
La voie ferrée Nice Grasse Draguignan Meyvembre2025
La voie ferrée Nice Grasse Draguignan Meyrargues
Mise à jour 20 11 2025
Sa genèse
Sa genè
Etude Jacky Sarale
Ci dessous :projet lignes


Ci CiCi dessus Ci dessus projet 4 rails, ci dessous gare de Meyrragues

Ci dessous Colomars

Ci dessous gare du sud

Ci dessous plan des liignes
Elle trouve son origine à la fin du 19e siècle dans le plan Freycinet du nom du ministre des Travaux publics de l'époque qui prévoyait la construction de près de 9000 kms de voies ferrées supplémentaires (Loi du 17 juillet 1879).
Lors de son rattachement à la France le comté de Nice n’avait aucune voie ferrée sur son territoire (une voie ferrée permettant l’acheminement des matériaux pour l’endiguement du Var avait été créée avec traction animale et a servi parfois à transporter quelques passagers dont les plus célèbres furent les princes Amédée(12ans) et Humbert(13ans) de la Maison de Savoie le 12 septembre 1857, il faudra attendre 1863 pour que le chemin de fer PLM atteigne Nice.
Le tracé prévu à travers le haut pays varois permettait de réduire de plus de 150 km la distance entre Paris et Nice par le train et offrait un débouché sur les Alpes.
À Meyrargues, elle permettait de rejoindre Grenoble en correspondance avec la ligne PLM des Alpes (Grenoble à Marseille via Veynes) et Arles par la ligne départementale des Chemins de fer des Bouches-du-Rhône (Meyrargues à Arles) mais sans liaison des différentes voies ce qui nécessitait des transbordements.
Cette petite commune de 1000 habitants à l’époque de la construction de cette voie ferrée comptait 3 gares .
D'abord prévu à écartement normal, les avant-projets réalisés soulèveront les nombreuses difficultés techniques et le coût important des réalisations.
En mars 1885 l'État décide de passer à la réalisation en optant pour la voie métrique au prix kilométrique moins important et de confier la réalisation à des sociétés privées (Sud France détenue par la Société Marseillaise de Crédit).
Il passe outre les protestations des élus locaux et le mécontentement des populations concernées déçus par l’abandon de la voie a écartement normal.
Les travaux du premier tronçon de Meyrargues à Draguignan débuteront en 1886
L'inauguration officielle eut lieu 22 mars 1889
La prolongation jusqu'à Grasse prévoyait ensuite de rejoindre la ligne côtière du PLM par un embranchement sur Cagnes-sur-Mer ou Nice
Ce projet ne convenait absolument pas au département des Alpes-Maritimes qui proposait de relier Grasse à Nice directement jusqu'au pont de la Manda à Colomars où elle rejoindrait la voie Nice Digne à construire également.
Pour cela le département s'engageait sur une subvention d'1 million de francs à la condition expresse que ces deux tronçons Grasse–Nice et Nice–Digne soient construits en même temps
Cette solution défendue par le maire de Nice Alziari de Malausséna et le président du conseil général Durandy est enfin retenue et la voie jusqu'à la gare de Colomars est achevée le 5 Juin 1892.
Entre temps l’autorité militaire consciente de l’exposition aux tirs de destruction de la ligne côtière, en cas de conflit par une marine étrangère, avait approuvé cette solution qui permettait l’acheminement de troupes et matériels à l’abri de tels tirs.
Elle demandât et obtint la pose de 2 rails supplémentaires posés de chaque côté de la voie métrique pour faire circuler des convois à écartement normal de Draguignan à Nice.
Cette solution inhabituelle, plus onéreuse, techniquement plus compliquée sera abandonnée par la suite au profit d’un seul rail supplémentaire.
Cette exigence du ministère de la guerre entraînât l’obligation de construire tous les ouvrages d’art et supports de la voie aux dimensions nécessaires à une voie ferrée à écartement normal (4.5 m).
Pour mettre à l’abri des bombardements, le tronçon commun aux deux lignes, reliant Colomars à Nice, le tracé délaissa la vallée du Var qui était le tracé le plus facile et le plus rapide, pour à travers les collines niçoises et les nombreux vallons, rejoindre la gare de Nice implantée dans le quartier Libération aujourd’hui propriété de la ville de Nice et dédiée à d’autres activités.
Une nouvelle gare appelée Gare du C P a été édifiée en 1991, 300 m en amont rue Alfred Binet.
Ce tracé nécessitait tunnels et ouvrages d’art et des déclivités importantes en particulier dans le tunnel de Bellet à l’origine de nombreux incidents.
L’emplacement de la gare de la Manda appelée Colomars du nom du village qui faisait partie de la commune d’Aspremont à l’époque et assez éloignée de ce village, a été choisi en collaboration avec les militaires.
En effet elle était située à l’abri des tirs pouvant provenir de la mer, cependant l’autorité militaire exigea que les bâtiments soient construits de manière à être facilement détruits en cas de conflit, ce qui explique son aspect unique en bois et briquettes rouges ainsi que le support du réservoir qui sera construit entièrement en bois.
Cette gare connaissait une activité très importante car les deux lignes (Meyrargues et Puget-Théniers) s’y rejoignaient pour emprunter le tronçon commun jusqu’à Nice.