CROIX DE MARBRE ET COLONNE DE PIE VII suivant le dictionnaire de Casalis


 Mise à jour mai 2024

  

Dizionario de G. Casalis Turin

 

Volume XI                                                                          

 

Note préliminaire

 

Le  N°4 octobre-décembre 2012 de la revue de Nice Historique a été consacré au quartier anglais de la Croix de Marbre. En page 274 Simonetta Tombaccini Villefranque () a noté que Tobias dans une lettre du 2 juillet 1764 n’avait pas pu lire l’inscription de la Croix de Marbre dont il sera question plus loin. En page 277 il est question de Madame de Villeneuve mais il n’est pas précisé si elle a pris part à la dépense des travaux  de restauration.

 

 

Traduction du texte de Casalis

 

 

La Croix de Marbre

 

« Le quartier a pris le nom d’une croix en marbre qui a été élevée pour commémorer pour l’éternité la fameuse négociation faite à Nice en 1538, entre l’empereur Carlo V  et le roi  de France Francesco I avec la médiation du pape Paulo III.

Ce monument n’est qu’une croix de marbre blanc isolée posée sur une colonnette d’ordre toscan  avec base et chapiteau, n’ayant pas plus de 30 cm de diamètre, qui s’élève sous une voute bohémienne (en calotte) surmonté et couverte  par une coupole supportée par quatre arches, dont les bases sont posées sur quatre colonnes  en pierre formée en plusieurs morceaux  et de 15 cm de diamètre environ qui s’élèvent aux quatre angles et sur un massif en pierres de taille de forme pyramidale tronquée de 2m de hauteur. Les colonnes précitées n’ont pas de chapiteau distinct,  étant seulement ébauchés.

A la clé d’une des arches  se trouve une inscription en italien  qui devient impossible à lire.

Les mineurs observants réformés  pour transmettre à la postérité la mémoire  du hiérarque suprême  qui avait été logé dans leur couvent érigèrent une croix en bois qui fut remplacée en 1561 (note: Roubaudi () indique 1568) par une croix  aux frais de la ville par  celle en marbre et à laquelle le faubourg doit son nom. 

Cette croix abattue en 1796 fut remontée en 1810 aux frais et par les soins de Madame de Villeneuve née de Ségur qui s’était rendue à Nice  pour des raisons de santé »

 

Note 1 : une étude détaillée de l’histoire de la Croix de Marbre a été effectuée par François Gaziello ()  mais la date de 1810 est contredite par les archives de la ville mentionnant des dépenses en 1807.

Il se peut cependant que Madame de Villeneuve ait participé aux frais.

 

Note 2 : Dans le guide des Etrangers à Nice () consultable sur Internet, on peut lire page 111 l’inscription complète :

 

« Hoc signum Crucis dedicaverunt Nobilis Melchior Malletus, Marcus Bldoinus, Manuel Gerbonus, Jacobus Cuggia, E.N. Dominus Honoratus Grimaldus Richerius Assessor

Anno MDLXVIII die IV Marti » 

Note 3: Dans un article du jeudi 18 janvier 1934 du journal le Petit Niçois on peut voir une photo de la resturation du monument en cours

 

 Sur place on peut encore lire en grande partie la gravure

Casalis a eu connaissance du Guide des Etrangers. Donc les informations qu’il donne peuvent dans certains cas être reprises de celles de ce Guide.

Un article du livre Sus lu Barri de Roger et Marguerite Isnard page 78 a été aussi consacré à ce monument

 

La colonne de Pie VII

 De gauche à droite: est, sud, ouest, nord et ensemble

Traduction du texte

 

 « Devant ce monument fut édifiée en 1823 un autre beaucoup plus élégant pour remémorer aux générations futures  le passage et le séjour à Nice  du pape Pio VII le 7 aout 1809 et le 5 février 1814.

C’est une colonne en marbre blanc de Carrare placée sur un piédestal ; les armes de sa Sainteté y sont sculptées.

Sur les quatre côtés du  piédestal on voit d’autre part des inscriptions latines. (Note : on peut lire dans le Guide des Etrangers () le détail des inscriptions)

L’obélisque se trouve sur une place carrée de 29 m de côté environ entouré d’une barrière en fer. Sa base a un diamètre de 0.60m à 0.70 m  et porte en relief l’emblème papal. Elle est terminée à son sommet par un chapiteau en forme de corbeille entouré de feuilles d’acanthe et couvert par une table  sous laquelle elles pendent gracieusement.

Cette colonne  fut placée sur le site où les niçois de toute condition vinrent rencontrer (1814) le vénérable prisonnier, et dételèrent malgré l’opposition des gendarmes  qui l’escortaient  les chevaux de la voiture en entonnant un hosanna  d’amour et d’allégresse en faisant les vœux les plus ardents pour sa conservation et tirèrent eux-mêmes la voiture jusqu’au temple principal où la Saint Père leur donna la bénédiction apostolique »

 

Note

 

Une partie de l’article de Simonetta Tombaccini Villefranque () page 278 a été consacré à l'histoire de la mise au point du texte des inscriptions.

 

 

Bibliographie

 

Dizionario geografico storico statistico commerciale compilato per cura del Professore e Dottore di Belle Lettere

Gioffredo Casalis Cavaliere dell’ordine de SS Maurizio e Lazzaro

Opera molto utile agli impiegati nei pubblici e private uffizi a tutte le persone applicate al foro alla milizia al commercio e singolarmente agli amatori delle cose patrie

Bibliothèque municipale de Nice

Tome XI B 8143 – date 1843

 

Gaziello François – Nice Historique - 1952 page 48

 

Guide des Etrangers à Nice 1826 consultable sur Internet

Roubaudi Louis - Nice et ses environs  - 1843 - Paris Turin - consultable sur Internet

 

Tombaccini Villefranque Simonetta – Nice Historique N°4 octobre décembre 2012 éditions Academia Nissarda