

Ce four situé au lieudit le Fournas (le grand four en dialecte) est une ancienne fabrique de plâtre. Il se trouve sur l'ancienne route de Castillon après la borne kilométrique 54, après le pont sur lequel se trouve la borne hectométrique 3, en allant vers Castillon.
La structure est en bon état sauf la toiture qui a disparu.
Au niveau de la route, se trouve le puits circulaire où la pierre à plâtre était broyée après cuisson dans le four situé au niveau 1. La piste empierrée au même niveau servait au déplacement du mulet actionnant la meule (moulin à sang).
Ce bâtiment a été construit probablement après 1864 car il ne figure pas sur le cadastre de 1863. Selon Monsieur Roger Gnech de Sospel, une personne qui effectuait le transport du plâtre entre les deux guerres se souvient qu'en 1920 ce four ne fonctionnait plus. Il est marqué FP sur l'extrait de la carte d'état major.
Selon la même source, « cette fabrication serait intermédiaire entre l'antique cuisson de caractère familial, dont on retrouve les traces dans la campagne et les petites exploitations industrielles qui ont fonctionné jusqu'après la seconde guerre mondiale. »
La structure est en bon état sauf la toiture qui a disparu.
Au niveau de la route, se trouve le puits circulaire où la pierre à plâtre était broyée après cuisson dans le four situé au niveau 1. La piste empierrée au même niveau servait au déplacement du mulet actionnant la meule (moulin à sang). Monsieur Gnech nous a précisé : « Chauffé au bois ce four était dénommé four culée à marche intermittente à longue flammes. Dans ce mode de fabrication le savoir-faire était primordial. Cette cuisson terminée, les morceaux triés étaient concassés sur la piste circulaire empierrée à l'aide d'un manège et d'une potence, fixée sur la poutre en bois, et soutenant la meule de pierre. Le plâtre obtenu était stocké dans le silo évasé à cet effet. La porte permettait le chargement sur une charrette grâce à la position du bâtiment au bord de la route. »
Un peu plus loin se trouvait la plâtrière de saint Pancrace, en ruines.
Ce four est mentionné dans l'ouvrage « Patrimoine des communes des Alpes Maritimes » au sujet de Sospel, mais sans détails.
Ce four mentionné dans PCAM (1), page 444, comme datant du XIXeme siècle, a été décrit de la façon suivante « le four se composait de trois parties distinctes, la réserve de bois, le four proprement dit et une pièce réservée au concassage du plâtre. La fabrication du plâtre demande moins une température élevée qu’une longue durée de chauffe. Le plâtre produit sur place avait la particularité d’être coloré en rose ; de nombreuses maisons des environs utilisent ce matériau de construction, mêlé à la chaux. »
Bibliographie
1- Patrimoine des communes des Alpes Maritimes, éditions Flohic