Le Barrage de Chateauneuf Villevieille

 

 

                                                                              Mise à jour février 2026

 

 

CHAPELLES SUR A PIC ET BASSINS SACRIFICIELS

 

On rencontre souvent des chapelles anciennes au bord des chemins, parfois au bord des ruisseaux ainsi que sur les voies qui rayonnent autour des villages.

Mais les chapelles isolées sur à pic suscitent des interrogations.

On peut se demander si dans certains cas, elles n’ont pas eu pour but de christianiser des lieux où se pratiquaient des cultes préhistoriques.

On peut remarquer que pour y accéder il faut s’écarter des chemins et faire une ascension plus ou moins grande à caractère de pèlerinage peut être.

Dans Tristan et Yseult () page 355, l’auteur écrit « dans l’épisode du saut de la chapelle, Tristan fait un bond prodigieux par la fenêtre de l’abside de la chapelle d’un oratoire chrétien et il arrive sain et sauf au bas de la falaise, mais on n’a pas assez remarqué que selon Béroul, il atterrit d’abord, soutenu par le vent qui gonfle ses vêtements, sur une pierre lée, toponyme qui désigne invariablement un dolmen…

S’il y a miracle il semble que l’honneur en doive être partagé entre le saint titulaire de la chapelle et le héros celtique qu’abritait le dolmen… La chapelle des sept saints de Bretagne, qui a été étudiée et mise à l’honneur par le regretté Louis Massignon a été construite en partie sur une table de pierre qui est un dolmen , voisin d’une source sacrée d’où l’eau jaillit par sept orifices différents. »

           Remarquons que les dolmens n’ont pas été édifiés généralement sur des à pics.

Cependant si on considère les lieux cultuels préhistoriques et les lieux de sacrifice on peut essayer de voir quels sont les témoignages existants de christianisation de structures préexistantes. Cet exercice est difficile car on peut supposer que généralement de telles structures ont été détruites.

 

Exemples de chapelles sur à pic dans les Alpes Maritimes

 

Bonson

Eglise Saint Benoit

 

Moulinet

La chapelle Notre Dame de la Menour, lieu de pèlerinage. Le chevet est sur à pic

 

Peille

La chapelle Saint Siméon d’ongrand

 

Peillon

L’église du village se trouve au sommet de celui ci

 

Roquesteron

L’église Saint Pétronille est sur à pic au dessus du village. Selon Philippe de Beauchamp ()    « C’était l’église Saint Jean de l’ancien prieuré de Lérins constitué en 1028 et 1046 dans la vallée » ; et selon j Thirion « la modestie de l’édifice est significative des moyens réduits de ces pauvres prieurés de montagne au XIIème ou XIIIème siècle »

 

Tende 06430

La chapelle Saint Sauveur qui domine le village et se trouve même sur un rocher en surplomb date du XIII ème siècle

 

Ci dessus chapelle Saint Sauveur à Tende

Vadebloore

La chapelle Saint Joseph est près d’un ravin

 

Autres exemples

 

Le Puy en Velay

 

 A ce sujet A Pinto indique « Je vous livre ici, en vrac, les quelques notes  que j’ai pu réunir sur St Michel d’Aiguilhe.Elles pourront peut-être vous être utiles, avec, toujours, la même réserve qui pèse sur ce genre de recherches : quelle est la part des légendes et celle de la réalité ?...


Du point de vue de la géographie, le rocher d’Aiguilhe, en bordure de la cité du Puy-en-Velay, est un ancien piton volcanique haut de 80 mètres à peu près. Pour les géologues, ce type de cheminées porte le nom de « dike ». La plupart des auteurs qui ont décrit ce site s’accordent  à affirmer que les premières traces d’occupation, à l’époque celtique, seraient attestées par la présence d’un dolmen au sommet du rocher . Bien que cette hypothèse soit éminemment vraisemblable, nous verrons plus loin que la certitude de ce dolmen n’est pas établie, en tout cas qu’il se « télescope » avec d’autres vestiges présents au Puy…
Il est en revanche établi qu’à la période gallo-romaine, le sommet du mont Aiguilhe fut  dédié à Mercure.

Or, les exemples ne manquent pas de superposition de divinités romaines à celles du panthéon celtique.

La construction de la chapelle chrétienne, dédié à l’archange saint Michel, fut entreprise à la fin du Xe. Siècle par l’évêque Godescalk, de retour du pèlerinage de Compostelle dont ( ce détail mérite d’être signalé ) il avait été le tout premier pèlerin !
La chapelle fut rénovée au XIIe. siècle, puis au XVe. , enfin au XIXe. où, sous l’impulsion de Mérimée, l’architecte Mallay y sévit  comme il le fit beaucoup ailleurs, notamment en Auvergne. Le clocher actuel, assez quelconque, remplace un campanile qui avait été détruit par un incendie.
Des fresques des Xe. au XIIe siècles, ainsi que des reliques du Xe ont été mises au jour  dans les dernières décennies.

 

Le Puy et ses rochers

Il me paraît nécessaire de ne pas isoler  le rocher d’Aiguilhe de la topologie générale comme des toponymies de la ville du Puy. Au centre de celle-ci, la cathédrale Notre-Dame s’est établie sur le mont Anis, qui est flanqué par le rocher d’Aiguilhe et fait face au  mont Corneille ( autrefois roc du Jayant, c'est-à-dire du géant ) sur lequel a été édifiée la statue monumentale en bronze de la Vierge ( N.D. de France ) .Or, le nom même du mont Anis dérive de celui de la déesse celte Ana, ou Epona, auquel il était primitivement dédié. Dans un  glossaire irlandais, elle est désignée comme «  mater deorum hibemensium », c'est-à-dire la mère des dieux d’Irlande. Son culte, enjambant la période romaine, s’est perpétué dans la nouvelle religion chrétienne, en celui de Marie, par l’intermédiaire d’Anne, mère de la Vierge. Une telle continuité est tout à fait cohérente, notamment en Gaule, où les reliques de sainte Anne étaient conservées à la cathédrale d’Apt.
Un autre élément intéressant est l’existence d’un dolmen sur le mont Anis. Au 1er siècle, les Romains l’avaient entouré d’un temple dédié à une divinité vernaculaire, peut-être Abidon. Lorsque, au IVe siècle, le christianisme s’installa dans la région, les légendes commencèrent à fleurir autour de ce dolmen, près duquel se seraient produits miracles et guérisons. C’est ainsi que se répandit au Puy le culte de Notre-Dame, qui se cristallisa autour d’une Vierge en majesté célèbre dont on ne connaît que des images (et une copie assez douteuse). Toujours est-il que le fameux dolmen fit beaucoup parler de lui. A Anicium (nom que portait alors le Puy), on le démolit au 8e siècle sous l’effet d’une « réaction anti-païenne «  qui entendait éradiquer les survivances celtiques et romaines : il avait pourtant servi de piédestal à la statue de la vierge ! Il en reste un vestige (légendaire) : la fameuse « pierre des fièvres » sur laquelle les malades venaient se coucher. Nous y reviendrons à propos d’Aiguilhe… »

L’archange des altitudes

 

La dédicace à Saint-Michel, l’archange qui demeure étroitement attaché à la figure de la Vierge,  est une constante dans les chapelles ou abbayes en a-pic, ou du moins en altitude.
Un véritable chapelet s’égrène ainsi à travers l’Europe en commençant  par le mont Gargano dans les Pouilles pour s’achever à l’ouest par l’abbaye du mont St Michel et au sud-ouest par St Michel de Cuxa dans le Roussillon. Au passage, j’ai accordé une attention particulière à la Sacra di San Michele, perchée sur un pic du Piémont, et qui se relie par plusieurs attaches à St Michel d’Aiguilhe. Cette abbaye della Chiusa a d’ailleurs été fondée au Xe siècle par Hugues de Montboissier, qui avait quelques vétilles à se faire pardonner. Cette famille de Montboissier est originaire de Basse-Auvergne (Sauxillanges) et l’un des descendants de Hugues fut Pierre de Montboissier, 9e abbé de Cluny, célébré sous le nom de Pierre le Vénérable. L’abbaye de la Cluse rayonna longtemps sur toute la France où elle fonda de nombreuses abbayes.

 

On est évidemment tenté de rapprocher ce tropisme de l’altitude qu’a suscité durant tout le Moyen Age le culte de l’archange Saint Michel, de l’usage des Celtes  consistant à consacrer les éminences aux dieux de leur panthéon. On peut citer à cet égard ce texte de Jean Markale :
« Les sommets des montagnes ou des collines sont généralement marqués par une chapelle ou une croix. Quoi de plus naturel ? Le sommet de la montagne est le lieu où s’opère la communication entre le monde spirituel et le monde matériel. Ainsi le Mont–Saint–Michel, très anciennement appelé Tombelaine, c’est à dire Tertre de Bélénos est-il devenu un sanctuaire voué au plus brillant de tous les archanges. Le culte de la lumière s’y perpétue. Dans le Morbihan, dans la paroisse de Guénin, une colline porte le nom de Mané-Guenn, c’est à dire Mont-Blanc. On a bien inventé un saint Guenn pour expliquer le nom, il n’en reste pas moins qu’à son sommet se trouve une chapelle dédiée à saint Michel. Et comme par hasard, sur cette butte, non loin de la chapelle, se trouvent des roches mégalithiques qui prouvent que le lieu a toujours été sacré, même dans la plus lointaine préhistoire…».
Dans cet ordre d’idées, on peut encore citer , dans le parc du Pilat (Loire), la chapelle saint Sabin, perchée à 1120 mètres, Sabin ayant pris la « succession » d’une entité celte christianisée.

 »Présomptions »…mais pas de preuves .

Existe-t-il une certitude quant à une présence celte précédant l’implantation chrétienne sur le mont Aiguilhe ? Les présomptions, on l’a vu, sont fortes et le voisinage du mont Anis ne manque pas de poids. Mais les éléments fournis par l’archéologie invitent à la prudence. M. André Fromant a effectué divers relevés à St Michel d’Aiguilhe pour le compte des Bâtiments de France. Ce qui est attesté, c’est par exemple un très ancien ermitage en bois qui a perduré jusqu’au 17e siècle (monastère de Séguret). On y montait par des escaliers de bois et les cellules étaient également en bois.
Dans la chapelle, une fosse découverte sous l’autel a manifestement été utilisée par les Romains. On a aussi relevé un autel votif de réemploi et un fragment de colonne gallo-romaine. Ces éléments peuvent renvoyer au temple dédié à Mercure.
En revanche, une cuve creusée dans le rocher est d’une taille par percussion très primitive et peut témoigner d’une origine antérieure, bien que dans le Velay, des modes de taille archaïques aient perduré assez tard.
Quant au fameux dolmen, si l’on n’en a pas de traces probantes, deux dalles incluses dans la construction semblent bel et bien compatibles, quant à la nature de leur roche, avec les vestiges du dolmen du mont Anis.

Autres lieux


Sur la Sacra San Michele della Chiusa et ses relations avec Aiguilhe, un  ouvrage bilingue, publié en Italie à l’occasion du millénaire de l’abbaye ( Melli éditeur, 10050 Borgone di Susa (To)

Sur un plan très général, une étude «  Les sanctuaires arvernes et vellaves hors des chefs-lieux de cités du ier s. av. J.-C. au ive s. ap. J.-C. : approche typologique et spatiale »( Extrait de la Revue Archéologique du Centre de la France, tome 45-46, 2006-2007 ). On peut trouver l’extrait sur internet.

Massiac

La chapelle Sainte Madeleine entre Blesle et Massiac 43450 se trouve en bordure de falaise et se voit très bien depuis l’autoroute A 75 en se dirigeant vers le nord.

Dans le livre « trésors de l’Auvergne romane éditions Debaisieux page 88 on peut lire  « au bord de l’abime au dessus d’une grotte qui parait être un lieu de culte solaire ; En effet la lumière du soleil n’éclaire le fond de la caverne que lorsqu’il est exactement au zénith »

De son côté Albert Pinto indique « Je connais en effet cette chapelle Ste Madeleine vers Massiac. C'est un édifice probablement construit au début du XIIe., sur l'emplacement de l'ancien chateau des Mercoeur (Haut M.A.). On y a d'ailleurs trouvé une vierge prétendument romane (et bien entendu, mais combien abusivement, qualifiée de "noire"!). Quant à cette histoire de grotte, Debaisieux, qui n'est que photographe, semble avoir  glané son commentaire dans diverses hypothèses à connotation plus ou moins ésotérique. Certaines personnes croient en effet qu'il y a une grotte (solaire ?) sous cette chapelle, mais rien ne permet d'étayer cette conviction.

 En revanche, une tradition constante attribue un antique culte solaire au site néolithique et protohistorique voisin de Saint Victor, où existe si mon souvenir est exact une grotte »

Lieux de sacrifice sur à pic

 

Buoux 84

Bassin du fort de Buoux

Le fort de Buoux dans le Vaucluse se trouve sur un plateau entouré de falaises importantes ; l’appellation de Fort est d’ailleurs abusive au sens habituel. Ce site a été occupé depuis la préhistoire jusqu’aux temps modernes

A l’extrémité Est, le plateau se termine en pointe au point le plus haut, et à cet endroit on peut observer un bassin avec un canal creusé dans la roche pour l’évacuation probable du sang de sacrifices humains ou d’animaux que l’on devait précipiter ensuite dans le vide.

Il n’y a pas de chapelle à cet endroit mais plus bas sur la plateau, en restauration d’ailleurs en 2007.

On ne peut pas dire si la construction de la chapelle est liée au lieu sacrificiel. (Voir Buoux sur Wikipedia)

 Dans son opuscule () René Bruni cite lui-même Jean Barruol :

"Quant à Jean Barruol, il nous dit"... Comme il est impensable que l'on ait voulu monter là des raisins pour les y écraser, on peut croire à un ensemble sacrificiel de la protohistoire ; il est exactement comme celui de Biougra, près d'Agadir, découvert en 1954 par Jean de la Roche et qui est aussi au plus haut sommet d'un oppidum. (Jean Barruol in Le Fort de Buoux  (Amis du Fort, op cité p.24).

Le bassin qui se trouve au sommet du site est un cylindre de 70 cm de diamètre environ, creusé dans une masse rocheuse suivant à peu près la pente générale du site.

En partie basse, la profondeur est de 30 cm environ et en partie haute de plus de 40 cm.

Le fond est en pente vers le sud ouest et communique par un orifice circulaire de quelques centimètres de diamètre avec un canal de plus de 3 m de long orienté vers le sud ouest, où il débouche près du vide de la falaise. Ce canal trapézoïdal en pente fait environ 20 cm de large en partie supérieure, une profondeur de 30 cm environ au départ ; Il s’évase légèrement vers la sortie ; Voir photos ;

 

Au nord ouest du bassin, sur la petite plateforme sommitale reste une masse rocheuse de 1.50m de haut environ et grosso modo 2 mètres de diamètre. Il semble que ce rocher ait été entaillé sur le côté nord dans le cadre de l’édification de la tour du Moyen Age qui se trouve à côté.

Le sommet de ce rocher comporte des encoches faisant penser à des marches qu’on pourrait interpréter comme un escalier symbolique vers le ciel ou comme des étagères pour déposer des offrandes. Voir bassin de l’Autreville www.archeo-alpi-maritimi.com

 

 

Saint Jean d’Ongrand

Le bassin du castel d’Ongrand - Peille 06

Ce bassin  rectangulaire a été décrit en détail par Gauberti (), ainsi que par G. Brétaudeau () page 502 et planche 443 page 506. Il est taillé dans une dalle inclinée.  Cette dalle domine l’arête vers le Sud Ouest et par delà la vallée. Les grands côtés de la cuve sont  orientés dans le sens de la plus grande pente de la dalle. La direction correspond à l'azimut 250°. Cet azimut est celui  de la position du soleil au solstice d'hiver. Il peut s'agir d'une simple coïncidence, ou bien la dalle a été choisie plutôt que d'autres sur le site car sa plus grande pente correspondait à cet azimut.

Les azimuts des couchers et levers du soleil communiqués par l'Observatoire de Nice sont les suivants en degrés :

Eté : lever              68 degrés                            coucher            292 degrés

Hiver : lever          112 degrés                            coucher            248 degrés

 

Saint Chrysostome au 4ème siècle aurait dit à propos de décembre et du solstice d'hiver « C'était le temps où les païens étaient occupés avec leurs rites athées »

Le fond de la cuve présente une pente vers le bas au nord est de 10 à 15/100. Il y a une goulotte d'évacuation en bas à gauche.

Devant le  côté le plus bas  du bassin passe un couloir, qui semble naturel, entre les rochers.

S'agit-il d'un bassin sacrificiel. Le nom donné par les habitants de l'Escarène est « Mastra dais pagans » (pétrin des paiens). On retrouve ce nom à d’autres endroits. Gauberti () dit avoir effectué des fouilles à cet endroit et trouvé du matériel archéologique.

Près du bassin un rocher parait taillé de façon à former une tombe, sous toutes réserves.

Un peu plus loin se trouve la chapelle Saint Jean d’Ongrand. Voir site d’Ongrand dans

www.archeo-alpi-maritimi.com

 

 

Eglise d’Oppède le Vieux

 

           A côté de cette église sur à pic au sommet du village se trouvent des trous dans le rocher en forme vaguement de sarcophages dont le but est à déterminer.

 

La Croix sur Roudoule.

Bassin du casteou de la Croix -  la Croix sur Roudoule - 06

A la Croix sur Roudoule au dessus de Puget Théniers 06 près de l’ancien château dénommé Casteou dont on ne voit que deux restes de murs, existe un bassin de forme circulaire qui est considéré comme mesure pour le blé par Luc Thévenon () qui l’a photographié. Il mesure 37 centimètres de diamètre à son affleurement avec le rocher et 24 cm de profondeur environ. Cependant ses caractéristiques, sa position  et son environnement font qu’il y lieu d’être circonspect sur sa fonction.

 Il se trouve près d’un à pic (au dessus du cimetière) et près d’une croix sur socle en pierre datée de 1875 au plus haut du village  Un oratoire se trouve aussi à proximité.

 

Il ressemble à un bassin à denrées car en partie basse il comprend un orifice, mais celui-ci est à 6 cm du fond, de petit diamètre (3cm) et mal fini. Le bassin  a été creusé dans la masse rocheuse d’une dalle alors que la plupart des bassins connus sauf ceux de saint Dalmas Valdeblore sont des bassins qui ont été creusés spécialement dans un bloc et mis en place à un endroit choisi ; sa partie supérieure affleure le niveau de la dalle et l’exutoire se trouve au ras du sol côté extérieur, alors que dans les autres bassins examinés, l’ensemble est surélevé de 30 à 40 cm par rapport au sol. Les autres bassins connus se trouvent soit à une entrée de village soit près du centre névralgique du village alors que dans ce cas, ce bassin se trouve tout en haut et à l’ouest du village, dans l’enceinte possible de l’ancien château, position possible mais pas pratique pour le versement de taxe en nature par exemple.

Il pourrait aussi rassembler à un bassin rituel, car il se trouve près d’un à pic comme dans le cas d’Ongrand ou de Buoux.

Près de ce bassin, voir photos et plans, se trouve une ligne de quatre excavations qui ressemblent à des cupules, dont la plus proche de la croix n’est pas entièrement creusée ; la deuxième est nettement à fond circulaire de 24 centimètres de diamètre et de profondeur variant en fonction du pendage de la dalle entre 7 et 11 centimètres. Les troisième et quatrième sont peut-être des amorces de cupules ou bien des irrégularités de la dalle.

Enfin, dans de nombreux cas observés en Ligurie l’évacuation des bassins rituels se fait par des sortes de canaux en surface, ce qui n’est pas le cas.

La troisième hypothèse concernant cette vasque pourrait être celle d’un mortier car les bords intérieurs sont très bien arrondis et le fait que l’exutoire n’est pas au fond pourrait signifier que le fond servait de décantation.

 

Bassins de Ligurie

 

Ils ont été étudiés en détail par un certain nombre de chercheurs et les données font partie d’un livre de Ausilio Priuli et Italo Pucci (). Dans ce livre on peut voir de nombreux bassins avec des systèmes de canaux compliqués, mais d’après les photos il ne semble pas que ces bassins aient été creusés sur des à pic et on ne voit pas de chapelles à proximité

 

Bassins des Canaries

 

Les rites relatifs à ces bassins pourraient avoir été orientés autour du lait versé. Vraisemblablement il n’y avait pas de chapelles à proximité.

 

Bassins de Petra Jordanie

 

Bibliographie

 

Beauchamp (Philippe de), l’art religieux dans les Alpes Maritimes Edisud 1990

 

Bretaudeau Georges Les enceintes des Alpes Maritimes éditions IPAAM, 1996

Bruni René Le fort de Buoux, 1987 (en vente sur le site)

Priuli Ausilio et Pucci Italo, Incisione rupestri e megalitismo in Liguria, Priuli e Verlucca editori 1994

René Louis, Tristan et Yseult, renouvelé en français d’après les textes des XIIème et XIIIème siècles