Point du Ramingao à Roquebrune Cap-Martin

 

La voie ferrée Nice Mayrargues

 

Etude Jacky Sarale

Quatrième partie mise à jour février 2026

 La fin de l’exploitation

 

Dans l’immédiat après-guerre en attendant la reconstruction des ouvrages détruits un service d’autocars est mis en place entre Colomars et Tanneron des Novembre 1944.

Mais les temps ont changé et la mise en place de ces nouvelles liaisons plus directes et plus rapides vont entraîner une désaffection des voyageurs de plus en plus importante sur les liaisons partielles ferroviaires qui ont pu être rétablies et le trafic ferroviaire diminue considérablement.

De plus le trafic marchandise est rapidement supplanté par la route.

Dans ces nouvelles conditions se pose pour l’Etat le rétablissement total de la ligne.

 

Une estimation des dépenses nécessaires a son rétablissement chiffre à 15 millions de frs la reconstruction des ouvrages d’art en 1944 mais l’inflation très importante va considérablement alourdir la facture prévisible qui passe à 42 millions en 1945 pour atteindre 72 millions en 1947 a laquelle il faudra ajouter le renouvellement de certaines infrastructures et du matériel roulant.

Si bien que l’estimation globale atteint la somme considérable de 160 millions en 1948 e.

Au vu des dépenses et au désintéressement croissant pour le rail les gouvernements de l’époque ne sont plus favorables à ce scénario.

Les élus locaux et nationaux manifestent leur mécontentement devant une telle possibilité mais ils ne seront pas entendus et le ministre des transports de l’époque décrète la fermeture définitive pour le 2 janvier 1950.

Dès le 3 janvier l’Administration d’Etat met en place des liaisons par autocar concédées à des entreprises privées : Nice-Grasse, Grasse-Draguignan et Draguignan-Meyrargues.

Définitivement abandonnée son déclassement est prononcé par décret le 17 mai 1951, remise en état elle serait certainement appréciée de nos jours.

Les Ponts et Chaussées proposeront aux communes concernées la cession gratuite de la plate-forme ferroviaire et de certains bâtiments.

D’une largeur de 4,5 m cette infrastructure est intéressante par sa possibilité d’aménagement routier.

 

Les vestiges

 

Ci dessous restes du viaduc de Pascaressa Tourettes ssiur Loup

 

 

Ci dessus Anien viaduc de la Siagne

Ci-dessus reste des piles de Gourdon

La grande majorité de ces kms de voie ferrée abandonnés seront goudronnés et aménagés en liaisons routières vivement appréciées.

Très peu seront laissés en l’état.

C’est ainsi qu’actuellement nous empruntons quotidiennement dans la partie outre Var du département des kms de cette ancienne voie ferrée sans en avoir conscience.

Certaines portions portent des noms rappelant leur ancienne fonction comme le Chemin de Provence de Gattieres à la Gaude et St Jeannet ou l’Avenue de Provence entre St Jeannet et Vence.

Tous les viaducs hormis ceux détruits ont été conservés, parfois consolidés et certains agrandis.

Il en est de même pour les tunnels, deux ont été abandonnés et cédés à des particuliers pour créer des champignonnières.

Il s’agit du tunnel de Planasteaux au Tignet de 535m de long et de celui de la Cagne à St Jeannet long de 224 m

 

Bibliographie

Histoire des chemins de fer de Provence. Vol. 1. Le Siècle du train des pignes

De José Banaudo : Editions du Cabri

https://www.archeo-alpi-maritimi.com/voieferreninemeyrargue.php

https://www.archeo-alpi-maritimi.com/voiedeux.php

https://www.archeo-alpi-maritimi.com/voieferretrois.php