Point du Ramingao ŗ Roquebrune Cap-Martin

VALDEBLORE 06420 SUIVANT UN FRERE DES ECOLES CHRETIENNES

 

Ce texte est extrait d’un opuscule que le Frère n’a pas signé et où il n’a pas mentionné ses sources.

 

Page 76

Valdiblora (Valdeblore)

 

Une chaine intermédiaire de montagnes sépare du nord au midi la vallée de la Vésubia de celle de la Tinéa.

Le fertile bassin situé au centre compose le territoire de Valdiblora, dénomination qui dans le dialecte du pays signifie « vallée des pleurs ». Voici l’étymologie que lui donne la tradition (Voir note 1)

Un chef de la contrée, tyran cruel et détesté, avait épousé une femme d’une grande beauté et il en était extrêmement jaloux. L’ayant soupçonné d’infidélité il l’enferma dans une tour isolée et la condamna à mourir de faim. Les cris déchirants que poussa cette infortunée pendant sa longue agonie navrèrent tellement de douleur les habitants que pour en conserver le souvenir, ils donnèrent à la tour féodale le surnom de Bramafame

(Voir note 2), c’est à dire cri de la faim et au pays celui de vallée des pleurs

Trois villages séparés, Saint Dalmas, Roccia (la Roche), et Bollina (la Bolline) forment l’ensemble de la population de la vallée. Ils n’existaient pas encore au temps des romains.

La fondation de la première habitation de Valdiblora est attribuée à Saint Dalmas vers l’époque où ce courageux apôtre de la foi vint prêcher l’évangile dans le pays ;

Ce ne fut d’abord qu’un petit hameau habité par des bergers aussi sauvages que les forêts environnantes. On lui donna le nom du Saint fondateur.

Plus tard les Templiers s’y établirent et firent opérer des défrichements étendus.

La fertilité d’un sol vierge couronna leurs efforts et les bienfaits de l’agriculture attirèrent une nombreuse population.

L’église de Saint Dalmas ancienne dépendante de la célèbre abbaye de Pedona est un véritable monument du Moyen Age.

Des inimitiés et de querelles de voisinage ne tardèrent pas à semer la discorde parmi les trois populations de Roccia, de Saint Dalmas et de Bollina.

Pour la faire cesser, le Comte de Provence Raymond Béranger (voir note), leur accorda des droits égaux et les réunit en une seule municipalité. Toutefois Bollina devint par la nature de sa position et par son territoire fertile le chef-lieu de la vallée. Son église bâtie en plein champ à peu de distance du village a été réparée et agrandie il y a quelques années (voir dossier sur Saint Jacques le majeur)

 

Note 1

Au sujet du terme « la vallée des pleurs », le mot Blora dans Val di Blora pourrait être une déformation du terme « ploura » (pleurer en dialecte)

 

Note 2

Y a-t-il un rapport entre Bramafame et la Balma de la Frema, Balme de la femme ?

 

Note 3 : Un article détaillé de Jérome Bracq dans le Revue Nice Historique de 2012 N0 180 consultable sur Internet traite de la question de la séparation des villages en 1656 et 1716 mais il n’est pas question de Raymond Bérenger qui vécut plusieurs siècles avant

 

Voir aussi : Eglise Saint Jacques le majeur dans la liste

http://www.archeo-alpi-maritimi.com/chapelle_stjean_belvedere.php

 

Tirants en bois :

http://www.archeo-alpi-maritimi.com/tirants_en_bois.php

 

 

Bibliographie

 

Le jeune niçois instruit de sa patrie ou notions historiques sur la ville et le Comté de Nice – Société typographique 1850 - par un Frère des Ecoles Chrétiennes