Point du Ramingao ŗ Roquebrune Cap-Martin

QUESTION DE L'EAU A NICE APRES 1863

Mise à jour mai 2020

A cette époque il est devenu évident qu’i fallait augmenter la desserte en eau de la ville de Nice en qualité et surtout en quantité.

Le Journal de Nice a rapporté des échanges de correspondances qui ont concerné un  projet de Guérin et Tur, puis de l’Ingénieur en Chef Conte Grandchamps, avec la critique d’un certain Emile Thomas dont on n’a pas donné le titre.

Ces projets étaient relatifs à des captages dans le Paillon et dans le Var

La Ville avait acquis en 1861 la source de Sainte Thècle dont l’eau n’est pas arrivée à Nice avant 1868. La question d’un captage dans la Gordolasque a été évoquée. Ce projet avait déjà été envisagé par Fodéré en 1821. Le canal de la Vésubie n’a été commencé qu’en 1885.

Jean Bernard Lacroix () a évoqué cette question de l’eau de façon générale et historique depuis les temps anciens jusqu’à l’époque moderne

Casalis () avait décrit diverses sources de Nice en 1843

L’ingénieur en chef des Ponts et Chaussées des Alpes Maritimes Conte Grandchamps dans le journal « Le journal de Nice » du 27 septembre 1863 à propos du captage possible des eaux de la Gordolasque pour alimenter Nice, a critiqué la salubrité des eaux de la Gordolasque

Des études ont été menées sur le captage des eaux de la Vésubie mais aussi de la Roya

 

Extraits du Journal de Nice

 

7 aout 1863

 

…Je viens d’avoir connaissance d’une publication officielle qui intéresse au plus haut degré la Ville de Nice et son avenir.

Cette publication intitulée « question des eaux »  contient un exposé préliminaire signé de Mr le Maire et le rapport de Mr l’Ingénieur en Chef Conte Grandchamps sur la distribution d’eau potable et l’alimentation des fontaines publiques….

Mr Conte Grandchamps constate d’abord que les sources de l’Eau Fraiche et de Saint Sébastien qui alimentent 35 fontaines dans la ville ne peuvent faute d’un niveau suffisant subvenir aux besoins de la population ; que les sources de Saint Barthélemy qui seules jusqu’à présent remplissent cet objet, ne possèdent qu’un débit de 12 litres par seconde ce qui n’équivaut pas au dixième de la consommation actuelle indispensable. Il établit ensuite que pour une population qui atteindra probablement et prochainement le chiffre de cent mille habitants, le débit des eaux à fournir doit être évalué à 200 litres par tête qui font 20000 mètres cubes par jour (243 litres par seconde soit 250 pertes comprises)

Il analyse ensuite le projet dressé par Mrs Guerin et Tur sous la haute direction de Mr Delestrac. Le projet consiste à capter les eaux souterraines du Paillon par une galerie souterraine en dessous de Drap et conduire les eaux à Nice par un aqueduc en maçonnerie de 0.70 m de largeur, 1,50 m de hauteur sous clé, 0.001 de pente et onze à douze kilomètres de longueur arrivant en ville avec 85 mètres de dénivellation.

En raison de l’irrigation des terrains supérieurs, Mr l’Ingénieur en Chef croit que le débit de la nappe souterraine  à Drap ne dépasserait point 350 litres par seconde… mais que la presque totalité de ce débit serait absorbé par les riverains. Il croit que l’avantage de ce projet (85m de dénivellation) serait annulé par le manque d’eau et par une augmentation de 300000 F dans la dépense qui s’élèverait en totalité pour la prise d’eau et l’aqueduc  de Mrs Guérin et Tur à 840000 f.

Mr Conte Grandchamps conclut  à poser la conduite d’eau en dessous du confluent de Laghet où le bassin hydraulique est plus vaste…

La dépense du captage et des conduites ne s’élèverait plus qu’à 480000 f… mais la dénivellation obtenue n’est plus que de 46 mètres.

Ce manque de hauteur est déjà fort grave mais ce qui l’est encore plus, c’est que Mr l’Ingénieur en Chef croit devoir ajouter « qu’il faut prévoir le cas où les travaux de captage ne seraient pas couronnés de succès »…

Mr l’Ingénieur en Chef propose un système qui parait ingénieux, employer les eaux du Var à élever celles du Paillon…Ce canal rachèterait 8 mètres de pente avec 2 mètres cubes de débit par seconde…En combinant les deux systèmes d’alimentation, la dépense s’élève à plus d’un million en comptant les indemnités de terrain. Mais Mr Conte Grandchamps convient franchement que même filtrées les eaux du Var ne peuvent point être admises pour la consommation (suit un commentaire sur les roues à la Poncelet pour alimenter des pompes, et une critique de la salubrité des eaux du Paillon…)

Ne vaudrait-il pas mieux chercher là où elles sont, des eaux toujours pures, pérennes et fécondantes et obtenir des eaux sans risque d’insuccès à tel niveau que l’on voudrait fut-ce à 500 mètres d’altitude au sommet de Gairaut au pied du Mont Chauve.

Les eaux de la Gordolasque sont les seules  qu’il convienne d’amener à Nice… construit en béton hydraulique comprimé et pour cinquante kilomètres d‘amenée, j’affirme qu’il ne couterait pas plus de 700000 f

Signé Emile Thomas

 

Dimanche 30 aout 1863

 

La commission spéciale chargée de l’examen de cette question…a décidé  conformément à l’avis de Mr l’Ingénieur en Chef de se mettre en rapport avec la Société Générale des Eaux de France… Si l’Administration Municipale se décide à entreprendre des travaux de captage pour dériver le cours supérieur du Paillon, ces travaux devront s’exécuter à l‘aval du torrent de Laghet. (suit une critique du projet de Guérin et Tur).

Le point de départ de l’aqueduc est trop élevé…le captage donnerait lieu à des contestations avec les riverains…Le débit des eaux souterraines du Paillon suffira pour alimenter la ville si le point de départ de l’aqueduc de dérivation est situé au confluent du Paillon et du torrent de Laghet

 

Lundi 31 aout 1863

 

Dernière partie du rapport de Mr Conte Grandchamps

Dépense à faire en combinant les deux  systèmes d’alimentation…1650000 f

Mode d’alimentation le plus avantageux pour la ville…Du point de vue de la salubrité publique il est incontestable que les eaux souterraines du Paillon doivent être préférées aux eaux filtrées du Var

Prix de revient  du mètre cube 412 f par an… Ce prix est inférieur aux prix de revient de la plupart de villes de France

Exécution du projet de distribution…On est conduit à examiner  s’il ne serait pas plus avantageux pour la Ville de traiter avec la Compagnie Générale des Eaux

3 juillet 1863 signé l’Ingénieur en Chef Conte Grandchamps

 

Mercredi 16 septembre 1863

 

Arrivée dans notre ville de Mr Marchand, Ingénieur de la Compagnie Générale des Eaux de France pour étudier et résoudre l’importante question de l’eau (il est toujours question d’exploiter les eaux souterraines du Paillon et du Var)

 

Dimanche 27 septembre 1863

 

Mr le Maire

 

J’ai lu dans le numéro du journal de Nice  du 27 aout une critique assez vive du rapport que j’ai eu l’honneur de vous soumettre sur la question des eaux de Nice (il reprend ensuite la solution qu’il a préconisée Paillon plus Var)

J’arrive actuellement à l’examen d’un projet dont il a été souvent question et qui n’a jamais été sérieusement discuté, car le bon sens en a fait justice depuis longtemps : je veux parler  de l’alimentation de la ville au moyen des eaux de la Gordolasque. Ce projet dit-on est le seul raisonnable économique et certain. Le confluent de la Vésubie se trouve à 50 km de Nice. L’aqueduc à construire pour amener l’eau de cette rivière aurait au moins une longueur de 75 km. Le prix de revient de cet aqueduc … s’élèverait à 6000000 f. Le prix de revient…s’élèverait à 25 f par mètre cube au moins.

« On vante outre mesure les eaux de la Gordolasca. Elles sont dit-on toujours claires, toujours limpides, salubres, pérennes et fécondantes. Il n’en n’est rien. Ces eaux sont en effet des eaux de rivière, fraiches en été et froides en hiver. Elles sont salies par les orages et restent troubles plusieurs jours de suite ; enfin elles engendrent des goitres comme les eaux très pures privées d’air et d’iode. Leur pureté comme on le voit serait rachetée par de très graves inconvénients. »

 

Signé Conte Grandchamps

 

Mercredi 4 novembre 1863

 

Mr le Directeur de la Compagnie Générale des Eaux de France est arrivé à Nice… Si l’Administration et la Compagnie s’entendent  et adoptent le projet adopté au Conseil Municipal, c’est qu’elles auront tout pesé…

 

Vendredi 6 novembre 1863

 

Le projet de la Ville portait je crois que l’on devait prendre les eaux souterraines du Paillon.

Mais depuis quelques temps, la Société actuelle des Eaux de Nice achète toutes les sources qu’elle peut trouver au pied de la colline de Peillon dans les quartiers de Fontanille et autres. Ces Traités étant passés avant que celui de la Ville de Nice soit ratifié, ne devront-ils pas être acceptés ? D’autant plus que la Société de Paris trouvera là un volume d’eau assez considérable à utiliser.

… Je vous demanderais de parcourir cette vallée et vous trouverez une grande fermentation chez tous les habitants.

Prendre les eaux c’est mettre leurs nombreuses usines au chômage pendant six mois d’été…nombreuses protestations.

Les habitants de la vallée de Peille au Pont de Peille sont sujets aux fièvres qui les visitent chaque été. Il parait que la principale source contient les éléments de cette maladie…

Si la Société tient à utiliser une très jolie source qu’elle a acheté au Pont d Peille, pourquoi ne ferait-elle pas des  recherches  sur ce même point…des travaux considérables seraient évités

Signé Chamboyet

 

Vendredi 13 novembre 1863

 

Par suite de la non-conclusion du Traité entre la Ville et la Compagnie Générale des Eaux  pour la distribution d’eau potable à Nice, un projet avait été présenté à l’Administration par la Société anglaise qui a proposé le redressement du quai Saint Jean Baptiste. On nous écrit pour nous prier de faire connaître qu’une autre Compagnie a également présenté un projet de distribution des eaux. Ce projet, ajoute notre correspondant, celui qui se rapporte à la prise d’eau de la Gordolasque et dont les avantages ont été développés dans les colonnes mêmes de notre journal

 

Samedi 5 mars 1864

 

Le Traité pour la distribution de l’eau à Nice… a été voté hier par le Conseil Municipal qui a adopté le plan de la Compagnie Générale des Eaux

 

Vendredi 14 mars 1864

 

Extrait du Journal la France

 

«  Parmi toutes les améliorations, celle qui résulte du Traité nouvellement passé entre la Vile et la Compagnie Générale des Eaux est sans contredit le plus important…

La Compagnie Générale des Eaux s’est engagée à établir dans l’intérieur de la ville cent dix bornes fontaines et deux cents bornes d’arrosage.

Ces eaux d’une excessive limpidité sont également mises à disposition des propriétés privées »

 

Jeudi 1er juin 1865

 

Monsieur le Maire de Nice vient d’autoriser la Compagnie Générale des Eaux  à ouvrir dans les différentes rues et voies de la ville les tranchées nécessaires pour l’établissement des conduits, bornes fontaines et bouches sous trottoirs.

 

Vendredi 1er septembre 1865

 

… La Compagnie Générale des Eaux de Nice s’est mise à l’oeuvre et poursuit activement son entreprise.

Le captage des sources de Sainte Thècle est commencé. Enfin la Compagnie se propose d’alimenter les bas quartiers au moyen de la nappe souterraine du Paillon captée à La Trinité Victor à 50 mètres au-dessus du niveau de la mer (suit un exposé concernant Villefranche, Menton, Cannes, Lantosque, Mougins, Levens)

 

Jeudi 7 septembre 1865

 

A propos de Sainte Thècle

 

Le débit de cette canalisation  sera de 170 litres par seconde…soit 14 millions 760000 litres dans les 24 heures

 

Jeudi  10 janvier 1867

 

On pose en ce moment des tuyaux en fonte dans la rue des Ponchettes pour le compte de la Société Générale des Eaux…

 

Vendredi 18 janvier 1867

 

Synthèse du Docteur Macario

Les eaux potables de Nice sont fournies par quatre sources principales, par des puits et par la Compagnie des Eaux.

Les sources sont celles de l’Aqua Fresca, de Saint Sébastien, de Lympia et du Vallon Obscur.

Les quartiers sur la rive droite du Paillon sont alimentés par la source de l’Aqua Fresca dont l’eau est d’une très bonne qualité…

Les fontaines du Quartier Saint Jean Baptiste, du Quai Masséna et du Jardin Public sont également alimentées par cette source (suit l ‘analyse  faite par Vérani).

La source de Saint Sébastien alimente toutes les fontaines de la Vieille Ville…

Près de la source Saint Sébastien il y a une fontaine publique alimentée par les eaux du Vallon Obscur (?)

…L’eau des puits situés dans le quartier Carabacel est très séléniteuse et par conséquent très mauvaise.

L’eau des puits de la Croix de Marbre et de Saint Pierre d’Arena est médiocre.

L’eau des puits situés dans la Vieille Ville est par contre excellente.

Le quartier du Port est alimenté par les sources de Lympia qui doivent être distinguées en deux catégories, à savoir celles qui coulent à la partie nord de son bassin et celles qui sont versées en partie à la droite et tout à fait à son entrée et en partie dans un bassin au pied de la maison de l’horloge.

Les premières sont bonnes mais les secondes qui proviennent toutes de la même source sont les meilleures. Suivant le Docteur Camous, celles–ci sont vraiment des eaux de roche ; elles surgissent au pied du Col de Villefranche et cette fontaine est connue sous le nom de fontaine de la Ville (analyse par Vérani)…

Les eaux de la Compagnie des Eaux sont tirées de Drap et de Saint Barthélemy. L’analyse de ces eaux n’a point encore été faite, que je sache, mais elles paraissent de bonne qualité. On m’a assuré que la Compagnie de Eaux se propose d’acquérir la source de Sainte Thècle.

… A. Verani qui a fait à ma requête, l’analyse de toutes les eaux de Nice, n’y a point indiqué l’iode et cependant ce principe existe en quantité fort appréciable ainsi que l’a constaté le professeur Chatin… Je me propose d’entreprendre une série d’expériences exactes de la plus haute importance avec le docteur Proll…

Signé D Macario

 

Jeudi 29 aout 1867

 

La Compagnie Générale des Eaux a activé les propriétaires expropriés des Communes de Drap La Trinité Victor et Nice afin de fixer les indemnités provisoires moyennant lesquelles elle pourrait immédiatement prendre possession des terrains…pour amener les eaux de Sainte Thècle à Nice

 

Dimanche 8 mars 1868

 

La ville de Nice se trouve pourvue de 2.500.000 litres d’eau par jour, ce qui pour une population de 50.000 âmes représente 50 litres par jour et par habitant. Ce chiffre sera …porté à 300 litres par jour… avant la fin de l’année.

Les travaux pour amener à Nice les eaux du Paillon…sont très avancés. L’aqueduc principal est en cours d’exécution dans la Commune de la Trinité et s’étend sur le territoire de Nice jusqu’à la route de Gênes à la hauteur de Saint Charles.

Une partie des eaux de Sainte Thècle est déjà distribuée…

 

Mercredi 2 septembre 1868

 

Discussions sur l’avant-projet de canal de la Vésubie

Des ouvrages importants de captage ont été faits sur trois points différents dans le Paillon en aval de Laghet sur la rive gauche du torrent à Bottieri, en face du pont de Peille et Sainte Thècle

 

Samedi 27 février 1869

 

… Mr l’Ingénieur en Chef a dû chercher plus loin dans la Vésubie en amont de Roquebillière les eaux qu’il espère faire arriver au pied du Mont Chauve à la cote de 360 mètres après un parcours de 60 kilomètres, ce qui permettrait d’arroser tout le bassin et toutes les collines de la Commune de Nice, les Communes de Roquebillière, Utelle, Duranus, Levens, St Martin du Var, Aspremont et Tourettes

 

Lundi 01 mars 1869, Mercredi 3 et jeudi 4 mars

 

Des articles sont consacrés à un captage éventuel des eaux de la Vésubie avec des hypothèses de tracé, mais le but semble être l’arrosage des campagnes et non l’alimentation en eau de Nice

 

Dimanche 3 octobre 1869

 

…Le Conseil d’Administration de la Société Générale des Eaux dans sa séance du 29 septembre a approuvé le texte du projet de Traité pour la construction du canal de la Vésubie…tout laisse espérer qu’avant la fin de l’hiver on pourra commencer les travaux

 

Samedi 20 novembre 1869

 

Nous apprenons que le gouvernement italien a refusé son concours pour l’exécution du canal de la Roya…Ce projet avait été préparé par les ingénieurs français dans le but d’arroser Menton et les Communes italiennes situées sur la rive droite de la Roya… Le Ministre des Travaux Publics a donné l’ordre à Monsieur l’Ingénieur en Chef des Ponts et Chaussées des Alpes Maritimes d’étudier un canal dont l’origine serait sur le territoire français dans les environs de Breil qui aboutirait à Menton sans toucher au territoire italien. Nous croyons savoir que Mr Delestrac va se mettre à l’œuvre à moins cependant que l’exécution du canal de la Vésubie permettant à l’administration d’amener les eaux de cette rivière sur tout le littoral jusqu’à Menton ne rende à peu près inutile le projet de la Roya

 

Lundi 11 avril 1870

 

Mr Droeling, Inspecteur Général, doit cette semaine à la première séance du Conseil Général des Ponts et Chaussées, déposer son rapport qui conduit à l’approbation complète du projet présenté par le Conseil Municipal de Nice, et ce avec une subvention de moitié accordée par l’Etat

 

Dimanche 11 juin 1870

 

Les ingénieurs du Département viennent de présenter leur projet pour l’établissement du canal de la Roya. Ce projet ne s’élève pas à moins de 7 millions 500.000 francs

 

Lundi 25 octobre 1875

 

… dérivation des eaux de la Vésubie pour l’irrigation du territoire. Le rapport de la Commission des travaux présenté à ce sujet a été approuvé à l’unanimité. Il conclut au maintien du Traité passé en 1870 entre la Ville et la Compagnie Générale des Eaux pour l’exécution du canal dont la prise d’eau doit être établie dans le défilé de Lantosque à la cote de 443 mètres, côtoyant les escarpements de la rive gauche de la Vésubie, arrivant à Gairaut à la cote de 423 mètres après un trajet de 47 kilomètres débitant 4 mètres cubes d’eau par seconde et pouvant arroser 9000 hectares.

Ce projet nécessite une subvention de l’Etat de 2.500.000 francs

 

Vendredi 18 février 1876

 

…Mr le Maire fait part des nouvelles propositions de la Compagnie Générale des Eaux pour le canal de la Vésubie,… on a reconnu qu’on pouvait remonter la prise d’eau intermédiaire et l’établir à Saint Jean la Rivière…

 

Mercredi 19 avril 1876

 

Pétition de propriétaires sur les problèmes posés par le traité provisoire de 1869 avec la Compagnie Générale des Eaux

 

Samedi 29 avril 1876

 

Vœux émis et renouvelés par le Conseil Général

Construction d’un canal d’irrigation des eaux de la Vésubie

 

Lundi 01mai 1876

 

Vœu au Conseil Général pour solliciter le concours du Gouvernement à l’exécution du canal de la Vésubie – adopté

 

Samedi30 septembre 1876

 

Opuscule de Mr Prosper Girard  ancien adjoint au Maire de Nice

…L’Etat par la voix de ses ministres n’a cessé de rappeler que le projet du Var était plus que suffisant et qu’il donnait la satisfaction la plus complète aux intérêts généraux de la ville de Nice.…la dépense ne s’élèverait qu’à 2 millions de francs….le projet de la Vésubie coute 6 millions de francs…

 

Lundi 2 octobre 1876

 

L’avant-projet de canal d’irrigation de la Vésubie vient d’être achevé par les Ingénieurs de la Compagnie Générale des Eaux

 

Vendredi 6 octobre 1876

 

… Notre conclusion est que si comme l’a dit l’Ingénieur en Chef en 1864 le Var peut réaliser la quantité d’eau nécessaire en négligeant l’arrosement des sommités qui environnent Nice, en raison du bon marché du projet à exécuter, c’est à celui-là qu’il convient de s’arrêter.

 

Jeudi 12 octobre 1876

 

Lettre de Mr Fricero Ingénieur des Ponts et Chaussées pour soutenir le projet de Mr P Girard

 

9 et 10 novembre 1876

 

Echange d’arguments au sujet du canal du Var et du canal de la Vésubie

 

Samedi 11 novembre 1876

 

Nous recevons d’un de nos abonnés quelques lignes que voici…veut-on l’arrosage de nos montagnes ou le lavage de nos égouts ?

… Eh bien les habitants de Nice veulent avant tout le lavage de leurs égouts

 

Lundi 20 novembre 1876

 

Mise au point de Mr Marchand Directeur de la Compagnie Générale des Eaux

 

24, 27, 29 novembre 1876

 

Nouveaux commentaires

 

Dimanche 10 décembre 1876

 

…Mr Marchand Directeur de la Compagnie Générale des Eaux est venu à Nice… Une visite à Gairaut, Aspremont, Colomars et Saint Roman a été décidée afin de vérifier le tracé du canal et l’étendue et l’importance de la zone que le nouveau projet laisse en dehors de l’irrigation

 

Lundi 10 mai 1877

 

Le Conseil Municipal a voté à l’unanimité le traité de concession du canal de la Vésubie. La Société concessionnaire aurait  définitivement agréé les modifications faites au projet primitif

 

Vendredi 31 mai 1878

 

L’Administration est disposée à provoquer un décret ayant pour but :

1– Déclarer d’utilité publique les travaux de construction du canal de la Vésubie

2– D’accorder à la Compagnie sur les fonds du Trésor une subvention de 2.400.000 francs… Par une lettre du 18 mai Mr le Ministre des Travaux Publics a adopté en tous points l’avis du Conseil Général des Ponts et Chaussées…

Dimanche 7 juillet 1878

 

Brochure de Mr Girard

…opposition au projet de la Vésubie qu’i considère comme destructeur

 

Samedi 27 juillet 1878

 

Conseil Municipal… modification du traité primitif... demande d’approbation

…Nouvelle opposition de Mr Girard

 

Dimanche 28 juillet 1878

 

…La modification du cahier des charges est acceptée

 

Vendredi 2 aout 1878

 

…nouvelle intervention de Mr Girard

 

Jeudi 4 mars 1880

 

Mr le Maire soumet aujourd’hui au Conseil les projets des ouvrages d’art présentés par la Compagnie Générale des Eaux. Ces projets ont fait l’objet d’un rapport de Mr Durandy dont les conclusions sont adoptées par le Conseil Municipal

  

Bibliographie

 

Casalis Dizionario geografico storico statistico commerciale compilato per cura del Professore e Dottore di Belle Lettere

Gioffredo Casalis Cavaliere dell’ordine de SS Maurizio e Lazzaro

Opera molto utile agli impiegati nei pubblici e private uffizi a tutte le persone applicate al foro alla milizia al commercio e singolarmente agli amatori delle cose patrie

Bibliothèque municipale de Nice

Tome XI B 8143 – date 1843

 

Fodéré - Voyage aux Alpes Maritimes 1821

 

Lacroix Jean Bernard – La question de l’eau à Nice – Nice Historique 2003 N°4