujours.

Le chemin qui passe un peu au nord de la chapelle est probablement celui qui figure sur la carte de Bourcet mais il a presque disparu.

Nelly Nussbaum ()  a écrit un article sur les querelles de villages autour de cete chapelle.

 

Histoire

Après 1697

Cette date est celle qui figure dans le blason au dessus de la Vierge de l’autel. Pierre Bodard () pages 23 à 30, a fait une étude détaillée de l’histoire de cette chapelle au XIXème siècle. Il a visité les lieux en 1987 pendant la restauration de la façade et en 1989 après les travaux. Il rapporte notamment des anecdotes sur des disputes entre paroissiens d’Ascros et de Pierrefeu dont les pèlerinages se déroulaient à la même date aboutissant à un décret de Monseigneur Dominique Galvano évêque de Nice le 3 juillet 1835, suite à une supplique des curés d’Ascros et de Pierrefeu. Ces disputes étaient probablement  en partie liées au fait que la chapelle se trouve presque en limite des deux communes. Il pense que la partie avant a été créée postérieurement à la partie troglodyte. Il a eu accès au livre de comptes indiquant que la statue de la Vierge a été acquise en 1873, et donne le détail des dépenses pour 1862, 1863, 1864. Il a mentionné dans son texte les inscriptions mais ne prend pas position sur le sens des initiales MHARD dont il a été question ci-dessus.

Avant 1697

Deux questions se posent. Existait-il un sanctuaire avant cette date et était-il au même endroit ?

Jean Claude Poteur (), indique qu’une chapelle Sainte Marie de Toudon est mentionnée deux fois au  XII ème siècle, et dans un article sur Jean d’Aurelle, on peut lire dans un acte de 1032 «  …ad ecclesias sancte Dei Genitrix Marie…. ». On peut donc se demander si ces noms correspondaient à la même chapelle.

Par ailleurs, du fait de la restauration de1987 au cours de laquelle les murs ont été revêtus d’un enduit au mortier, il n’est plus possible d’analyser  les maçonneries pour y reconnaître éventuellement des murs du Moyen Age.

Bibliographie

 

Aréna et Florence Le Fort, Mémoire sur la reconnaissance des communications de l’Armée d’Italie avec celle des Alpes, faite en vertu des ordres du général en chef Kellermann en date du 26 floréal  troisième année de la République.

Collection du Ministère de la Défense, SHD, département de l’armée de Terre, 1 VD 34, art 4 sect 1, parag 5, C1, N° 37

 

Bodard Pierre, Le Mesclun 1991, Numéro XV

 

Casalis G, Dizionario geografico, storico,,,degli stati di SM il re di Sardegna , Turin 1833-1856

 

Cassini, cartes de France N° 168 Vence, après 1778

Nussbaum Nelly - Nice Matin 2 novembre 2014

 Poteur Jean Claude, Poteur Catherine, Thévenon Luc, Les possessions de l’abbaye Saint Eusèbe de Saignon dans la Haute Vallée du Var XII, XIV ème siècles dans « l’abbaye Saint Eusèbe  de Saignon et ses dépendances », les cahiers de Haute Provence 5 pages 233, 259

 

Raybaud Claude et Richard Wacogne, Chapelles et hameaux oubliés des Alpes Maritimes, Editions Giletta , 2007

 

Thévenon Luc,  conservateur en chef du patrimoine honoraire

 


SAINT ETIENNE DE TINEE 06660 - CHAPELLE DU RIOU BLANC  ROYA


Dans le vallon du Riou Blanc, cette grange semble être une ancienne chapelle, détournée de sa fonction primitive.

Prospection et photos B.Mingalon

En haut du pignon de la façade figure une date de 1801, dans un cartouche au dessus de l’œil de boeuf, c'est d’ailleurs le seul bâtiment qui est encore en bon état de tout ce groupe de maisons et sert d'abri au berger.

On voit les limites de l’enduit avant surélévation

Cette chapelle sur le cadastre ancien est mentionnée comme ruine sans autre indication
Elle figure page 109 de  l'état de section n° 451 Feuille H4

 

44°11’23.56 N; 06°58’06.95 E; H= 1795

Selon Michel Gourdon,c'est la chapelle du hameau de Burente.

Notre Dame de la Ceinture

Elle se situe très proche (100m maxi) du Château des Achiardi (en ruine aujourd'hui) dans le quartier de Clot Laugier, toujours rive droite du vallon de Roya. Elle est totalement en ruine et figure dans le cadastre de 1868 (Beuil A1) déjà en ruine.

 


SAINT VALLIER DE THIEY (06460) - CHAPELLE SAINTE LUCE


Photos Henri Guigues, Jacky Sarale

Mise à jour aout 2011

Cette chapelle a été décrite en détail par Hélène Froeschlé – Chopard () pages 160 à 166, et mentionnée par Philippe de Beauchamp ().

Elle a aussi fait l’objet d’un article dans  PCAM () page 892

 

De gauche à droite: contrefort arrière, voute est, autre vue, détail inscription, clé de l'arc, narthex sud

La chapelle primitive orientée à l’Est a été remaniée et sur la voute de la porte sud, est gravée la date de 1562.

Le narthex a été créé à cette époque avec une ouverture côté sud et une ouverture en plein cintre côté est. Sous la pointe de diamant de la clé de voute est gravée la date 1650 (avec un doute sur le dernier chiffre).

Au dessus de la clé est gravée une inscription difficile à interpréter

On lit nettement « CIPIO » puis peut être « 1111 » liés entre eux puis peut être « ACAD G(?) » ou bien "11 M 14 C Anno Domini"

Le narthex côté sud aurait donc été fermé en 1650, mais la pierre gravée au dessus était peut être en place depuis 1560.

Côté nord la chapelle comporte deux très gros contreforts, mais on ne voit pas de justification à ces éléments car il n’apparait pas de fissure  et le sol est rocheux.

Sous la croix au sud on voit un bossage

 

 

Bibliographie

 

Beauchamp (Philippe de), l’art religieux dans les Alpes Maritimes Edisud 1990

Froeschlé – Chopard, Dieu et les hommes en pays de Haute Siagne, Serre éditeur 2004

PCAM patrimoine des communes des Alpes Maritimes, éditions Flohic


TENDE 06430 CHAPELLE SAINT LAZARE


Cette chapelle se trouve sur le bord de l'ancienne route royale du col de Tende. Elle a fait l'objet d'un article de Serge Vada dans les annales 2012 de la revue Roya Bévéra page 60, qui a recueilli une traduction d'un texte italien par Antoine Guglielmi de Breil en 1957. Une plaque a été apposée au pied des murs restants. Selon cet article elle aurait été consacrée en 690 puis aurait subi diverses tribulations pour être abandonnée en 1765.

Voir dossier Internet sur La route Royale dans le dossier Route royale Nice Turin cinquième partie Giandola Tende


THORENC 06750 CHAPELLE DU CASTELLARAS


Photos B. Mingalon

 

Dans l’état actuel on voit encore une partie de l’abside et le mur du fond avec un oculus.

Ses dimensions approximatives sont : 8mx5m.

Sur un croquis ancien de 1935 figurant dans le livre d’Edmond Rossi page 165, on voit des détails de l’abside.

 

Bibliographie

 

Brétaudeau Georges – Les enceintes des Alpes Maritimes éditions Institut de Préhistoire et d’archéologie Alpes Méditerranée 1996

 

Rossi Edmond – Les châteaux du Moyen Age an Pays d’Azur éditions Allandis 2003

 

TOUET DE L'ESCARENE 06440-CHAPELLE DES BARRES DE SAINT SAUVEUR


Prospection Louis Carlot, Raoul Barbès

Photographies Louis Carlot

 

Cette chapelle se trouve dans un endroit difficile d’accès et très peu visible à cause de la végétation.

X= 1004.270 ; y= 3184.940 ; z= 672

Elle se trouve sur un minuscule promontoire rocheux dont l’abside et les côtés occupent toute la surface.

Elle n’est pas tout à fait orientée à l’est (axe à 130°) peut être à cause des possibilités du lieu.

Elle a été construite avec art, ce qui est inattendu dans un endroit aussi isolé et pour un monument aussi petit.

Elle comporte en effet une abside en cul de four. On peut voir encore la fenêtre centrale de l’abside et la fenêtre gauche.

Les deux devaient être semblables. La fenêtre droite a disparu.

La fenêtre gauche est assez bien conservée. Elle est en plein cintre avec ébrasement.

La maçonnerie est liée au mortier. C’est peut être l’effet de voute qui a permis de conserver l’essentiel de l’abside. Les murs latéraux sont conservés en partie.

Un morceau de terre cuite a été trouvé et laissé sur place

Cette chapelle se trouve à une centaine de mètres en contrebas d’un abri fortifié.

On peut penser qu’il y avait une relation entre les deux monuments.

Sur une carte de 1763 conservée aux Archives Royales de Turin elle est mentionnée comem chapelle de San Salvatore.


TRINITE (LA) 06340 - CHAPELLE SAINTE ANNE


 

Photos Jacky Sarale

 

Selon  Charles Fighiera  () page 159, elle aurait été construite par Anne Françoise Grimaldi Riquier, fille unique de Charles André et épouse de Michel Ange Lascaris, en 1669.

Elle est mentionnée en 1727.

En 1768 le bien fonds de l’Ariane auquel appartenait cette chapelle est attribué à Jean Baptiste Casoni et aux Pères Augustins de Nice ;

Elle figure sur le plan cadastral napoléonien de 1870 section F3. Sur ce plan on ne voit pas de bâtiment à proximité

Cette chapelle existe toujours.

 


 

TURBIE (LA) 06320 CHAPELLE SAINTE CATHERINE


Elle était située près de la Via Julia à la sortie ouest de La Turbie et du carrefour de la route de Laghet et de la grande corniche.

Ce carrefour a été remanié plusieurs fois aussi l'emplacement exact n'est pas déterminé très précisément. Cette chapelle est mentionnée sur de nombreuses cartes anciennes.

 

Sur ce cliché de Gilletta en 1890, paru dans le livre "la photographie à Nce et les Alpes Maritimes "signé Didier Gayraut, page 326, éditions Academia Nissarda 2016, reproduciton interdite, on voit le départ de la route de Laghet. La chapelle se trouvait sur la droite en venant de Nice

Des vestiges étaient encore visibles vers 1960.

Etait-elle dédiée à Sainte Catherine de Sienne qui l'a empruntée lors de ses tractations fructueuses pour ramener la papauté d'Avignon à Rome dans les années 1380? ou plus vraisemblablement à Sainte Catherine d'Alexandrie?

Un tableau de cette dernière dû au peintre Jaunès Macep de Valence, élève de Raphaël, se trouve au fond à droite de l'église de La Turbie.

 Philippe Casimir (3), ancien Maire de La Turbie, indique page 297 à propos de la colonne commémorative de Charles Félix : « De l'autre côté sont les ruines d'une petite chapelle éventrée pour le passage de la route nationale.

On voit encore, bordant la route, le mur Est de cette chapelle consacrée à Sainte Catherine, et ce vestige révèle, bien que dégradées, des images de saints de style gothique sur fond rouge ».

La colonne dédicatoire du Roi Charles Félix, située aussi au carrefour a été légèrement déplacée dans la deuxième moitié du XXème siècle.

On peut situer la chapelle, d’après deux photos anciennes sur le côté gauche de la Grande Corniche en allant vers Nice, entre le chemin des Vignasses et le chemin du Serrier (distance 70 mètres environ). Sur la photo prise du chemin de Ghessa on voit une petite construction au départ du chemin du Serrier, mais on voit aussi un arbre avec une voiture garée dessous.

C’est plutôt près de cet endroit que se serait trouvée la chapelle, donc un peu à l’ouest du départ du chemin des Vignasses.

Sur une photo  de Jean Giletta  de 1890 parue notamment dans le livre "la photographie à Nce Monaco et dans les Alpes Maritimes"- par Didier Gayraud - éditions Academia Nissarda 2016, page 326, on distingue très bien cette chapelle sur le côté droit de la route en venant de Nice. C'est la seule construction existante dans le secteur.

Selon l'abbé Bonifassi (2) la chapelle daterait du XVIème siècle. Dans l'article 203 il dit (le texte est en italien) qu'au moment de la construction de la route militaire de Nice à Menton (grande corniche) le génie militaire aurait pu sauver la chapelle s'il n'avait été alors ennemi de ce qui concerne la religion.

On peut lire dans le manuscrit 364 de la Bibliothèque nationale NAF, page 276 et 277 qu'une inscription aurait été relevée vers 1748 par un officier, recopiée en 1759 dont le texte approximatif serait le suivant : « Kedex exitent loemelina bama crispus ibrala cosconima gallue milea ».

L'abbé Bonifassi (2) qui l'a relevée lui-même donne le texte suivant : « L.Aemilius banno crispus ibzala cosconus gallus miles ».

Joseph Levrot (5), page 296, mentionne en 1910 les observations suivantes : « Chapelle Sainte Catherine, sur la route de la Corniche, à l'embranchement de celle de Laghet, (en ruine).Sur un pan de mur latéral, cinq compartiments en hauteur, très dégradés, où l'on reconnaît encore cependant :1°(vers la route) un jeune homme qui semble briser une épée ou un sceptre ?2°un personnage debout, de profil 3°une femme, de face, portant dans ses bras deux enfants dont on voit la tête et une main (la figure de la femme est entièrement détruite, il ne reste que le voile) 4°une main tenant un livre ouvert ; 5°une jeune femme blonde, vêtue d'une robe unie blanche, assise de trois quarts sur une banquette, et penchant en avant, les bras tendus en un geste qu'on ne peut plus distinguer. Les fonds sont rouges ; sur la bordure inférieure, des traces de caractère gothique illisibles (noms de personnages ?). Au dessus et au dessous des compartiments, fragments de frises.

A ce qu'on peut juger par la manière, les ornements et l'écriture, ces fresques devaient être du type de celles de Venanson ».

Dans son étude de la chapelle Saint Sébastien à Venanson, dont les fresques sont attribuées à Baleison en 1481, Philippe de Beauchamp (1) page 65, décrit les scènes de façon détaillée, et nomme parmi les personnages Sainte Catherine d'Alexandrie et sa roue dentée et Saint Bernard de Menthon, mais aucun des autres noms mentionnés ne ressemble aux mots du texte de la chapelle Sainte Catherine de la Turbie. Dans sa description, Levrot ne parle pas de roue mais elle a pu exister et être effacée.

Essai d'interprétation du texte :

Relevé du XVIIIème siècle Relevé de l'abbé Bonifassi Essai de traduction
Kedex   de cedere : aller ?
Existent   existent, naissent, sont
Loemelina L.Aemilius nom propre
Bama Banno ?
Crispus Crispus crépu, frisé, ridé, veiné
Ibrala Ibzala ?
Cosconima Cosconus ?
Gallue Gallus gaulois ou coq
Milea Miles soldat

Parmi les documents sur la Turbie, citons les études de A. Franco (4) et de P. L .Malausséna (6).

Passage de Lady Blessington (7)

Elle est passée par la Turbie en mars 1823 et a noté dans ses mémoires pages 263 et 264

"Avant d'y arriver, on trouve un fragment d'une ancienne construction appelée la chapelle Sainte Catherine. Il consiste en en mur de quelques pieds couvert de peintures illustrant la vie de la Sainte, dont il tire le nom et qui bien que mal dessinées ne manquent pas de grâce et d'expression. Le tracé de la route passe directement à travers la chapelle, laissant les fragments que nous avons remarqués seuls debout. Le voiturier qui nous a conduits, se frappa la tête, et après un moment de silence remarqua que ce serait très bien qu'un tel acte sacrilège apporte une lourde punition à son auteur. Les Saints continua t'il, et il se signa pendant qu'il parlait, ne doivent pas être insultés impunément"

Bibliographie

  1. Beauchamp Philippe de, L'art religieux dans les Alpes Maritimes, Edisud 1990
  2. Bonifassi abbé, mémoires, archives municipales de Nice
  3. Casimir Philippe, Monte Carlo et ses environs, 1903
  4. Franco André, la Turbie, sources et traces du terroir éditions Serre, 1987
  5. Levrot Joseph, Nice Historique 1910
  6. Malausséna Paul Louis, Nice Historique 1986, La Turbie au début du XIXème siècle d'après les chroniques de l'abbé Bonifassi
  7. Blessington - (Marguerite Gardiner Lady of) - The idler in Italy vol I - by he Countess of Blessington - London - Henry Colburn, publisher, Great Malborough Street 1839

     

     

     



TURBIE (LA) 06320 CHAPELLES ET ORATOIRES


Cette étude a été faite grâce aux travaux de P.L. Malausséna, à ceux de A Franco, et suivant l'étude des cartes et documents anciens cités dans le texte.

P.L. Malausséna, note page 109 et note 63, les quatre chapelles visitées en 1729 par le curé du lieu.

Dans le numéro 189 décembre 2009 du magazine Sourgentin sont énumérés page 31 les oratoires du village.

La chapelle Saint Roch

Le texte qui figure sur la pancarte située à l'intérieur de la chapelle à gauche en entrant est le suivant :

"Située sur l'ancienne voie romaine reliant Rome à La Turbie, elle servit de lieu de recueillement aux condamnés à la pendaison au Moyen Age, la nuit qui précédait leur exécution sur le Mont Justicier tout proche.

Le Christ appendu au mur date de cette époque. Le retable provient de la chapelle Saint Antoine située actuellement sur le territoire de Cap d'Ail mais autrefois relevant de la Turbie. Sur le cadre Saint Roch, Saint Pancrace et Sainte Rosalie.

Cette chapelle fut dédiée puis consacrée à ce saint Protecteur lors de la terrible peste qui ravagea la contrée en 1631.

Laissée à l'état de ruine, elle fut restaurée et réconciliée en 1940."

Sur la carte des environs de Nice éditée par Giraud vers 1820 on voit à l'Est de la Turbie une chapelle Saint Brancail. Il s'agit probablement d'une déformation de Saint Pancrace. Or l'abbé Bonifassi dans son article N° 30 parle de la chapelle Saint Roch et Saint Pancrace à un quart d'heure sur la route de Menton. On peut dès lors supposer que Saint Pancrace était l'ancien nom de la chapelle Saint Roch.

Sur la carte d'état major de 1878, une chapelle dénommée Sainte Croix pourrait également correspondre à la chapelle Saint Roch.

Un dossier sur cette chapelle existe aux Archives Départementales sous le numéro E 084/09M006 en date du 1er janvier 1905.

P.L. Malausséna, page 110, montre des photos avant et après la restauration faite grâce à l'abbé Matt avant 1940.

Chapelle Sainte-Catherine

Cette chapelle fait l'objet d'un dossier particulier. chapelle ste Catherine la Turbie

Chapelle Saint-Bernard

En ce qui concerne cette chapelle s'agit-il de Saint Bernard de Menthon protecteur de la Savoie, ce qui est le plus vraisemblable, ou de Saint Bernard de Clairvaux ?

Elle aurait été détruite en 1822 pour la création du cours Saint Bernard. Saint Bernard de Menthon serait le protecteur des voyageurs au passage des cols, exemple Grand et Petit Saint Bernard dans les Alpes du Nord, ce qui pourrait valoir également pour la chapelle de la Turbie et pour la chapelle Saint Bernard de Peille. Elle devait se trouver en bordure de la Via Julia.

L'abbé Bonifassi parle du cours Saint Bernard déjà créé en mai 1823, note 176 voir aussi PL Malausséna.

Eglise Saint-Michel

Ce monument a fait l'objet d'un article dans le livre de A. Franco

A l'entrée se trouve une description des tableaux.

La table de communion provient du monastère de saint Pons à Nice.

Bien que cet avis soit controversé, il se pourrait que les indemnités versées par Monaco en 1760 à la conclusion du traité qui mit fin à la querelle des limites, aient permis de dégager des crédits pour aider au financement de l'église.

PL Malausséna parle de l'église en page 108, et mentionne les notes de l'abbé Bonifassi au sujet de cet édifice.

Chapelle Saint-Esprit

Au quartier Saint Esprit. Elle a été transformée au début du XXème siècle en école. A son emplacement se trouve maintenant le parking de la place Jean Jaurès. C'était un bâtiment long parallèle à la rue avec un petit campanile. La rue le long de la chapelle s'appelait dans le temps « rue de l'hôpital ».

Elle a été détruite à la fin des années 1940. Certaines pierres ont été remises dans l'enceinte du trophée, leur possible provenance d'origine.

Cette chapelle a fait notamment l'objet d'un dossier aux Archives Départementales : E 084/09M 007 1933/1937.

Selon P.L. Malausséna, page 109, elle aurait servi pendant la révolution de grenier à foins.

On peut la distinguer sur des photos anciennes présentées par Michèle Bertola Vanco.

Chapelle de l'Assomption

Selon PL Malausséna, page 109, citant l'abbé Bonifassi, elle se trouvait près de l'Hôpital au quartier Saint Esprit, mais en 1825 était détruite depuis fort longtemps.

Chapelle Sainte Vierge de Piété

Elle a été mentionnée par André Franco page 182 : « Deux chapelles au centre du village, place Saint Jean: la chapelle Saint Jean Baptiste, oratoire de la confrérie du gonfalon ou des Pénitents Blancs de la communauté qui cessera ses activités à la fin du XIXème siècle et la chapelle « Sainte Vierge de Piété ». Cette chapelle est connue par le cadastre de 1702.

"capella della santa Virgine di pietà" ADAM /3E67/14

Selon PL Malausséna page 109, elle aurait servi de local de la boucherie.

Quartier Saint-Michel

Dans ce quartier il y eu peut-être une chapelle ou un oratoire car sur les anciennes cartes, le quartier au début de la route du mont Agel est dénommé Saint Michel. L'existence d'une chapelle à cet endroit (ou d'un oratoire) serait logique car il y avait une chapelle sur chaque route partant du village. Même le quartier perd progressivement sa dénomination ancienne car il est dénommé actuellement la Puada - Saint Michel.

Chapelle ND de Trey ou de la Trêve

Elle se serait trouvée au quartier de Laghet ?
Cette chapelle a fait l'objet d'une étude par le chanoine Baudoin Tome II chapitre III.
Il n'a pas pu la situer exactement mais la rattache aux environs de Laghet. Elle a fait l'objet d'un incident au XVème siècle qu'il a décrit.

Au point de vue étymologie il avance notamment deux hypothèses, l'une reliée au terme trêve ; l'autre basée sur le fait qu'à Saint Jean la Rivière le terme " Trei " équivaut à chemin. Le sens serait alors ND du chemin.

Trei peut-il être rapproché du terme draille ?

A propos de chemin on trouve en plusieurs endroits des chapelles ND de Vie (Mougins 06, Gréolières 06, Valloire 73 sur la route du col du Galibier). Vie serait une déformation du terme latin "via". On retrouverait ainsi l'appellation ND du chemin.

Chapelle Saint-Joseph

Figure sur la carte de Bourcet à peu près contemporaine de la carte du chevalier Millet.

Sur la carte de Millet de 1747 est mentionnée au Nord Est de Laghet une chapelle sans nom. Il pourrait s'agir de cette chapelle éventuellement située sur le chemin de la Turbie à Peille par l'Ouest du mont Bataille (chemin du Braousch) Cette chapelle était-elle la même que celle connue sous le nom de ND de Tre ? Voir ci-dessus.

Chapelle Saint-Pierre

L'emplacement de la chapelle Saint Pierre est exactement connu par les cartes anciennes. Elle a été démolie lors des travaux de construction de l'autoroute. Les ruines étaient encore visibles en 1975. Elle se trouvait immédiatement à l'Est du ruisseau de Saint Pierre et à peu près à sa source. La présence de cette source est peut-être à l'origine de l'implantation de cette chapelle. Sur le cadastre de 1872 (A. D. microfiche 149/18 La Trinité D2) la ruine est encore mentionnée. Elle a été photographiée par le Docteur A. Barét et il indique page 31 "le mur qui regarde la voie présente tous les caractères d'un mur romain à petit appareil". L'axe de la chapelle était parallèle à la voie. Le ruisseau de Saint Pierre en général à sec se jette dans le Laghet un peu en aval du ruisseau de l'Esperaye.

Chapelle des Capucins

Figure sur la carte de la Bibliothèque de Cessole Nb 11 de juin 1745 à l'ouest du vallon supposé de Fontdivine. Comme cette carte n'est pas précise, il pourrait éventuellement s'agir de la chapelle Saint Roch.

Oratoire (de saint Barthélemy ?)

Il se trouve sur le chemin des Moulins à 70 mètres en aval du débouché sur la route des Révoires, du côté droit en descendant. La niche a été récemment restauré et fermée par un panneau vitré. On peut voir au fond une peinture représentant un homme nu debout, drapé, regardant à gauche de 35 cm de haut environ. Il tient dans sa main gauche un livre appuyé aussi sur sa jambe gauche. Sur la face de l'oratoire en bs on peut voir une statue de Madone et au dessus de la niche une petite statue d'angelot ; Divers objets de culte sont à l'intérieur de la niche sur des étagères en maçonnerie.

Sainte-Marie

Le plateau Sainte Marie est constitué par l'extrémité Ouest des terrains du golf du Mont Agel. Ce toponyme vient-il d'une ancienne chapelle ou d'un ancien oratoire ?

Saint-Pons

Il existe dans le village un « carrugio San Puons », près du four dont le toit est surmonté d'une croix. On peut imaginer l'existence ancienne d'une chapelle ou d'un oratoire à cet endroit.

Chapelle Saint-Tibery appelée aussi Chapelle de la Turbie

Cette chapelle est mentionnée à cause de son nom bien qu'elle soit sur le territoire de Peille.

Elle figure sur la carte de 1602, sous le nom de S.Iberio.

Le chanoine Baudoin écrit page VI 19 : « Au XVIIIème siècle le mont Agel se dénommait aussi Monte de Santo Tiberio. Or ni un saint ni les ibères ne sont à l'origine de ce vocable mais bien plutôt l'empereur Tibère lui-même à qui l'on avait élevé probablement un oratoire en ce lieu; plus tard cet oratoire fut canonisé en Saint Tiberi ou Tibère et l'on bâtit une chapelle à ce dernier sans doute au Moyen Age. Cette chapelle était située (jusqu'au siècle dernier) sur le flanc nord du mont Agel et à l'ouest du pas des Cabanelles, certaines la dénommaient « chapelle de la Turbie ».

Elle figurait effectivement sur la carte d'état major de 1878 au 1/80000ème sous ce nom et à côté d'elle était mentionnée une tour. Une recherche effectuée sur la croupe qui sépare le vallon du Gayan du vallon du Faissé a permis de retrouver, près du chemin de Saint Martin de Peille au col des Cabanelles, une construction rectangulaire qui pourrait correspondre à cette ancienne chapelle. Voir plan.

GPS Lambert III (X= 1007.627, Y=3175.995, Z=673).

Le grand axe de la construction est orienté vers l'azimut 50°. Les dimensions extérieures estimées, étant donné l'importante végétation broussailleuse, sont de 10m X 6m. Les murs atteignent encore plus de 3m de haut. Leur épaisseur est de 40 cm environ. Dans les parois sont inclus de nombreux morceaux de tuiles mais il faudrait faire un nettoyage pour voir s'il y a des traces de tegulae. On voit à 20m environ au nord de cette construction des traces de ce qui aurait pu être une tour de 2m de diamètre intérieur environ, sous forme de monticule. Du site on voit la tête de Chien au sud, le radom ouest du Mont Agel à l'est et l'observatoire de Saint Martin de Peille à 200m environ dans l'azimut 220°.

Toutefois compte tenu des autres éléments cités, cet emplacement n'est vraisembalement pas à reten.

Louis Pierrugues, dit avoir assisté en présence d'un officier au démontage soigné d'un petit bâtiment au moment de la construction du fort du mont Agel, et il dit à ce sujet:

« quelques mètres plus bas du sommet du mont Agel, une masure délabrée de 3m x 4m ancien temple d'Hercule devenue Saint Tibéry » . Il indique par ailleurs ne pas avoir trouvé de mobilier. selon ce texte, l'emplacement ne correspond pas à celui décrit ci-dessus.

Sur une carte sarde conservée aux Archives Royales de Turin on peut voir ce qu'on appelle maintenant le Mont Agel avec au sud ouest les mentions S Iberio, Monte di S Tiberio.

On voit aussi la dénomination Glaziere pour Glacière probablement, et au sud l'indication d'une croix sculptée

Au nord le col est dénommé passo di S. Tiberio

Une nouvelle prospection a été effectuée par Jacky Sarale en 2011.

Il y a une construction en ruines sur la parcelle 97 du cadastre napoléonien section G1 qui se trouve au point  (7 25 20.2 E  43 47 00.6 N)  sur le versant de Gorbio en limite de la commune de Peille sur l’ancien chemin reliant Peille à Fontbonne (chemin de l'Agel du cadastre). Sur le plan on voit à droite de la construction une croix, marque possible de la chapelle en question.

Sur la matrice du cadastre napoléonien Peille section G1 la parcelle 98 est dénommée bâtiment de 24 m2, la 99 bât de 2m2, la 97 terre de 10700 m2 le tout appartenant à l’époque à un Faraut Gasparo habitant à L’Escarène, ceci ne donne donc pas d’indication sur la chapelle

Sur un plan servant au repérage des cultures on voit les indications « baisse de St Tiberi » et un peu en dessous on croit lire  « cluot de chapelonne ? » sur la commune de Peille en limite de celle de Gorbio.

En conclusion, même s'il y a des présomptions pour que la chapelle ait été dans le secteur des Cabanelles, on ne peut rien affirmer sur son emplacement exact.

Bibliographie

Baréty André - Les voies romaines depuis Vintimille ou soit la Roya jusqu'au Var et leurs bornes milliaires - Nice 1910 - bibl. BB - La Turbie.
Baudoin Louis (chanoine)- Mélange d'histoires - ADAM 21 J 22 - Tome II chapitre III
Baudoin Louis (chanoine)- Monaco et l'Agel avant le 5ème siècle - ADAM 21 J1
Baudoin Louis (chanoine)- Les rives d'Azur No 484 Un fait divers au 15ème siècle ND du Tre
Bertola Vanco Michèle, La Turbie, images et écrits
Bonifassi, mémoires, Archives Municipales de Nice
Bourcet et d'Arçon, carte de Provence dite des frontières de l'est, 1778
Carte de 1602, Gustave Saige, documents historiques relatifs à la Principauté de Monaco depuis le XVème siècle Tome I Monaco Imprimerie du Gouvernement, 1888, pp LXXI-LXXIV ; et Tome III Monaco 1881. Voir aussi archives du Palais de Monaco A 178. Voir aussi C. Passet, référence ci dessous et les limites territoriales de Monaco d'après la carte de 1602, Annales Monégasques N°20 avec transcription des toponymes par C. Passet (non signé)
Franco André, la Turbie, sources et traces du terroir éditions Serre, 1987

Malausséna Paul Louis, Nice Historique 1986, La Turbie au début du XIXème siècle d'après les chroniques de l'abbé Bonifassi


UTELLE 06450- CHAPELLE SAINTE BARBE DE LA VILLETTE


 

Photos et recherches Henri Guigues

 

 

Cette chapelle en ruines figurait sur le cadastre de 1874 avec son toit. (état de section  N° plan 479 N à Z page 219)

Elle est orientée sud nord.

Dans les années 1990 on voyait encore un pan de mur assez élevé qui a dû être abattu pour des raisons de sécurité. L’intérieur de la chapelle est rempli de gravas jusqu’à hauteur des murs restants.

Sur la façade ouest près de l’angle sud ouest on remarque une ancienne porte qui a été murée.

La façade sud était probablement ouverte à l’origine car on devine les naissances d’un arc muré par la suite.

Pourquoi une chapelle a-t-elle été dédiée à Sainte Barbe à cet endroit ?

Elle  est la patronne des professions dangereuses

Nelly Nussbaum () indique que du IV ème au IX ème siècle, on se plaçait sous sa protection contre les invasions sarrasines, et que dans le Var on fait sécher le blé de la Sainte Barbe et que lors des gros orages on en jette une pincée dans le feu en invoquant Sainte Barbe pour qu’elle protège la maison de la foudre.

Il existe en amont de ce village un hameau de 6 maisons au lieudit Baraba. Comme Sainte Barbe dérive de Barbara, y a t’il  eu déformation de ce nom ?

 

 

Bibliographie

Nussbaum Nelly - Nice Matin du 8 décembre 2013 qui cite comme sources l’Almanach  de la mémoire et des coutumes de Provence


VALDEBLORE ( LA BOLLINE) 06420 - EGLISE SAINT JACQUES LE MAJEUR


                                   

Photos Henri Guigues

Mise à jour Aout 2009

Cet article ne prétend pas faire une description complète de l'église mais a pour objet de signaler quelques points particuliers.

Elle est un peu en dehors du village.

 

Sur la clé de voûte de la porte d’entrée, la dédicace est la suivante :

DOM

ST IACOB

MAIOR

Dans " l'art religieux des Alpes Maritimes de Philippe de Beauchamp" l'église a été signalée comme étant Saint Jacques le Mineur.

Elle fait l'objet d'un article dans PCAM (Patrimoine des communes des Alpes maritimes , éditions Flohic 2000) page 872

Sur  l’angle à droite de l’entrée, une date est gravée : 1700

Sur le mur latéral gauche un bossage hémisphérique (voir dossier particulier).

Ce bossage serait ainsi très tardif alors que la plupart sont antérieurs à la Renaissance 

On peut voir aussi trois cadrans solaires, deux sur le chevet et un sur la façade latérale droite, ce qui les classe dans la vingtaine de cadrans solaires d’angle pour les Alpes maritimes.

photo de droite:

détail des dates sur la colonne de la place devant l'église

A plusieurs endroits onvoit des cadrans solaires multiples par exemple au Monastère de Cimiez à Nice et au monastère de Saorge 06540.

Sur la façade arrière on peut voir de nombreux trous de boulin.

Sur la place devant l'église se trouve une colonne avec deux dates 1793 avec deux lettres à droite P B? et 1861. Y a t-il un rapport avec les deux rattachements?


VALDEROURE ( 06750) CHAPELLE SAINT-LEONCE


Cette chapelle restaurée il y a quelques années, présente des caractéristiques intéressantes. Ses coordonnées, (Lambert III), sont les suivantes : X=0950.109, Y=3175.373, Z=1100.

Selon Aubenas (1), le prieuré et la chapelle relevaient des religieux lériniens.

Girardin (2), Tome II, page 60 et 131, raconte l'histoire de deux évêques de Fréjus au Vème siècle, Saint Leonce premier, et Saint Leonce martyr.

Fenêtre dite des lépreux

Il s'agit d'une embrasure située sur la façade ouest à 3 mètres de hauteur environ actuellement, mais qui devait être accessible de plain pied au Moyen Age de l'extérieur.. Selon le voisin de la chapelle, cette fenêtre permettait aux lépreux de suivre la messe et d'accéder au bénitier haut scellé dans le mur à l'intérieur de la chapelle en passant la main par l'embrasure. Il y a un autre bénitier à droite de l'entrée à hauteur normale.

Façade Sud

A la base de l'angle Sud Ouest on voit de grosses pierres en réemploi dont une avec des restes de colonnettes.

Corbeaux

Les deux corbeaux qui se trouvent à la naissance de l'arc en plein cintre qui sépare la nef du chour sont simples mais différents l'un de l'autre, utilisés en réemploi.

Statue en noyer

Cette statue en buste, moderne, est en noyer. Elle est destinée à être portée en procession sur un brancard.

Sarcophage

Il se trouve devant la chapelle. Il est cloisonné et l'on distingue bien les deux cloisons d'extrémité. Il y avait probablement 5 cloisons à l'origine pour recevoir peut-être des urnes funéraires d'incinération.

Sur la face avant une inscription a été gravée.

Ce sarcophage a fait l'objet de la note 224 de l'inventaire archéologique Forma 1931. Il a été décrit en détail par Sénéquier (5), page 399 et 400, et dans P. Goby (3), page 160. Voir aussi Laurence Lautier (4).

 

Bibliographie

  1. Aubenas, Séranon et Valderoure, un territoire féodal, castrum 1999
  2. Girardin, Histoire de la ville et de l'église de Fréjus, 1729, à Paris, chez la veuve Delaulme rue saint jacques à Paris
  3. Goby. P, Congrès Soc. Sav. Prov. 1906
  4. Lautier Laurence Relations habitats nécropoles : premières approches pour une meilleurs connaissance de l'implantation humaine dans l'Antiquité, Habitat rural antique dans les Alpes maritimes, Editions APDCA actes de la tables ronde 22 mars 1999
  5. Sénéquier, Ann. Soc. A.M., 1885